La désillusion paisible ôte toute force, et coupe, pour ainsi dire, le nerf de toute activité.
Qui ne croit plus au bonheur n'a plus rien à faire, si le bonheur est le but de notre activité.
L'esprit, en continuelle activité, façonne le passé et refond l'histoire à son insu.
La concurrence double l'activité des ambitieux qui se font valoir ; la jalousie rencontrée décourage le zèle désintéressé qui ne sait que s'offrir.
L'homme laborieux supporte péniblement chaque instant qui entrave son activité.
Celui qui agit pour l'éternité sait apprécier le temps ; car lorsque le temps s'écoule, l'activité finit.
La prévoyance, poussée à l'absurde, c'est la mort de l'activité.
L'activité produit l'ouvrage, et le paresseux est toujours en lutte avec la misère.
L'homme aime l'activité, mais une activité commode et honorée, qui ajoute l'intérêt au repos, et lui donne sans fatigue la satisfaction de tenir et de remuer les fils de ce monde. C'est l'activité paresseuse du commandement qui le séduit, mais dès qu'il y a fatigue réelle d'esprit ou de corps, il cherche à la rejeter sur les autres autant qu'il le peut. Le travail est pour lui une peine.
L'homme n'aime pas le travail. Il aime seulement une activité qui flatte l'orgueil et trompe l'ennui.
L'ambition ne compte point par année, elle n'a pas d'époque où l'on puisse dire qu'elle soit jeune ou vieille ; elle a autant d'activité en cheveux gris, retenue sur un fauteuil par la goutte et les catarrhes, qu'à cheval.
L'activité, soutenue de la persévérance, vient, à l'aide du bon sens et de la réflexion, à bout de faire des merveilles.
Activité, entregent et audace, avec cela l'on parvient.
Toute réussite implique un minimum d'activité organisée.
L'activité d'une passion profonde est pour l'homme l'ardeur du bien, le feu du génie.
L'activité qui donne au travail sa vigueur, donne sa saveur au loisir.
L'activité est plus que le mérite ; ce qui ne se meut pas, ou plus, est tenu pour mort.
L'attention se lasse, la mémoire s'émousse, et la vieillesse de cœur arrive, avec l'usure de l'activité, et la perte de l'espérance. La mollesse rend lâche. Qui ne lutte plus ne vit plus, il a le renom de vivant, mais il est déjà mort.
L'activité est la mère de la prospérité, et Dieu ne refuse rien au travail.
Il est toujours bon d'avoir une activité lente avant de prendre une décision importante.
Gare à la mollesse ! Mollesse du corps, mollesse de l'esprit, mollesse de l'âme, mollesse du caractère ! Partout emploie les toniques, partout songe à exciter la vigueur, le ressort, l'élasticité, l'activité, l'élan.
Il n'y a pas de vie contemplative qui puisse rester saine sans avoir son contrepoids d'activité.
Une ardeur de tempérament excessive nous jette dans une activité sans ordre qui n'est que de l'agitation.
L'essence de l'acte est dans l'âme ; l'action, l'activité concernent la machine, la mécanique humaine en mouvement.
Pour un sanguin l'activité des membres favorise celle du cerveau, le nerveux qui a besoin de calme, travaille plus volontiers couché, on le croit paresseux alors qu'il tire parti même de son sommeil.
La paresse annonce un cœur indifférent. De quel bien peut être capable un paresseux ? Les moindres obstacles l'arrêtent, et le peu de mouvement et d'intérêt qu'il met dans ses actions est toujours la cause du peu de succès qu'elles ont : chez lui toutes les vertus deviennent stériles, mais les vertus ne portent des fruits que dans l'activité.
L'activité qui en ce moment agite le monde est alimentée en partie par les besoins factices que l'homme et surtout la femme se sont créés.
L'activité est aussi nécessaire au bonheur que l'agitation lui est contraire.
Savoir vivre, c'est mettre en valeur sa vie par une activité que rien ne rebute et n'arrête, et trouver sa joie au travail, et non au succès.
L'activité fait plus de fortunes que la prudence.