Qui dit averti, dit muni.
Le chant du coq nous avertit qu'il est l'heure de se lever, même si vous avez oublié de vous coucher.
Quand une chose pénible vous est arrivée, prenez pour l'avenir des précautions contre la cause dont l'effet a été défavorable. Pour la plupart des gens, un retour à la prospérité leur fait oublier l'infortune, et leur raison devient sourde aux avertissements que le ciel leur donne.
Quand un ami fait fausse route il est de notre devoir de l'avertir.
Quand un homme est près de commettre une grave imprudence, le meilleur de ses amis sera celui qui l'avertira du danger avec le plus de franchise.
Tout ce qui passe autour de nous nous avertit de la fragilité humaine.
Ne répétez pas les médisances, mais tenez-vous pour averti.
Une femme avertie en vaut deux.
Les égards des autres nous avertissent quelquefois que nous sommes vieux, avant d'y avoir songé nous-mêmes. Tout à coup on nous cède le pas, on nous offre le bras pour descendre... bref, l'âge est là.
La nature m'avertit rudement que ma vie actuelle est absurde ; que j'ai besoin d'action et de mouvement, qu'il me faut être un homme et chercher les hommes ; que le renouvellement des sensations est nécessaire pour conserver l'entrain et l'appétit.
Préfère l'ami qui t'avertit de tes fautes à celui qui te loue.
Qui me loue me montre le chemin que je dois suivre ; qui me blâme m'avertit des dangers que je cours.
Un ami qui nous avertit judicieusement de nos défauts est un bien inestimable.
Un homme qui peut passer une soirée à deux pas de la personne qu'il doit épouser sans que rien l'avertisse qu'elle est là est un déplorable fiancé.
L'histoire est un imbroglio où tout ne tient qu'à un fil, et ce fil casse à tout instant sans avertir.
Un homme averti en vaut deux.
Un des principaux devoirs de l'amitié, un des plus grands services que l'on puisse rendre, c'est d'avertir son ami des fautes qu'il a commises, afin qu'il évite d'y retomber ; c'est de l'éclairer sur ses défauts qu'il ignore, ou qu'il prend pour des vertus par une illusion assez ordinaire à l'amour-propre. Mais la sincérité, qui doit être l'âme de l'amitié, est souvent ce qui la fait périr. La plupart des amis ne veulent pas être repris ; ou s'ils permettent quelquefois qu'on le fasse, ils exigent tant de ménagements, d'égards, de circonspection, il est si difficile de ne pas leur faire quelque peine, ils reçoivent si froidement le second ou le troisième avis, qu'on prend plutôt le parti de se taire, de dissimuler, de flatter.
Toujours les dieux nous avertissent de leur colère par des signes certains.
La conscience nous avertit en ami avant que de nous punir en juge.
Avertissez avec douceur votre ami qui s'égare ; remettez-le dans la bonne route dont il s'est écarté, mais si vos soins sont inutiles, si lui-même s'obstine à sa perte, ne vous rendez pas ridicule par une vaine importunité.
L'ennui est un avertissement qu'on n'écoute jamais trop.