De l'amour je n'ai voulu connaître que les heures de triomphe, dont je ferme ici le collier sur vous.
L'encre et le papier savent seuls tenir l'imagination en éveil.
La beauté sera convulsive ou ne sera pas.
L'amour réciproque, tel que je l'envisage, est un dispositif de miroirs qui me renvoient, sous les mille angles que peut prendre pour moi l'inconnu, l'image fidèle de celle que j'aime, toujours plus surprenante de divination de mon propre désir et plus dorée de vie.
Ma toute petite enfant qui n'avez que huit mois, qui souriez toujours, qui êtes faite à la fois comme le corail et la perle, vous saurez alors que tout hasard a été rigoureusement exclu de votre venue, que celle-ci s'est produite à l'heure même où elle devait se produire, ni plus tôt ni plus tard et qu'aucune ombre ne vous attendait au-dessus de votre berceau d'osier.
Aujourd'hui encore, je n'attends rien que de ma seule disponibilité, que de cette soif d'errer à la rencontre de tout, dont je m'assure qu'elle me maintient en communication mystérieuse avec les autres êtres disponibles, comme si nous étions appelés à nous réunir soudain.
C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la « vraie vie » ; l'enfance au-delà de laquelle l'homme ne dispose, en plus de son laissez-passer, que de quelques billets de faveur ; l'enfance où tout concourait cependant à la possession efficace, et sans aléas, de soi-même. Grâce au surréalisme, il semble que ces chances reviennent.
Chère imagination, ce que j'aime surtout en toi, c'est que tu ne pardonnes pas.
Chacun a en soi l'étoffe d'un orateur.
La rêverie… une jeune femme merveilleuse, imprévisible, tendre, énigmatique, provocante, à qui je ne demande jamais compte de ses fugues.
Qui pèche contre la logique est un fou.
Les confidences des fous, je passerais ma vie à les provoquer.
Au départ il ne s'agit pas de comprendre mais bien d'aimer.
L'amour réciproque est un dispositif de miroirs qui me renvoient l'image fidèle de celle que j'aime.
L'amour, c'est quand on rencontre quelqu'un qui vous donne de vos nouvelles.
Amants, faites-vous de plus en plus jouir.
Le merveilleux est toujours beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau.
Il n'y a pas de raison de vivre, mais il n'y a pas de raison de mourir non plus.
Vous n'avez rien à craindre, j'ai la fantaisie d'être sérieux.
La vie ne vaut pas qu'on se donne la peine de la quitter.
Je n'ai jamais cessé de ne faire qu'un de la chair de l'être que j'aime.
Un mot et tout est sauvé ; un mot et tout est perdu.
Le plus beau présent de la vie est la liberté qu'elle vous laisse d'en sortir à votre heure.
Qu'est-ce que la société ? C'est de la moisissure.
Qu'est-ce que l'amour physique ? C'est la moitié du plaisir.
L'imaginaire, c'est ce qui tend à devenir réel.
La poésie se fait dans les bois, elle a l'espace qu'il lui faut.
La poésie se fait dans un lit comme l'amour, ses draps défaits sont l'aurore des choses.
Les mots font l'amour.
Deux mains qui se cherchent, c'est assez pour le toit de demain.
En matière de révolte, aucun de nous doit avoir besoin d'ancêtres.
Toujours et longtemps, les deux grands mots ennemis qui s'affrontent dès qu'il est question de l'amour.
Je vous souhaite d'être follement aimée.
Après une dictée où Le coeur m'en dit, s'écrivait peut-être Le coeur mendie.
La vie est autre que ce qu'on écrit.
Rien ne sert d'être vivant s'il faut qu'on travaille.
Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers.
Le désespoir n'a pas de cœur.
La poésie n'a de rôle à jouer qu'au-delà de la philosophie.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
Ce que j'ai aimé un jour, que je l'aie gardé ou non, je l'aimerai toujours.