En janvier 1870, il se lie d’amitié avec Georges Izambard, son professeur de rhétorique, qui lui fait découvrir Les Misérables de Victor Hugo et quelques auteurs du Parnasse (Théodore de Banville, Paul Verlaine, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, François Coppée).
Le 24 mai 1870, Arthur Rimbaud, alors âgé de quinze ans et demi, écrit au chef de file du Parnasse, Théodore de Banville. Dans cette lettre, il transmet ses volontés de devenir Parnassien ou rien
et de se faire publier. Le 15 août 1871, Rimbaud envoie un premier poème parodique, Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs, à Théodore de Banville. En septembre de la même année, après avoir correspondu avec Paul Verlaine, celui-ci l'héberge à son domicile. Ses lectures des Premières communions
mais surtout Le Bateau ivre
devant un parterre de poètes du Parnasse lui vaut un triomphe unanime.
De 1872 à 1873, avec Paul Verlaine ayant délaissé sa femme Mathilde et son fils Georges, les deux amis devenus amants mènent une vie agitée, en Angleterre puis en Belgique, qui se termine par ce que la chronique littéraire désigne sous le nom de drame de Bruxelles
. Paul Verlaine, ivre comme bien souvent, le 10 juillet 1873, après une violente dispute avec Arthur Rimbaud, tire à deux reprise sur celui-ci. Verlaine est condamné en août 1873 à deux ans de prison pour blessure avec arme à feu. En octobre 1873, de retour en France, Rimbaud publie Une saison en enfer, relatant sous forme de prose poétique cette période chaotique et douloureuse. Une Saison en enfer est la seule œuvre dont Rimbaud ait entrepris la publication, à compte d'auteur, sous la forme d'un recueil tiré à 500 exemplaires dont il a décidé l'ordre. Seuls sept exemplaires d'auteur sont distribués par Arthur Rimbaud à ses amis, dont Paul Verlaine.
Il meurt à l'âge de 37 ans des suites d'une tumeur cancéreuse au genou droit, Arthur Rimbaud est inhumé dans le caveau familial situé dans le cimetière Boutet à Charleville-Mézières auprès de son grand-père, Jean Nicolas Cuif, de sa sœur Vitalie, et de sa mère, décédée en 1907, qui les y rejoint.
Ses principales œuvres : Le Bateau ivre (1871), Une saison en enfer (1873), Les Illuminations (1872-1875). (Arthur Rimbaud sur Wikipédia)
Jamais personne ne pense à autrui.
Enfant sans mère, c'est comme un nid sans plumes, sans chaleur.
J'ai tant fait patience qu'à jamais j'oublie ; craintes et souffrances aux cieux sont parties.
Je suis en deuil, je pleure, j'ai peur ; un peu de fraîcheur, Seigneur.
L'homme est Dieu ! mais l'amour, voilà la grande foi !
La main à plume vaut la main à charrue.
Les criminels dégoûtent comme des châtrés.
Le monde n'a pas d'âge : L'humanité se déplace, simplement.
L'amour est à réinventer, on le sait.
Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.
Oisive jeunesse a tout asservie, par délicatesse j'ai perdu ma vie.
La vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
J'exècre la misère.
Je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !
Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ?
La femme ne sait plus même être courtisane !
Le ciel est joli comme un ange.
Le monde a soif d'amour : Tu viendras l'apaiser.
L'amour infini dans un infini sourire !
Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère.
Ah ! Que le temps vienne où les coeurs s'éprennent.
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
À côté de son cher corps endormi, que d'heures des nuits j'ai veillé.
Si stupide que soit son existence, l'homme s'y rattache toujours.
Esclaves, ne maudissons pas la vie.
C'est perdre son argent que de perdre son temps.
Ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l'amour infini me montera dans l'âme, et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, par la Nature, - heureux comme avec une femme.
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes et les ressacs et les courants, je sais le soir, l'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes, et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !
Moi je ne veux rien à rien ; et libre soit cette infortune.
Science avec patience, le supplice est sûr.
Il faut être absolument moderne.
Vous finirez toujours comme un satisfait qui n'a rien fait.
Travailler maintenant, jamais, jamais ; je suis en grève.
Le seul vrai mot, c'est : reviens. Je veux être avec toi, je t'aime.
La première étude de l'homme qui veut être poète est sa propre connaissance.
J'assiste à l'éclosion de ma pensée ; je la regarde, je l'écoute.
La vie fleurit par le travail.
L'homme est Roi, l'homme est Dieu ! mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse.
L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil.
La morale est la faiblesse de la cervelle.
Je suis esclave de mon baptême.