Lorsque tout sourit à nos vœux, il est fort aisé d'être aimable.
À former les doux nœuds d'un tendre engagement, ne mettons point de négligence.
On n'abandonne jamais un ami dans la peine.
À réformer des esprits faux, on perd sa peine et son courage.
Dans un vilain corps, souvent loge une belle âme.
Où le méchant critique et blâme, le bon caractère applaudit.
Pour consoler, il faut de la mesure, et dans sa marche lente imiter la nature.
Dans le bonheur de nos enfants, continuons notre existence.
Dans le repos nonchalander son âme, est le paradis des vieux jours.
Il faut que le coupable n'ait pas un instant de repos.
Quand on a de la peine, on n'est pas grand jaseur.
Le feu est souvent dans la tête, rarement il est dans le cœur.
Le véritable amour est timide et discret, il a besoin qu'on le devine.
Je plains souvent les gens, rarement je les blâme, s'ils ne sont point d'un caractère heureux, je dis, on n'eut pas l'art de façonner leur âme, c'est un talent et rare et précieux !
De l'abandon naquit la jalousie.
Un peu d'aide nous fait grand bien.
Craignons le désir d'être mieux ; il nous séduit, nous trompe, et l'erreur est cruelle.
La peine qui nous affole, à l'aide du temps peut finir, et nous devons encore bénir la nature qui nous console.
Du chagrin renaît la tendresse.
Un cœur qui vous aime, peut vous sauver bien du chagrin.
Rien n'est au monde insupportable, comme un sot à prétention.
Où le sort voulut nous lier, il faut savoir vivre paisible.
Un grand vouloir enfante un grand courage.
On peut fort bien s'aimer avec un goût contraire.
On dédaigne l'utile, on chérit l'agréable.
Au doux plaisir d'aimer, heureux qui s'abandonne.
Tel de ses bons parents fait gémir la vieillesse, qui se fût conduit comme il faut si l'on eût puni son défaut, qu'on a traité de gentillesse.
Après mûr examen, le sage délibère.
Il faut avoir soin du prochain, quand on est sur la même couche.
Plaisir trop vif ne se peut endurer.
Chez l'humaine race : La gloire, l'amitié, la fortune et l'amour, ne sont pas toujours à leur place.
Veux-tu t'épargner du chagrin ? Fais-toi si petit, sois si nain, que sous l'œil même de l'envie, tu puisses passer ton chemin.
Sur les penchants du cœur, c'est en vain qu'on raisonne, ils sont souvent un caprice du sort.
La justice se tait à la voix du penchant.
Nous courons, séduits par l'espoir, où la passion nous appelle, et nous trouvons... le désespoir !
Sur la terre, il n'est rien de parfait.
Le ciel tire, souvent, ce que l'on voit de plus beau de la plus obscure origine.
Avec un très bon cœur, des moyens de couler les jours les plus prospères, pour des opinions qui n'intéressent guères, on risque souvent son bonheur.
Le plaisir et la peine, et les biens et les maux, se balancent dans la nature.
Il est doux d'être né quelque chose.
On recueille, suivant ses mœurs, l'amitié, l'amour ou la haine.
Se méfier de son talent est le premier pas du mérite.
Ne fais point de mal au prochain, il retomberait sur toi-même.
Faire du mal me serait trop pénible, j'aime bien mieux le supporter.
Quand on est jeune on pourrait bien attendre ; mais l'homme est en tout temps si pressé de jouir !
Nous courons loin pour être instruits, et nous ne pouvons nous connaître.
Le défaut de l'homme est un fond d'inconstance.
L'hymen n'est pas un jeu, se lier pour toujours est une grande affaire, il faut y réfléchir un peu.
Chacun son goût, en savoir-faire.
Ce qu'il faut chercher à connaître mon fils, c'est le fond du panier.