Quand on n'a pas le bonheur, il faut au moins avoir la paix.
Le bonheur n'est point le transport passager des sens, c'est un état constant et permanent de l'âme ; il ne peut prendre de consistance dans un cœur agité.
Puisque le bonheur est affaire de comparaisons, l'homme ne peut pas se sentir heureux avec une seule femme.
Les politiques et les religieux même combat. Sauf que les premiers promettent le bonheur ici-bas et les seconds dans l'au-delà.
Ne parlons pas trop haut de notre bonheur, certaines personnes sont jalouses des heureux.
L'art de faire durer les grands bonheurs est encore à trouver.
Le bonheur ne se donne pas, il s'achète.
Il faut croire à son bonheur.
Il y a comme cela des bonheurs qui passent ; le tout est de les accrocher au passage.
Le bonheur, quoi qu'on en dise, ne vient pas en dormant.
Qui ne croit plus au bonheur n'a plus rien à faire, si le bonheur est le but de notre activité.
Le problème du bonheur, c'est que ça cache toujours quelque chose ; la note finit toujours par tomber.
Le bonheur qui se propage éloigne l'infortune.
Le bonheur est l'œuvre de l'esprit qui prend la nature comme simple modèle.
Faites-vous un bonheur modeste de tous les maux qui vous sont épargnés.
Il n'y a pas le Bonheur, mais il y a les bonheurs, ceux de chaque âge de la vie, ceux de chaque heure de la journée, ceux de chaque mouvement du cœur, de l'esprit et du corps.
Le bonheur est un état permanent qui ne semble pas fait ici-bas pour l'homme.
Un bonheur ne vient jamais seul.
Jadis, je partais après déjeuner à la chasse au bonheur. Je ne l'ai jamais rencontré et cela ne me décourageait pas, car j'avais vu son ombre passer et cela avait suffi pour me tendre les nerfs et me remuer le cœur. Quel jour me suis-je découragé, quel jour d'amertume et de désolation ? Ah ! je me souviens. Ce jour-là le grand oiseau m'avait frôlé la joue, et j'avais saisi son aile errante : une plume m'en resta aux doigts. C'est avec cela que j'écris quand je ne contemple pas les mouvements de mon chat et les joies que lui donnent les moineaux. Mais je la cache. Il ne faut pas qu'il apprenne que l'on peut parfois arracher une plume aux ailes du bonheur, une plume vaine, une plume morte et qui n'est bonne qu'à écrire l'histoire des rêves dont on a vu passer l'ombre ou les ailes au-dessus de la vie.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
Le bonheur est l'illusion du mensonge.
Il y a toujours plus de bonheur à donner qu'à recevoir.
Le bonheur acquis par l'isolement est celui du repos.
Soif du bonheur : Que d'ambitions ! Tu veux ceci, cela, et cela encore. Fort bien. Mais t'es-tu préoccupé de savoir si toutes ces choses veulent de toi ? Tu cherches à cueillir le bonheur. Cherche plutôt à te rendre digne d'être cueilli par le bonheur. Quand tu seras assez pur, le bonheur te suivra partout, où que tu fuies, où que tu te caches.
Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination.
C'est quand le bonheur s'est enfui qu'on s'aperçoit qu'il existait.
Nous sommes du bonheur nous-même artisans, et fabriquons nos jours ou fâcheux ou plaisants.
Le bonheur des uns est parfois de voir les autres dans l'embarras.
Il y a toujours une bonne dose de nostalgie dans les bonheurs impartageables.
Le bonheur suit la candeur.
De mon bonheur advienne que pourra.
Le bonheur repose en famille, sous ce petit toit.
L'argent, c'est le véhicule du bonheur.
La meilleure façon d'être heureux et d'avoir le bonheur dans la vie, c'est de donner le bonheur aux autres... c'est le secret.
Le bonheur est court ! pour peu que la vie s'attarde, elle dure plus que lui.
Le bonheur n'est qu'un rêve ; les bonheurs sont parfois réels.
Dieu a mis un devoir dans chaque bonheur, un bonheur dans chaque devoir.
Le bonheur a sa source en nous-même ; sans nous, l'univers ne peut nous le donner.
Trois secondes de bonheur peuvent justifier soixante ans d'emmerdements.
L'aspiration au bonheur est comme l'ombre d'un objet qu'on veut saisir mais qui fuit toujours devant nous ; on ne l'atteint pas, mais on en jouit par avance. On se dit chaque jour : Je serai heureux demain. Et comme demain n'arrive jamais on le poursuit incessamment jusqu'au jour, sans lendemain, de la mort.
Bien des personnes ne connaissent le bonheur que par ouï-dire, et n'ont vu tomber sur elles, de cette douce rosée, que quelques gouttes rares, et pour ainsi dire égarées.
Le bonheur a des conditions vulgaires que l'orgueil nie ou dédaigne.
Le premier désir de l'homme, dès qu'il commence à penser, est pour le bonheur : toute sa vie s'écoule dans la recherche de ce bien précieux ; il n'est rien qu'il ne mette en usage pour s'en procurer la jouissance. Il compte pour peu de chose tous les sacrifices qu'il lui faut faire ; il court, il va, se tourne sans cesse, et se retourne en mille manières pour conquérir ce trésor : il semble qu'il n'ait plus qu'un pas à faire pour qu'il puisse se dire heureux, et c'est dans les bras de la mort qu'il se trouve plongé tout-à-coup. C'est alors que le bandeau tombe de ses yeux, que la vérité se montre, et qu'il reconnaît, mais trop tard, qu'il n'avait poursuivi qu'un fantôme.
Le bonheur et la vieillesse se rencontrent rarement sur la même tête.
Trop souvent le bonheur que nous pouvons goûter comme parents, comme amis ou amants, est aussi passager que la lueur fugitive de l'éclair.
Il n'est point pour l'homme de bonheur durable.
Le tempérament est au bonheur ce que la rosée est aux fruits de la terre.
Le bonheur est un vêtement fait à la taille de celui qui le porte, il ne peut aller à aucun d'autre.
Toujours du bonheur n'est plus du bonheur, mais toujours de la peine est encore de la peine.
On doit laisser au bonheur le temps de mûrir, c'est un fruit que les impatients ne récoltent jamais qu'en fleur.
Le bonheur est une suite de petites joies, de niais contentements, de satisfactions imbéciles.
Qui n'a pas connu le bonheur n'en sait guère donner.
Le bonheur n'est pas à rêver, il est à vivre. C'est un droit pour tous, à nous de le trouver en allant jusqu'à lui. Chassons de nos vies les nuages, et laissons le soleil y entrer pour réchauffer nos jours.
Quelque grand que soit un bonheur, il en est un plus grand encore, c'est celui d'être estimé digne du bonheur dont on jouit.
Le bonheur qu'on n'a pas rencontré sur la terre doit être payé dans le Ciel.
Il n'y a pas d'occupation plus douce, plus béatifiante, que celle de faire le bonheur d'autrui.
De toi seul dépend ton bonheur?