Des concurrents ressemblent plus à des ennemis que des associés ne ressemblent à des amis.
Ô vous qui êtes pauvres et délaissés, associez-vous les uns aux autres. Le malheur est un lien puissant, et la souffrance est un ciment bien fort pour les hommes. Celui qui a froid se réchauffe en se pressant contre son frère ; celui qui est trop faible pour soulever un fardeau, va trouver son ami, et lui dit : Viens, prête-moi pour un moment ton bras et tes forces, et tous deux font ensemble, ce que ni l'un ni l'autre n'aurait pu faire seul.
Ô vous, qui possédez peu, associez-vous, et le peu que vous avez, ajouté au peu qu'ont les autres, se multipliera outre mesure ; et ce qui suffisait à peine à l'entretien de votre vie, pourra vous procurer les bienfaits d'une honnête aisance.
En même temps qu'elle fortifie, l'association moralise.
Le milieu humain étant hostile, il faut s'associer aux âmes sympathiques. Essuyer des larmes et contribuer à la conquête du vrai, c'est tout ce qu'on peut se proposer dans cette mélancolique existence.
Toute association ne peut durer qu'autant que dure le consentement de rester associés.
L'esprit d'association tend à partager le travail, l'esprit de coterie à en accaparer les bénéfices.
Des gens qui reçoivent sans donner, d'autres qui donnent sans recevoir : voilà ce qu'on appelle une association.
On agrandit le cercle de ses propres jouissances en s'associant à celles des autres. Il serait bien étroit pour chacun s'il se bornait aux siennes.
Le bonheur des autres nous appartient un peu si nous nous y associons. Suppléons avec le leur à celui qui peut nous manquer, la vie n'en sera que plus belle.
Si l'amour consiste à pouvoir personnifier tout le sexe dans un seul être et le mariage à pouvoir s'associer pour l'éternité avec cet être unique, ils supposent que la divinité a créé les âmes par couples et que l'on a trouvé son partner prédestiné.
Au lieu de vouloir soumettre la femme, l'homme se l'associe ; au lieu de vouloir détourner l'homme de sa marche, la femme l'y accompagne. Il n'y a plus seulement union, il y a communion ; d'où résulte un être providentiellement combiné, double et un.
Dans le banquet du cœur la plus belle place peut être gâtée par les convives qu'on nous associe.
Si par attachement une femme d'esprit s'est associée à un sot, elle vante son jugement, cite un bon mot qu'elle lui attribue, une repartie incisive qu'il a faite ; enfin, elle met tout en usage pour convaincre ceux qui connaissent l'insuffisance de son époux, qu'ils se sont trompés.
Le droit d'association est la base fondamentale d'un gouvernement représentatif.
Je peux être indulgent pour le prochain en soupirant de ne pouvoir le suivre ni m'associer à ses appétits. Ma nature me condamne à l'isolement, il n'y a pas à en rougir ni à en tirer vanité.
Ne serait-ce point l'instinct de conservation et de préservation qui nous rend si insociables, si difficiles à contenter et à associer ? Il nous faut toujours remettre de l'air entre nous et les autres, fussent-ils nos collègues, nos parents, nos amis ; nous ne pouvons les supporter à la continue, parce qu'ils ne satisfont quelque chose en nous qu'au détriment d'autre chose, c'est-à-dire parce qu'ils ne favorisent pas l'essor de tout notre être. Réciproquement, nous les fatiguons et les ennuyons assez vite.
Ôtez le droit de s'associer, vous réduirez le droit au désespoir.
Le droit des femmes, c'est de compléter l'homme, de s'associer à lui, et de s'emparer de son cœur, et pour tout cela il leur faut commencer par plaire. — Montrer qu'elles ne plaisent pas ou ne pas leur montrer qu'elles plaisent : Premier tort fort grave. — Leur fermer son cœur par insensibilité, prudence, dédain : Griève offense. — Aspirer à se passer d'elles, ne pas leur faire de place dans sa vie et sa pensée : Injure impardonnable.
Associe-toi à ceux qui laissent la lumière de l'Amour se manifester sans restrictions, sans jugements, sans récompenses, sans qu'elle soit jamais bloquée par la peur d'être incomprise.
Ah ! ne doutez jamais de pouvoir donner le bonheur complet à celle que vous associerez à votre vie, quels que soient ses inclinations et son caractère.
Les relations sociales enseignent ce qu'on n'acquiert point toujours dans la solitude. Ce n'est pas seulement avec les livres qu'on apprend à se servir des livres. Pour connaître les hommes, il faut les voir agir, s'associer à leurs entreprises et acheter souvent bien cher quelque peu d'expérience.
L'amour s'associe volontiers avec l'aspect de la belle nature ; l'enthousiasme subjugue les sens, et le cœur s'attendrit plus aisément sous des ombrages tranquilles que dans le tumulte de nos longues soirées.
Une femme raisonnable croit s'associer à la réputation de son amant, elle lui veut des vertus pour lui sacrifier la sienne.
On ne s'associe pas fortement à quelqu'un sans de grands intérêts. Les arbres nés au milieu des orages et menacés d'être brisés par les vents, ont besoin de s'appuyer les uns et les autres, et de se soutenir en s'unissant.
Le véritable moyen de bien jouir d'un bonheur, c'est de l'associer à un autre bonheur.
En toute entreprise, il n'y a rien de plus funeste que de mauvais associés.
Pour influer, il faut s'associer ; pour être libre, il faut rester seul.
Nous sommes tous des malades inguérissables et condamnés à mort. Acceptons cette croix, travaillons à défendre notre santé, comme si nous avions de l'espérance, et surtout associons-nous, entre-secourons-nous, comme si cela devait diminuer la somme des maux.
Le milieu humain étant pénétré de souffrance et de péché, il est impossible que l'esprit recueilli et contemplatif s'y trouve bien. À cela, il n'y a pas de remède. Le seul palliatif, c'est de travailler au bien commun et de s'associer à quelques âmes sympathiques.
Homme et femme veulent bien s'associer dans le plaisir, mais non pas dans la peine.
L'homme aime à s'associer à ses semblables, il lui faut des compagnons pour ses plaisirs.
Ne nous associons qu'avec nos égaux.
Quand nos amis sont associés à notre gloire, la modestie ne nous est plus permise.
On associe la nature à sa peine, comme on associe l'ami à ses joies, sans qu'il les partage.
Associez-vous à ceux qui jouissent de la vie, et qui ont la joie dans les yeux.
S'associer à un fou est une tyrannie pour l'âme.
Les associés deviennent souvent plus ennemis qu'amis.
Vivre, c'est s'associer à la plénitude de sentiments, d'efforts, d'espérances, de tout ce qui vous environne.
N'étant d'aucune coterie, d'aucun cercle et d'aucune de nos vieilles sociétés, personne ne s'associe à moi et même ne me connaît dans ce monde-là. Et plus on me délaisse, plus je me retire de mon côté.