Une seule affection solide et intime suffit à rendre indifférent aux ennuis de la vie et à occuper le vide du cœur.
Le mariage réunit nos affections éparses, il met deux âmes en communauté de vie.
La raison combat, avec désavantage contre les affections passionnées.
Les gens d'un caractère faible, passifs dans leurs affections, ne s'attachent que par habitude ou par sujétion. Le hasard, plus que le cœur, décide de leurs liaisons : ils ne prennent pas des amis, ils les reçoivent.
Une vie dénuée d'affections et de douces erreurs est une nuit d'hiver sans étoiles.
Le souffle du printemps, la chaleur des affections, redonne à mon sang la circulation, à mon âme l'espérance, à mon imagination la verve, et à tout mon être l'élan.
Une affection n'est solide que lorsqu'elle peut supporter et survivre aux orages de la vie.
Il y a des affections fécondes et immortelles qu'un seul jour de la terre aura vues naître et s'épanouir.
L'amour fraternel c'est la première affection qui se produit sans vue d'intérêt ni de reconnaissance ; l'échange perpétuel de paroles, l'accord des sentiments, la communauté d'intérêts sont les causes, les mobiles et le but de l'amour fraternel.
Il y a dans les affections profondes du cœur quelque chose de pur, de saint et de désintéressé qui fait l'excellence et la dignité de l'âme humaine.
Le bonheur, mieux que l'adversité, est le creuset des affections humaines.
L'affection a son magnétisme inexpliqué, sa vertu qui fait du bien.
Il est si facile avec les grands d'être grand, si facile de s'élever à la hauteur du modèle existant, aussi facile que pour l'amoureux de nager vers sa fiancée au milieu des vagues naguère si effrayantes. Les bienfaits de l'affection sont immenses ; et l'événement qui ne perd jamais son charme, c'est la rencontre d'êtres supérieurs en des conditions qui permettent les plus heureux rapports.
Un commencement d'affection n'est que le regret d'avoir mal fait.
Le plus grand amour peut très bien aller sans l'affection.
Les affections les plus vives sont celles qui compensent leurs contrastes par des équivalents.
Une affection est une conviction.
Chaque relation a pour moi son idéal, et quand il faut rabattre trop sur cet idéal, je préfère passer la relation pour zéro, comme l'artiste qui donne gratis le tableau dont il n'obtient pas le prix entier. — C'est fierté, c'est raideur, c'est bouderie, si l'on veut ; mais je ne sais pas négocier, transiger, pactiser dans les choses d'affection.
Rien ne réconforte un malade comme l'affection de ses amis.
L'affection qui cherche trop à se produire se nuit à elle-même, et finit par faire douter de sa réalité.
Il n'y a point de vieillesse pour la véritable affection.
Le cœur qui déleste est plus près de l'affection que celui qui s'est refroidi.
Toujours, quand l'affection commence, le drame commence.
L'instruction ne rend pas l'homme meilleur et contribue peu à son bonheur véritable. Les affections du cœur donnent seules à la vie sa plénitude et son prix.
La femme a besoin de rendre heureux celui qu'elle enveloppe de son affection, de se dévouer, de se donner, de se dépenser tout entière dans sa tendresse et son amour. Elle voudrait se partager comme le pain de vie, se verser en consolation, en espérance, en énergie, dans les veines de l'être qu'elle protège.
C'est pour soi qu'on aime. Nous voulons que l'objet de notre affection impérieuse soit heureux, non selon ses goûts, mais selon les nôtres. Nous souffrons quand il est heureux sans nous, ou par un autre que nous.
Que nous cherchions le bonheur dans l'affection, dans le dévouement, dans le devoir, nous ne le trouverons que dans ce qui nous arrache à nous-même.
Affections, sympathies, joies, plaisirs, action, tout me manque pour être une créature active et vivante.
Le vieillard a des habitudes plus que des affections.
Toute grande affection nous élève parce qu'elle nous fait aimer un autre plus que nous-même.
La bonté est l'obole de l'indifférent qui passe ; l'affection, le don de l'ami qui demeure.
L'affection nous fait jouir du bonheur de l'être aimé ; la bonté, du bonheur même de l'indifférent.
Il y a des personnes que le Ciel a douées d'une affection vive, sincère et dévouée.
Celui qui, dans vos relations au lieu de vous donner de bons conseils vous refroidira sur vos affections légitimes et sur vos devoirs, ne mérite ni votre amitié ni votre estime.
Il y a une politesse du cœur qui est parente de l'affection.
Les efforts de l'intelligence et les affections du cœur sont pour nous la meilleure source d'où le bonheur puisse jaillir. Faire une découverte utile, obtenir un succès littéraire ou scientifique, sauver son semblable, affranchir son pays ; voilà des bonheurs qui n'incombent pas à tout le monde et que tout le monde envie. Et pourquoi ? Parce qu'ils naissent de la conscience d'avoir bien fait.
Hélas ! tant qu'on a besoin d'affection, d'émotion, tant qu'on cherche un écho, tant que le cœur est errant sans être cuirassé et insensible, les liens, même d'un moment, peuvent encore faire souffrir en se dénouant.
L'amour filial est le point de départ de la conduite de toute notre vie ; il mène à toutes les autres affections de l'âme comme à tous les devoirs de la société.
Les visites fréquentes, les présents, une correspondance intime, des alliances entre parents au degré permis, sont les meilleurs moyens pour entretenir les sentiments d'affection et de tendresse que l'on doit aux siens.
Les êtres qui nous inspirent le plus d'affection ne sont pas toujours ceux que nous estimons le plus.
Le cœur de ceux que le malheur n'a point aigris est plein d'affection pour l'affection.
L'affection sans égale est à la fois involontaire et choisie.
L'affection, comme les fleuves, descend et ne remonte pas.
Il est facile d'exprimer des sentiments vulgaires ; les grandes et profondes affections sont muettes.
En général, un homme cesse d'aimer lorsqu'il a obtenu ; l'affection d'une femme augmente lorsqu'elle a accordé.
Le baume précieux du cœur n'est pas l'herbe odoriférante, ou l'aromate payé à grands frais ; non, c'est le souffle de la nature, c'est le parfum sacré de l'affection.
L'affection d'un absent n'est plus qu'un parfum ; mais qu'il est doux et suave !
Pour vivre content il faut concentrer son affection dans le plus petit espace possible et n'en rien dépenser ailleurs.
Celui qui n'a pas été habitué de bonne heure à être aimé, ne fait pas de l'affection une des nécessités de la vie.
L'affection s'altère toujours plus ou moins par la négligence.