Les citations d'Albert Guinon.

1 - Qui est Albert Guinon ?

Photo / portrait d'Albert Guinon Biographie courte : Écrivain et auteur dramatique français né le 15 avril 1861 à Paris, Albert Guinon est décédé le 7 mars 1923 dans sa ville natale.

Les dates clés de sa carrière :

Albert Guinon débuta en 1885 par une comédie en deux actes : J'épouse ma femme. Il publia également dans plusieurs journaux des nouvelles qui furent réunies sous le titre La rupture de Jean. Une comédie de caractère, les Jobards, suivit en 1891 au Vaudeville, puis Albert Guinon écrivit Seul (1892) et Le partage (1896), où l'auteur analysait les souffrances, pour les amants, du partage dans l'adultère.

En 1902, Albert Guinon fit représenter sur le même théâtre une nouvelle étude de caractère Le Joug ; enfin sa pièce La décadence, satire sociale et drame passionnel, qui mettait aux prises l'aristocratie déchue et les juifs enrichis, et qui avait été interdite par le gouvernement en 1901, la représentation fut donnée trois ans plus tard au Vaudeville.

Principale distinction :

Par decret du 17 janvier 1908 Guinon est nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Ses principales oeuvres :

J'épouse ma femme (1885), Les Jobards (1891), La rupture de Jean (1891), Le partage (1896), Le joug (1902), La décadence (1904), Son Père (1907), Le bonheur (1911), La Revue des X (1911), les Remarques autour de la guerre (1914-1915), et les Nouvelles remarques autour de la guerre (1916-1919). (Albert Guinon sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 99 citations et pensées d'Albert Guinon :

Parmi les gens qui revendiquent à tout propos la liberté de penser, beaucoup n'oublient qu'un point : penser.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les étrangers, qui croient volontiers à l'indiscipline du soldat français, font une erreur grossière. Notre soldat est aussi discipliné que les leurs, mais il est discipliné en comprenant.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les Français sont les hommes qui apportent le plus de prévoyance dans leurs affaires privées et le moins dans leurs affaires publiques.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Il est une pitié coulante et sans réaction qui, en dépit des apparences, n'est qu'un aspect de la bestialité.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Le gouvernement démocratique, c'est l'autorité qui obéit.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les démocraties s'enorgueillissent d'être fondées sur la valeur personnelle : malheureusement, chacun y est maître de fixer la valeur qu'il a.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Au cours d'une guerre celui qui se montre un continuel pessimiste de détail, tout en se déclarant optimiste d'ensemble, rappelle ce commerçant falot qui, perdant sur chaque objet vendu, prétendait gagner sur le total.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Puisque l'ingratitude est si fréquente chez les individus, il est sans excuse d'être surpris quand on la rencontre chez les peuples.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les pacifistes français qui essaient de justifier leurs théories en déclarant que la France fut toujours l'apôtre du droit contre la force se trompent lourdement. La France, en effet, a souvent défendu le droit, mais les armes à la main. Et il est permis de se demander si, à ces heures-là, le sentiment qui dominait en elle n'était pas précisément l'allégresse de la bataille.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les Présidents de la République ne doivent pas être — comme ils le disent tous avec une humilité commode — les serviteurs de la Constitution : ils doivent en être les interprètes.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Plus les hommes avancent dans la civilisation, plus ils sont capables de comprendre et d'admettre les injustices salutaires. L'aveugle besoin de justice est essentiellement le fait de l'enfant.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Dans certains cas, un peuple a le droit d'être neutre — comme un homme a le droit d'être bas.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les gens très braves perdent facilement leur assurance quand il n'y a pas de danger.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Certains politiciens, qui espèrent faire oublier leurs méfaits à la faveur d'un grand événement national, sont pareils à ces malandrins qui profitent d'un incendie pour se livrer au pillage.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Parmi les heureux effets de la guerre, saluons celui-ci : elle restitue à beaucoup de gens l'usage de la volonté.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

En politique internationale, avec ceux qui jouent au plus fin, il faut jouer au plus fort.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Certains effets de l'énergie ont la beauté d'une œuvre d'art.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Pour qui représente le Droit, quelle supériorité dans le but ! — et quelle infériorité dans les moyens !

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

En diplomatie, les nations dites libérales ont cette vieille manie ingénue d'employer avec leurs adversaires les mêmes procédés qu'avec leurs amis.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

L'honnêteté est de tous les pays, mais l'indélicatesse prend parfois des formes nationales.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Entre le pays qu'ils représentent et le pays où ils sont accrédités, certains diplomates ne sont guère qu'un téléphone qui fonctionne mal.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Qu'il s'agisse des peuples ou des individus, les faibles expliquent leur volte-face, et les forts les imposent.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Le fait qu'un peuple opprimé devienne quelquefois pire que le peuple oppresseur est, contre ce dernier, une note d'infamie de plus.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Certains gouvernants excellent à échapper aux dangers parlementaires, mais c'est par l'escalier de service.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Si le haut pessimiste moral est si souvent un solide optimiste pratique, c'est que la même faculté de l'esprit lui inspire, dans le premier cas, le mépris des personnes, et, dans le second, le mépris des obstacles.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

S'il a plu à quelques bavards de colporter des potins ridicules, laissez-les cancaner à leur aise, ils se lasseront promptement de répéter la même chose !

Albert Guinon - Les Jobards (1891)

Il n'y a rien au monde qui m'amuse plus que de gagner de l'argent.

Albert Guinon - Les Jobards (1891)

Dans une vie il faut savoir mener sa barque !

Albert Guinon - Les Jobards (1891)

Quand l'émoi patriotique vous dilate la poitrine, on croirait enfermer tout son pays dans son cœur.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

En cas de guerre, une des pires souffrances c'est de n'être, ni assez jeune pour se battre, ni assez vieux pour se résigner.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Dans une grande crise nationale, on prend l'énergie de tout supporter — même les autres.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Je dis que je crois que je t'aime, parce que, n'est-ce pas, quand on n'a jamais aimé, on n'est pas sûr, on n'est pas certain.

Albert Guinon - Le joug (1902)

Il faut se garder de confondre le mariage avec l'amour. L'amour est un sentiment frivole ; le mariage, une institution sérieuse.

Albert Guinon - La décadence (1904)

Laissons aux hypocrites le temps de se calmer en notre absence : leur fausse indignation n'en tombera que plus vite.

Albert Guinon - La décadence (1904)

La rapidité des moyens de communication a développé l'inexactitude.

Albert Guinon - Le Figaro, le 1er juin 1912.

Lorsqu'on n'élit pas le plus bête, il semble que ce ne soit plus la démocratie.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

On aime sa France à la fois comme une mère et comme une petite femme.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

En supprimant la guillotine, on supprime la seule chose qui pouvait contribuer à réhabiliter un assassin : la mort.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Chez beaucoup de gens, la sociabilité n'est que le besoin constant d'un appui.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

Le théâtre est un jeu particulier où la première des règles est une continuelle tricherie.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

Les grandes coquettes lorsqu'elles sont amoureuses se plaisent à devenir naïves. Elles rappellent ces prestigieux acrobates qui font si subtilement exprès de manquer un tour.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

Un peu de bien-être moralise l'homme ; beaucoup de bien-être le démoralise.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

Pour un peuple, une civilisation trop rapide est comme un habit somptueux endossé à même la peau.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Les gens qui savent très bien l'histoire ont souvent un grave défaut : ils excellent à transformer leur science du passé en erreurs sur le présent.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La femme vraiment amoureuse d'un homme ne veut plaire aux autres qu'à travers son amour.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

L'humour, chez tel comédien, n'est que le raisonnement par l'absurde constamment appliqué au jeu.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

Ce qu'il y a de particulier chez les gens très instruits, c'est que même leur façon de ne pas savoir est encore du savoir.

Albert Guinon - Le Figaro, le 10 janvier 1914.

Au lecteur qui juge fausse telle observation d'un auteur de haute classe, il ne manque, pour avoir raison, que de valoir cet auteur.

Albert Guinon - Le Figaro, le 31 mai 1913.

Être copié, pour un commerçant, c'est un dommage, et pour un auteur, un hommage.

Albert Guinon - Le Figaro, le 31 mai 1913.

Il y a quelque chose de pire encore qu'une majorité qui opprime, c'est une minorité qui se venge.

Albert Guinon - Le Figaro, le 31 mai 1913.

Moralement les solitaires demeurent très longtemps jeunes, car l'impression du temps nous vient surtout du contact avec les autres.

Albert Guinon - Le Figaro, le 31 mai 1913.

Le vrai écrivain est celui qui sait rendre avec force ce qu'il lui a suffi de sentir faiblement.

Albert Guinon - Le Figaro, le 1er juin 1912.

L'observateur qui a démêlé les petitesses morales de ses amis ne les en aime pas moins, mais eux lui en veulent de se sentir pénétrés.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 janvier 1912.

Les humoristes sont les taquins de l'intelligence.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 janvier 1912.

Il y a une fausse prospérité qui est pour les peuples ce que l'obésité est pour les individus.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 janvier 1912.

Le visage des sourds a l'air d'une horloge qui ne serait jamais à l'heure.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 mai 1911.

L'aveugle est généralement serein, car la condition même de sa vie est la confiance et le sourd est généralement sombre, parce qu'il demeure juste assez armé pour être défiant.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 mai 1911.

Une des plus graves erreurs des sceptiques est de croire que l'indifférence est la meilleure condition pour voir juste.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 mai 1911.

Un des signes les plus sûrs de l'homme vraiment courageux, c'est qu'il prête naturellement du courage à tout le monde.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 mai 1911.

Il y a beaucoup de façons de gouverner mal ; il n'y en a guère qu'une de gouverner bien.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 mai 1911.

On aime sa France - la France de l'Histoire - glorieuse et rieuse, auguste et charmante, orageuse et tendre, d'un amour qui est plus que le simple patriotisme.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

Par le suffrage universel la plèbe domine les autres classes sans pouvoir se dominer elle-même.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

Socialement l'ouvrier doit être aussi loin de l'idole qu'on encense que de l'animal qu'on attelle.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

Le point d'honneur n'existe qu'entre gens d'une même catégorie sociale.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

L'avarice et le jeu n'inspirent que des pièces de théâtre sans vraie beauté, parce que ce sont des passions solitaires.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

Quand on aime, si l'on n'est pas malheureux, ça n'est pas vraiment de l'amour.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

L'amour de l'argent, tant décrié chez la femme galante, est cependant le seul lien qui la rattache à la vie régulière.

Albert Guinon - Le Figaro, le 7 mai 1910.

C'est surtout quand les gens nous sentent très indifférents à leur opinion qu'ils sont enclins à nous être favorables. C'est, pour eux, le seul moyen de s'assurer notre attention.

Albert Guinon - Le Figaro, le 29 mai 1909.

Quand une femme dit d'un homme « C'est lui le seul qui m'aime », on peut être à peu près sûr que c'est celui-là qu'elle n'aime pas.

Albert Guinon - Le Figaro, le 29 mai 1909.

On trouve beaucoup de femmes qui sont franches, mais on n'en trouve guère qui soient précises.

Albert Guinon - Le Figaro, le 29 mai 1909.

L'argent n'est jamais dépensé inutilement puisqu'il va toujours entre les mains de quelqu'un.

Albert Guinon - Le Figaro, le 29 mai 1909.

De quel cœur on s'armerait contre l'injustice si l'on n'était pas sûr d'avance qu'elle sera remplacée par une injustice équivalente !

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Combien de gens gaspillent dans la badauderie tout leur pouvoir de curiosité !

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

L'obstination dans les vétilles est une des formes de la mauvaise éducation.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Les gens qui cherchent à établir des systèmes politiques ou sociaux sans tenir compte de la psychologie essentielle de l'homme ne sont pas des esprits généreux épris de progrès, mais de véritables malfaiteurs.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Chez certains le principal attrait de la propriété n'est pas de jouir d'une chose qui leur appartient, mais plutôt d'en priver les autres.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Un même homme peut s'exprimer dans beaucoup de langues, il peut même penser dans plusieurs, mais sa vraie langue est celle dans laquelle il rêve.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Les gens qui font constamment de l'ironie, même très spirituelle, sont aussi agaçants que ces chanteurs qui, avec une voix admirable, chantent pendant toute une soirée un demi-ton au-dessous.

Albert Guinon - Le Figaro, le 6 juin 1908.

Chaque époque dramatique a son romantisme car, à dire vrai, le romantisme, c'est la boursouflure. Notre époque a le romantisme apache.

Albert Guinon - Le Figaro, le 1er juin 1912.

Toutes les opinions sont respectables, pourvu qu'elles soient sincères.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Le véritable chef n'est pas celui qui châtie, c'est celui qui inspire la crainte du châtiment.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Un homme d'État gouverne avec son caractère bien plus qu'avec ses opinions.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La politique a ses bêtes puantes : il ne suffit pas de les combattre, il faut les débusquer.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

En France, parmi les hommes politiques, combien de républicains d'opinion sont devenus des républicains de métier !

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Un des effets les plus imprévus de cette guerre aura été d'apprendre aux riches de combien de choses ils peuvent se passer.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Le bon sens doit nous servir à former notre opinion, et la passion, à la formuler.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Tout homme politique, dont les votes en temps de paix ont prouvé l'inaptitude à prévoir et à préparer une guerre, ne devrait pas avoir le droit d'exprimer une opinion, dès que la guerre a éclaté.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La vérité est un fusil chargé qu'il ne faut pas mettre dans toutes les mains.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La première condition pour faire quelque chose de grand, c'est l'idée fixe.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Deux peuples ne s'aiment vraiment que dans la haine contre un troisième.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La meilleure chance qu'on ait encore trouvée de ne pas être battu, c'est de se battre.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

À tendre la joue gauche, quand on a reçu un soufflet sur la droite, on est Jésus-Christ ou un pleutre.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

La grandeur d'une nation est peut-être faite avant tout de sa continuité dans l'égoïsme.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Avec un pessimiste qui se met en colère, il y a de la ressource : il est encore capable de devenir un optimiste.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

L'envieux du temps de paix fait généralement un pessimiste du temps de guerre.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

L'expression supérieure de l'idée de patrie ce n'est pas de vivre en commun, c'est de mourir ensemble.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Pendant une guerre, le pessimisme est pour le civil ce que la désertion est pour le soldat.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Un peuple industriel peut mourir ; un peuple agricole est immortel.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

Quand les Allemands veulent faire de l'esprit avec les Français, ils sont un peu comme ces sourds qui s'obstinent à vous crier à l'oreille.

Albert Guinon - Les remarques autour de la guerre (1914-1915)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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