Je comprends toute l'amertume de l'affliction que vous avez ressentie, et j'y dois sympathiser d'autant plus vivement, qu'il n'y a pas un degré de la douleur que peut nous causer la perte d'un des êtres de notre affection, que l'expérience ne m'ait appris à mesurer. J'ai toujours éprouvé que le temps et le silence étaient le seul remède. Or ce remède adoucit seulement, mais n'efface jamais les regrets profonds que le souvenir ne cesse de renouveler jusqu'à ce que la mémoire soit éteinte avec la vie.
Dieu nous envoie des peines et des afflictions pour exercer notre patience, et pour nous apprendre à compatir aux maux des autres.
Les afflictions ne sont souvent qu'une épreuve que l'amour de Dieu fait du nôtre.
Il ne faut pas affliger les bons cœurs en méprisant leurs éloges, il faut les remercier, leur sourire ; mais c'est le cas de serrer d'un cran le cilice intime de la modestie pour ne pas follement oublier qu'on n'est rien, qu'on ne sait rien.
Il faut éviter d'interroger quelqu'un sur ses malheurs, c'est l'affliger.
Le temps n'a pas d'ailes pour les cœurs affligés.
Passé la première jeunesse, l'adversité afflige plus qu'elle n'éclaire.
Je n'ose montrer à ceux qui m'aiment l'étendue de mes misères et de mes abattements parce que d'une part je les afflige, et que de l'autre j'ai honte. En sorte que je broie le soir dans mon lit un noir affreux, traînant mon boulet sans joie et sans espérance, et ayant le sentiment que je me consume sans utilité.
Un des plus grands maux affligeant l'humanité est l'ignorance.
On a vite fait de trouver un pourquoi aux malheurs qui affligent ceux que l'on n'aime pas.
L'homme supérieur ne s'afflige pas d'être ignoré et méconnu des hommes.
L'affliction qui tue une autre affliction, prend sa place et tient lieu de consolation.
Rien n'est plus violent que d'être affligé sans oser communiquer ses peines.
Il y a plus de noblesse d'âme à se réjouir de la gaieté d'autrui qu'à s'affliger de son malheur.
C'est un péché d'affliger les hommes quand on peut remédier à leurs maux.
Lorsqu'un jaloux déplaît, c'est qu'on est sans tendresse ; mais un jaloux qu'on aime afflige rarement.
Quand le cœur s'attendrit, il parait s'affliger.
La marque d'un bon cœur est de compatir aux maux de ceux qui sont affligés.
Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés.
Ceux qui affligent certaines âmes sont les gardiens de leur vertu.
Quelle que soit la source de vos chagrins, ce serait une grande injustice de les faire retomber sur vos proches ; ce serait imiter ces animaux furieux qui se jettent sur tous ceux qui ont le malheur de les rencontrer. Ne confondez pas les innocents avec les coupables, et n'affligez pas les autres parce que vous avez des soucis. Quelle triste consolation, que de rendre malheureux ceux qui vivent avec vous ? Voyez cet homme qu'un revers imprévu accable, ou que la bile suffoque ; il ne rentre dans sa maison qu'avec toutes les marques de la fureur. L'œil en feu, l'air menaçant, les paroles foudroyantes à la bouche, il décharge son courroux sur tout ce qui se présente. Ce spectacle vous révolte et vous indigne ; gardez-vous donc d'agir de la sorte.
Ne mêlez jamais les reproches aux bienfaits, ne joignez non plus à votre présent des paroles tristes et affligeantes. La douceur des paroles vaut mieux que le présent même.
L'humanité nous porte à regarder tous les hommes comme nos frères, et à leur faire le plus de bien que nous pouvons quand ils ont besoin de nous. Cette aimable vertu est fondée sur la nature qui nous incline à nous intéresser en faveur de nos semblables. Il suffit qu'une personne paraisse émue et affligée pour nous émouvoir et nous attendrir en sa faveur. Les larmes d'un inconnu nous touchent avant même que nous en sachions la cause ; et les cris d'un homme qui ne tient à nous que par l'humanité, nous font courir à son secours par un mouvement naturel qui précède toute délibération.
Si la mort afflige les heureux, elle console les misérables.
La fortune dispose des hommes et les afflige à son gré.
Si, dans les maux qui nous affligent, nous pensons aux motifs de consolations qu'ils nous offrent eux-mêmes, nous les supporterons avec moins de peine. Mais, si nous ne nous occupons que de nos souffrances, si nous ne leur opposons pas ce qui doit les adoucir, nous ne verrons jamais aucun terme à nos douleurs.
La plus dure des afflictions, le survivre.
On peut confier son affliction, mais il faut tenir secrète son infortune.
Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige.
Le jeune homme est singulier par caprice, et il s'en réjouit ; l'homme fait l'est sans le vouloir et par contrainte, et il s'en afflige.
Si vous avez de l'humanité, vous saurez, vous sentirez que tout affligé est respectable.
Il est plus difficile de consoler une femme affligée qu'une femme désespérée.
Ne t'afflige pas de toutes choses, supporte bravement les changements de la fortune.
Pense aux maux de tous les autres, tu seras moins affligé des tiens.
C'est chose cruelle que d'affliger l'affligé?