Pour l'hypocrisie toutes les armes sont bonnes pour calomnier.
Il est dans la nature des choses que l'homme de talent, d'ordre et de bien, que tout homme supérieur se calomnie, s'abaisse lui-même, afin de se mettre au niveau de ses semblables, et d'être toléré, accepté par eux. Les hommes appellent cela de la modestie ; d'aucuns même singent cette modestie pour se donner un air de supériorité qu'ils n'ont pas. Qu'on ait passé sa jeunesse au milieu des privations, qu'on ait trempé son pain dans les larmes en renonçant à toutes les jouissances matérielles, et qu'on se trouve plus tard en face d'un jeune étourdi, mangeant son blé en herbe, aspirant à pleins poumons tous les parfums de la volupté, toutes les saveurs d'une vie de délices ; nécessairement il faut, pour obtenir la moindre attention, commencer par lui dire qu'on a été jeune comme lui, voluptueux comme lui, prodigue, étourdi comme lui ! Tout au plus, en guise de correctif, pourrait-on ajouter que la raison est venue et qu'il serait temps que lui aussi devînt raisonnable. Alors que si vous dites la vérité en opposant votre jeunesse à la sienne, vous avez un ennemi de plus ; car jamais cet homme ne vous accordera cette supériorité.
Calomnier qui ne peut répondre, c'est fusiller un prisonnier.
Aucun homme n'est simple, sauf quand on le calomnie.
Dire du bien de ceux qui nous calomnient ôte toute créance à leurs calomnies.
Se calomnier soi-même est la grande tentation des âmes nobles.
Les mêmes gens qui m'ont empêché de me marier sont de force à calomnier mon célibat.
On aime quelquefois plus à être calomnié que plaint : affaire de goût.
Mon orgueil peut, sans murmurer, souffrir qu'on m'humilie, mais non pas qu'on m'outrage ou qu'on me calomnie.
Un homme qui calomnie son bienfaiteur est un être infâme.
Il est toujours vil et déshonorant de calomnier celui qui est malheureux.
Quand vous avez passé toute votre vie dans une perpétuelle surveillance sur vous-même, pour ne pas donner prise à la médisance, vous n'avez atteint qu'un seul but, c'est de forcer les gens à vous calomnier.
Être calomnié, atteint dans son honneur, voilà le pain quotidien de tout homme remarquable dans le beau pays de France, et il n'y a que deux manières de prendre la chose : ou d'être au-dessous, de plier la tête et d'aller planter ses choux ; ou d’être au-dessus, et de marcher sans crainte, sans même tourner la tête !
Les niais, plutôt que de se taire, ils calomnient.
Qu'un sot me calomnie, il ne m'importe guère !
On a mauvaise grâce à se plaindre de la calomnie quand on a calomnié soi-même.
Calomniez audacieusement, il en reste toujours quelque chose.
Dès qu'on m'a calomnié volontairement, je me tais, avec obstination.
Le calomniateur donne à chacun son vice.
Dire de certains qu'ils végètent c'est calomnier l'herbe et les choux.
Les calomniés sont comme les fruits, ils sont mordus, donc ils sont bons.
Le calomniateur est plus infâme que le faux témoin, car au moins celui-ci répand sa calomnie à visage découvert : l'un a l'audace du crime ; l'autre en a la perfidie ou plutôt la quintessence.
Un moyen sûr, et le seul qui soit de ne pas calomnier, c'est de ne jamais médire.
Mieux vaut calomnier les hommes que les exploiter.
Compromettre une femme, c'est se servir des apparences qu'on a fait naître pour la calomnier.
Le plaisir de se calomnier vaut de beaucoup celui d'être calomnié.
Hommes qui calomniez les femmes ! ah ! sans doute, une mère ne prit point soin de votre enfance.
Hélas ! c'est peu de faire périr son semblable, il faut encore que le scélérat calomnie l'innocence.
Calomnier : Attribuer malicieusement à quelqu'un les actions vicieuses que l'on n'a pas eu la tentation ou l'opportunité de commettre soi-même.
Quand un homme est capable de flatter, il est assez vraisemblable qu'il est capable de calomnier.
Le calomniateur ne pense qu'à satisfaire sa haine, il n'épargne ni l'artifice, ni le mensonge.
La calomnie court plus vite que la bonne parole?