Pour bien conseiller autrui, il faut connaître le caractère de la personne qui a besoin de conseil, et attendre les circonstances favorables pour le faire recevoir, sinon avec docilité, du moins sans aigreur.
Caractère : Fait souvent mauvaise impression.
Les hommes sans caractère sont des gens qui ne savent pas se tenir debout ; s'ils se lèvent, soit ils tombent d'un côté soit ils tombent de l'autre.
Certaines personnes pensent qu'en changeant de place, ils changeront de fortune ; ils feraient mieux de changer de caractère, mais c'est plus difficile.
Voulez-vous connaître mon caractère ? Je suis bon avec ceux qui me font du bien ou dont le cœur parle au mien. À ceux-là tout est permis, ils peuvent me donner des coups de pied dans les os des jambes sans que je leur dise : Prends garde ! Mais, nom d'une pipe ! je suis méchant comme le diable avec ceux qui me tracassent, ou qui ne me reviennent pas.
Singulier exemple du caractère français, de son insouciance, de sa gaieté, de son aptitude au plaisir, dans toutes les situations de la vie.
Les caractères entiers ça ne transigent pas !
Le caractère, c'est l'humeur pensée.
Le caractère d'un homme se voit dans sa démarche.
La faiblesse de caractère, s'alliant au souci de plaire, donne trop souvent l'illusion de la bonté.
Le caractère est le pilote de la vie personnelle, c'est lui qui fait et défait, ensable ou stimule, pétrifie ou exalte. Le caractère c'est le destin.
Le caractère le plus parfait serait transparent -/il serait compréhensible par lui-même - apparaissant infiniment facile et naturel, entièrement connu, et donc inaperçu, oublié /et élastique.
La mobilité de caractère est ce que nous devons le plus craindre chez les autres.
Il est d'heureux caractères, qui tous les jours travaillent à s'améliorer.
Le mépris accompagne certains caractères comme la queue suit le serpent ; seulement, à des époques fixes, il y a un changement d'épiderme.
Il est des caractères organisés de façon à vouloir toujours substituer leurs idées à ce qui existe.
Il est des caractères qui ne marchent que par boutades de mauvaise humeur.
Aux caractères inquiets ont peut leur pardonner de l'humeur, à raison de leur franchise.
Il faut conseiller les autres d'après leur caractère plutôt que d'après le sien.
Il faut des centaines et des milliers d'années pour altérer sensiblement quelques-uns de nos caractères.
C'est son tempérament, beaucoup plus que ses idées, qui fait l'homme de caractère.
Le caractère de l'homme se transforme et s'ennoblit par l'amour.
Un des fléaux de la société sont ces caractères bourrus, qui ne vivent que pour eux, ne veulent jamais ce que les autres veulent, et se font même une étude secrète de les contrecarrer.
Notre vie, nos mœurs, notre caractère sont presque toujours tracés sur les murs de notre chambre à coucher.
Une égalité de caractère dénote un esprit bien fait.
Les hommes diffèrent par leur caractère plus encore que par leurs sentiments.
L'élévation de l'esprit sert à discerner le bien, celle du caractère à l'accomplir.
Le caractère est, dans le monde, un pouvoir plus sûr que l'esprit.
Voulez-vous connaître un grand caractère ? Racontez-lui une grande action. À l'instant il s'enflamme, et la porte aux nues. L'effet contraire dévoilera le vilain.
Un caractère vindicatif non seulement met les autres mal à leur aise, mais aussi la personne qui l'a.
Un homme de caractère violent, facilement ému, trop expansif passe pour fort aux yeux de ceux que renferme en eux-mêmes une sorte d'inquiétude placide — cependant qu'il envie en eux la prudence qui les garde de s'engager. Le premier se débat aveuglément, au milieu d'un obscur nuage d'où il lui faut à tout prix sortir pour voir enfin ce que les autres ont aperçu de prime abord, dans leur calme, et surtout le danger.
On est obligé de vivre avec toutes sortes de caractères et d'humeurs : il sera plus aisé de nous conformer aux humeurs des autres, que de conformer les autres à la nôtre ; et d'ailleurs, c'est avoir un fort mauvais caractère que de ne pouvoir supporter celui des autres. Heureux ceux qui sont nés avec moins d'imperfections ! car nous en avons tous, et celui qui croit être sans folie n'est guère sage. Puisque chacun de nous a ses faiblesses et ses défauts, pourquoi refuserions-nous aux autres la même indulgence que nous attendons d'eux, et dont nous avons également besoin ? Mais l'amour-propre, qui nous donne tant de complaisance pour nos défauts, nous rend tous ceux des autres insupportables.
Voulez-vous connaître le caractère d'un homme ? Attendez qu'il lui arrive quelque disgrâce ; vous verrez bientôt toute sa grandeur ou toute sa faiblesse. On ne jugeait autrefois de la valeur des athlètes, que lorsque, meurtris de coups, couverts de blessures, et cent fois terrassés sans être vaincus, ils s'étaient relevés avec un nouveau courage, et avaient triomphé de leurs antagonistes. De même, on ne connaît parfaitement la grandeur d'âme que dans les malheurs.
Qui ne s'estime pas assez est un homme sans caractère.
Le caractère, vertu des temps difficiles.
Il est des personnes qui n'ont point de caractère propre, et dont tout le soin, tout le mérite, est de copier celui d'autrui.
Notre caractère est pour nous tantôt un bon, tantôt un mauvais génie.
Voilà le caractère des femmes : voulez-vous une chose, elles ne la veulent pas ; ne vous en souciez-vous plus, elles la désirent.
Il faut savoir se plier au caractère des gens avec qui l'on vit.
Les bijoux sont donnés par la fortune, un bon caractère est un présent de la nature.
L'injure et le vin découvrent aisément le véritable caractère des amis.
On ne forme pas le caractère d'autrui en le contredisant sans cesse : on le déforme.
Le caractère du bourru bienfaisant est à la mode, c'est un rôle que chacun veut jouer ; mais on n'en comprend bien que la première partie, de là tant de bourrus et si peu de gens bienfaisants.
Malheur au fougueux caractère, qui n'a pas le remord assis à ses côtés.
On n'acquiert du caractère que par l'action, et de la foi en soi par le succès.
Une femme d'esprit, douée d'un caractère doux, fait tout ce qu'elle veut d'un mari qui l'estime.
Ce qui fait l'homme, c'est son caractère ; ce qui fait le caractère, c'est la nature.
La personne qui dans un beau corps cache un mauvais caractère, est comme un beau vaisseau conduit par un mauvais pilote.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
Le regard, propre à chacun, décèle le caractère à celui qui sait lire sur les visages.
Il est des caractères si mal faits qu'on ne peut dissimuler leurs difformités.
Le caractère fait vivre les sentiments que le cœur fait naître.
Un léger vice de caractère suffit pour rendre inutiles toutes les conditions de bonheur.
Un cœur naturellement jaloux est un cœur qui a un mauvais caractère.
Il faut dans la vie avoir du caractère. Si on en éprouve les inconvénients, on en recueille aussi les avantages. Tout ce qui est sincère, plaît dans un sens, même en choquant dans un autre. Tout ce qui est de nature a de la puissance ; tout ce qui donne une physionomie, attire et retient l'attention.
Un caractère bien fade est celui de n'en avoir aucun.
Un bon caractère est la protection de l'homme?