S'il est des femmes qui spiritualisent la chair, il en est d'autres qui bestialiseraient le génie.
L'amour est une puissante dose de morphine idéaliste injectée sous la chair.
L'homme est un être aux vies innombrables, aux sensations innombrables, une créature complexe et multiforme qui porte en elle-même d'étranges héritages de pensée et de passion, et dont la chair même est infectée par les monstrueuses maladies des morts.
Plaisir de déshabiller sa pensée, de lui arracher les mots qui la masquent, quelle que soit la séduction de leur parure, pour en connaître nue la chair.
Il y a des jours où l'on voudrait être athlète, et d'autres où l'on voudrait être femme. Dans le premier cas c'est le muscle qui palpe, dans le second c'est la chair qui soupire et qui s'embrasse.
II y a des femmes dont la voix est souple et moite comme de la chair.
La société n'est pas un être fictif, c'est un corps en chair et en os, qui ne saurait prospérer qu'autant que toutes les parties qui la composent sont dans un état de santé parfaite.
La timidité, ayant un air de jeunesse, les femmes quasi mûres aiment à se parer de ses plumes, sans connaître le goût de la chair de l'oiseau.
Il faut l'optimisme stoïque ou chrétien pour supporter les supplices de la chair, de l'âme et du cœur.
La femme seule peut devenir âme de notre âme comme elle est chair de notre chair.
La société n'est pas un être fictif, c'est un corps en chair et en os, qui ne saurait prospérer qu'autant que toutes les parties qui le composent sont dans un état de santé parfaite.
La chair n'étant faible que devant une autre chair, il faut privilégier la fréquentation des femmes n'ayant que la peau sur les os.
L'Esprit est le père de la sottise, de l'hypocrisie, des exagérations dans tous les sens et, partant, des excès qu'on a coutume de reprocher à la chair.
Il est bon de mortifier la chair pour nous guérir de nos vices, mais il est surtout nécessaire de purifier nos cœurs et nos affections.
La chair et l'esprit ne sont conciliables que par le cœur.
Ce n'est pas seulement notre chair usée à la longue ou brisée tout à coup que la Nature met au rancart, comme nous y mettons nous-mêmes une loque hors d'usage, c'est notre cœur et notre esprit, c'est notre individualité, c'est notre moi.
La beauté et la chair sont choses durables, et même inépuisables. Le visage peut se faner, la forme demeure à travers la vie ; un certain dépôt originel est toujours présent, une première image ineffaçable, même dans la décrépitude.
Il n'y a pas d'amour sans adhésion préalable de la chair.
S'il y a des masques admirables, ils ne valent jamais la chair nue.
Il y a plusieurs causes faciles à déterminer dans l'excessive tendresse que nous portons d'ordinaire à nos enfants, mais la première en date c'est qu'ils fixent durablement dans leur chair et leur âme un de nos éclairs d'amour.
La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu'à l'âme.
Quand on se voit vieillir, on se prend à aimer la jeunesse pour elle-même et à faire de la beauté une vertu, de la santé un mérite, de la chair fraîche une noblesse. L'enlaidissement paraît une sorte de flétrissure.
Je n'aime pas une femme, mais la femme ; un idéal féminin plutôt qu'un être de chair.
Ma fille est la moelle de mes os, la chair de ma chair.
Méfions-nous de ces rossignols mystiques qui chantent tour à tour l'union sacrée des âmes et les joies de la chair !
Comme spectacle, les plus beaux bois ne valent pas le monde, et je préfère au tumulte des vents dans une sapinière le bruit que font les passions dans des cœurs de chair et de sang.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de ses morts.
Il y en a qui prêchent le mysticisme des sens et la spiritualité de la chair.
Les convoitises de la chair sont les fruits de la débauche et des voluptés sensuelles.
Une femme, c'est la fleur de sa chair qui donne ce mal inguérissable d'aimer.
La chair ne frissonne qu'aux frissons de la chair ; le plaisir ne vit que du plaisir qu'il donne.
Quand que je vois une jolie femme, mon désir s'éveille, désir de toute sa chair et des voluptés charnelles.
L'intimité de la chair des femmes semble le seul moyen d'être un peu proche de leur âme.
La chair des femmes dans le souvenir est douce comme la mousse des vieux bancs.
Rien ne m'agace comme cet être ni chair ni poisson que vous appelez un homme bien portant.
Vaincre la chair est peu, si le cœur et l'esprit n'ont pas été vaincus.
Les péchés de la chair ne sont pas héréditaires.
Quand on n'a plus la vue obscurcie par cette fumée de la chair, qu'on nomme la passion génésique, comme tout change d'aspect !
Entre la chair et la chemise, il faut cacher le bien que l'on fait.
Toutes les joies que la vie nous offre sont en notre chair.
La chair est sainte ! il faut qu'on la vénère ; c'est notre fille et notre mère, et c'est la fleur du jardin d'ici-bas ! malheur à ceux qui ne l'adorent pas !
Nous ne sommes que des squelettes travestis en chair pour un instant.
La vérité du proverbe : « La chair est faible quand elle est molle » n'a jamais été démontrée par des hommes d'honneur et des femmes de petite vertu.
La chair est fragile quelquefois, et une fille n'est ni caillou ni bois.
Toute chair n'est pas venaison.
La vie à deux délivre des agitations de la chair et convertit les surplus de force en œuvres excellentes.
Des grilles de chair et d'os séparent les âmes humaines, et les hommes peuvent croire qu'il existe sur la terre un embrassement, tandis que des chairs et des ossements ne font que se heurter, et que derrière eux une âme en pense seulement une autre !
Avant sa chute, l'homme vivait heureux dans un jardin de délices, c'est-à-dire plein de fruits exquis ; depuis sa déchéance, qui fut sans doute le meurtre d'un animal, il vit malheureux sur la terre transformée par lui en une immense boucherie. II engloutit dans ses entrailles une chair qui a souffert et il s'étonne, et il se plaint de souffrir. Le bonheur n'est que dans les jardins, retournons-y.
La santé du coeur est la vie de la chair?