Confesser avec franchise et modestie à la fois ce qu'on tient fermement pour importante vérité, le confesser là même où l'on sait devoir trouver non l'approbation, mais le dédain, c'est un devoir.
La confession est un remède trop nécessaire à la pauvre humanité pour ne pas être une institution du Dieu réparateur de l'âme. Par la confession on s'affermit dans le bien, on connaît à fond le mal, on s'en sépare, on s'unit à Dieu : cela est incontestable.
La véritable confession est celle qui part de la contrition du cœur qui n'est ni arrachée par la crainte, ni palliée par l'hypocrisie.
Que dites-vous à confesse ? — Comme tout le monde : Je ne le ferai plus.
La confession n'est qu'une expansion du repentir dans l'amour.
Il faut une délicatesse infinie pour répondre à une confession sans envenimer le mal.
Pauvres mortels, nous avons tous nos travers et nos folies ; mais celui- là doit être considéré comme moins aveugle et moins méchant, qui, tôt ou tard, a le mérite de découvrir ses faiblesses et la franchise de les confesser.
Se confesser, c'est encore parler de soi.
Il est plus difficile à une femme qui a de l'esprit et de la vertu de confesser qu'elle a une violente inclination pour un homme qui n'a point d'amour pour elle que d'avouer qu'elle souffrirait agréablement la passion d'un amant.
Les catholiques vont à confesse avant de se marier. C'est après qu'ils y devraient aller, pour tâcher de se faire absoudre.
Jeunes gens qui avez le cœur honnête ne souffrez pas que l'effronterie soit le partage exclusif des coquins ; vous leur feriez la partie trop belle. Dire hautement ce qu'on pense, c'est agir. Que les hommes s'en fâchent, Dieu est content, et cela suffit, car aimer la vérité est le plus sûr moyen de se faire aimer d'elle, et quand un cœur est prêt à la confesser, elle descend du ciel pour se donner à lui. Se sentir aimé de la vérité, voilà le bonheur ! Ainsi au matin tressaille de joie sur la montagne la fleur que la lumière vient chercher et qui se sent aimée du soleil. La lumière et l'amour ! la sincérité et la charité ! toute la religion est là !
Les mauvaises langues sont souvent d'intrépides convertisseuses, ces personnes qui ne se confessent pas aiment à confesser, elles prennent plaisir à manipuler, à gouverner les âmes, que les joies que procure à leur orgueil le métier de directrices de consciences leur tiennent lieu des friandises mondaines qu'elles se refusent.
Se confesser, c'est parler de soi, et la parole nous délivre ! Puis péché confessé est à moitié pardonné. Ne pas tout dire, c'est ce qui s'appelle voler son confesseur.
Il est rare de rencontrer, surtout dans la vie publique, un individu qui confesse ses erreurs avec bonne foi, qui en voit l'étendue et la gravité, qui ne cherche pas de circonstances atténuantes.
L'unique confession sincère est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres.
La confession, quoique nécessaire, est subordonnée à la charité et à la justice ; il faut bien prendre garde d'y blesser ces vertus.
Le plus grand bonheur après que d'aimer, c'est de confesser son amour.
Aux yeux de certains hommes d'église, se confesser est plus méritoire que ne pas pécher.
Ces pécheurs passent tant de temps à se morfondre et à se confesser, qu'on se demande où ils trouvent celui de commettre des fautes.
Le péché n'est honteux que quand nous le commettons, mais étant converti en confession et pénitence, il est honorable et salutaire.
Quand je voulais me confesser en pays étranger, je choisissais généralement l'ecclésiastique le plus dodu, persuadée qu'il n'en était pas arrivé là sans avoir vidé quelques bonnes coupes, savouré quelques longues heures de sommeil, et qu'il serait peut-être plus indulgent pour les péchés d'autrui.
Confesser en tout temps une vérité importante, c'est un devoir. Même si nous ne pouvons espérer de la voir aussitôt reconnue, elle peut néanmoins préparer les âmes de telle sorte qu'elle y produise un jour une plus haute impartialité de jugement, et, par suite, le triomphe de la lumière.
Les plaies saignantes, les susceptibilités, les préjugés, sont si répandus dans ce bas monde, qu'il est sage d'ouvrir les yeux avant d'ouvrir la bouche, et charitable de confesser ses voisins avant de prêcher sur un cas de conscience.
Un ami nous sert de consolation dans la solitude, de secours dans nos affaires, et de protecteur face au danger ; il nous aide de ses conseils dans la difficulté, de confesseur dans nos scrupules, et de sanctuaire dans nos malheurs.
Aimer la vérité est le plus sûr moyen de se faire aimer d'elle ; quand un cœur est prêt à la confesser, elle descend du ciel pour se donner à lui.
Plus jaloux que vous-même de votre salut, le Seigneur est impatient de vous pardonner. Tout ce qu'il demande de vous, c'est que vous confessiez l'avoir offensé, et que vous sollicitiez de sa bonté un pardon qu'il désire plus que vous-même vous accorder. Mais vous craignez ; le sentiment de vos iniquités glace votre langue. Eh ! c'est cela même qui doit exciter votre confiance ; moins on croit mériter de grâce, et plus on est sûr d'en obtenir.
L'homme n'est grand qu'à genoux. En s'agenouillant il confesse qu'il connaît, qu'il aime, qu'il adore un Être plus grand, plus beau, plus noble, meilleur que lui et que le monde.
La bonne confession est la base de la perfection.
Cherchons un digne confesseur, et quand nous l'aurons trouvé, écoutons-le comme un ange qui descend du ciel pour nous y mener.
Estimons beaucoup et faisons grand état de ce qui nous est dit en confession ; car nous ne saurions croire le grand profit que retirent de ce sacrement les âmes qui y viennent avec l'humilité requise.
Il faut porter un grand honneur aux confesseurs ; car, outre que nous sommes obligés d'honorer en eux le sacerdoce, nous les devons regarder comme des anges que Dieu nous envoie pour nous réconcilier avec sa divine bonté.
On lui aurait donné le bon Dieu sans confession.
La confession et la pénitence sont décidément les deux merveilles de la religion catholique. Grâce à elles, on jette périodiquement au rebut une vieille âme dont on ne sait plus que faire ; on se retrouve tout neuf, j'oserai presque dire tout autre.
Les hommes se confessent mauvais, et continuent à l'être.
Aux confessions des péchés partagés, succède la confidence des chagrins de l'amour trahi.
Quand on s'est bien confessé, et bien repenti, ça va au paradis.
Aller à confesse, c'est accomplir un devoir, en se livrant à cette occupation délicieuse : parler de soi.
L'avocat purge la bourse, le médecin le corps, et le confesseur la conscience.
Les personnes crédules ont plus de confiance dans leur confesseur que dans leur propre raison.
Il n'y a rien qui gâte une confession comme le repentir.
Il est plus honorable de confesser ses fautes que de vanter ses mérites.
On se confesse de ses vieux péchés pour faire de la place aux nouveaux.
La confession de sa faute est la fille du pardon.