Le plus beau dans la vie, c'est le délire, et le plus beau des délires c'est d'être amoureux.
J'ai connu une femme qui était gourmande comme un brochet, et amoureuse comme une chatte.
Les savants ne comptent que sept merveilles du monde, mais il y en a une huitième pour tout amoureux, c'est la chambre de la femme qu'il aime. Le tapis où elle pose chaque matin son pied nu, les murs saturés de ses parfums favoris, et tout ce monde charmant de petits riens épars sur les meubles, de ces riens dont elle fait des trésors qu'on lui demande à genoux.
La femme la plus niaise, si elle n'est pas amoureuse, a toujours plus d'esprit que l'homme qui l'aime.
Si l'amour ne causait que des peines, les oiseaux amoureux ne chanteraient pas tant.
On ne peut être longtemps amoureux sans faire beaucoup de sottises, ni parler longtemps d'amour sans en dire.
Les amoureux ne recherchent que les plaisirs des sens ; les amants préfèrent ceux de l'esprit et du cœur.
L'amour amoureux a quelque chose de fondamentalement différent de l'amour parental. L'amour parental est offert par les parents pour permettre à leurs enfants de les quitter un jour et de construire leur propre vie de façon autonome. L'amour amoureux, lui, est un amour de partage, de création pour tenter de rester le plus longtemps possible ensemble.
Misogyne, c'est-à-dire amoureux de la première venue.
On devrait toujours être amoureux, et c'est pour ce motif-là qu'on ne devrait jamais se marier.
L'amoureuse aime à être entourée, enveloppée, relancée, serrée de près jusque dans son sommeil. C'est pourquoi elle poursuit de ses soins l'homme, qui déteste cela.
Un amoureux, aux yeux des jeunes filles, est toujours un ange, même si c'est un démon.
Entre amoureux, on ne se voit que des qualités ; plus tard, on ne se cherchera que des défauts.
Les amoureux exclusifs du passé ont la pensée qui voyage en calèche.
Autant d'amoureux, autant d'amours ; chacun aime comme il est.
Il est des femmes si belles qu'on en peut devenir amoureux sans les aimer.
Quand, dans un tête-à-tête amoureux, deux amants se taisent, c'est que leur ivresse est à son comble ; le silence est la plus éloquente expression de l'amour. Quand ils parlent, et que ce n'est pas de leur bonheur, c'est qu'ils ne s'aiment plus.
Un vieillard amoureux ressemble à un mauvais ouvrier qui veut se rattraper sur le dimanche.
Un amoureux qui se recueille est un malade qui se tâte le pouls.
Si l'acte amoureux était aussi confortable que l'affirment les amants, ces derniers bougeraient moins.
Si les femmes étaient moins fragiles, les hommes n'en seraient plus amoureux.
Il faut tout pardonner aux amoureux ainsi qu'aux gens des petites maisons.
Rien n'est plus rare que le savoir-vivre amoureux.
Les amoureux ressemblent aux avares, épouvantés par le soupçon qu'un indiscret aurait pu jeter un coup d'œil sur leur or.
Être amoureux, c'est commencer à être infirme et ne pouvoir plus marcher qu'à deux.
Chaque amoureux croit prendre un brevet d'invention.
Les philosophes sont bien plus facilement amoureux que les amoureux philosophes.
Les amoureux vertueux n'ont pas la moindre hypocrisie.
Deux amoureux qui se casse la tête pour les beaux yeux d'une coquette, prouvent surabondamment qu'ils l'ont déjà perdue.
On peut être amoureux du charme que dégage une femme sans être amoureux de sa personne.
Devenir amoureux n'est pas le difficile, c'est de savoir dire qu'on l'est.
Les amoureux s'expriment fort bien quand ils parlent d'échanger leurs cœurs. La passion enchanteresse de l'amour dénature effectivement le caractère des deux sexes. Elle donne de l'esprit à la bergère, de la douceur au berger ; elle échange enfin entre eux le courage et la timidité.
L'harmonieux accord, entre deux amoureux, a pour base l'amour du bien et la simplicité du cœur.
Chaque amoureux s'oublie pour ne penser qu'à l'autre.
On ne peut pas être amoureux et sage.
Les jeunes gens amoureux sont comme les affamés : les préparatifs du cuisinier ne les rassasient pas. Ils pensent trop au dénouement pour comprendre les moyens.
Une femme veut qu'on la trouve belle ; elle veut qu'on soit amoureux d'elle. Elle ne trouverait que juste et raisonnable que tous les cœurs de l'univers fussent tournés et dressés vers elle, et si quelqu'un paraissait se diriger d'un autre côté, quelque méprisable qu'il fût ou qu'il lui parût, quelque peu d'attention qu'elle eût donné à sa soumission, s'il se fût soumis, elle ne laisserait pas d'en ressentir un peu de mauvaise humeur et de colère.
Entre amoureux de bonne foi un mot dissipe tous les orages.
Je suis éperdument amoureux, et quand je tiens le bonheur, je ne suis pas homme à le lâcher.
Dans les bras d'une femme amoureuse, on voit le vrai, on échappe à la sorcellerie trompeuse de la volupté.
Tant que l'on vit, la vie amoureuse est possible.
Il faut beaucoup de mémoire à mon âge. Je me suis rappelé qu'il y avait quelque chose qui durcissait. Non, je ne me pourris pas la vie au Viagra. Je suis encore très amoureux de ma femme.
Rien n'absorbe plus que l'amour : on n'est pas paresseux, parce que, étant amoureux, on paresse.
L'amour est une possession absolue ; si vous n'êtes pas possédé, vous n'êtes pas amoureux.
Lorsque deux amoureux se disputent une femme les armes à la main, il y a presque toujours derrière eux un troisième personnage, qui rit d'autant mieux de leur sottise, qu'il ne risque rien quoiqu'il obtienne tout.
Les amoureux se suffisent l'un à l'autre, et n'ont pas besoin d'un enfant commun pour être heureux.
Une Parisienne amoureuse manque à sa fonction, qui est d'être à tous, comme une œuvre d'art.
Un amoureux est discret à peu près comme un coup de canon !
Babil d'amoureux, caquetage de moineaux !
Cent amoureux, adorateurs, quelque empressés, ardents qu'ils soient, sont loin de présenter à une femme un triomphe aussi doux et aussi glorieux qu'un seul amant ou époux constant et amoureux.
L'amoureux ne voit partout que sa belle?