L'amour est à nos cœurs ce que les vents sont à la mer : Ils y excitent souvent des tempêtes ; ils causent même quelquefois des naufrages.
Le fond de l'amour est une curiosité toujours renaissante et toujours déçue. On se croit à chaque instant sur la voie d'une découverte ; mais en arrivant à la dernière ligne du chapitre, on s'aperçoit qu'on l'avait déjà lu : il n'y avait de changé que la vignette du frontispice.
Un autre possède ma tendre et douce ! Puisse-t-elle être heureuse ! Mon cœur continuera à révérer son nom. Je renonce en soupirant à ce cœur que je croyais à moi, et lui pardonne son parjure, mais non sans verser une larme.
L'amour déçu change tout le sang en un poison cruel.
Il est des cœurs tendres et palpitants, qui déchirés, saignent longtemps, longtemps.
Il y a dans l'amour plus de buissons épineux que dans une forêt.
Le bonheur, c'est le calme, c'est l'amitié ; l'amour, c'est la tempête, c'est le combat.
La vie est une longue agonie après la mort de l'amour.
Hélas, en amour, le temps où l'on réfléchit avant de s'engager, n'arrive bien souvent que trop tard.
L'amour, hélas ! bien souvent vient trop tard et s'en va trop tôt.
Loin de nous quand l'amour s'envole, heureux celui qui s'en console !
Ô regards d'amour, moments divins ! comme vous vous êtes vite évanouis !
L'amour chez l'homme est comme ces feux de paille qui jettent d'abord beaucoup de flammes, mais qui bientôt n'offrent plus qu'une cendre légère que le vent emporte et disperse sans retour.
Quand l'amour sur un coeur ne peut rien, malheur à l'union dont il est le lien !
On commence par s'aimer, on finit par se disputer.
À force d'aimer sans le prouver, on finit par se lasser.
S'aimer et se le dire, puis, plus rien ; se quitter et se maudire.
Quoi que je fasse où que je sois, rien ne t'efface, je pense à toi.
Les premiers transports de l'amour sont si violents et si sublimes, que tout se range à leur puissance ; toutes les difficultés s'aplanissent, tous les germes de dissension se paralysent, tout marche au gré de ce sentiment qu'on appelle avec raison l'âme du monde, et dont on aurait du faire le dieu de l'univers ; mais quand l'amour s'éteint, toute la nudité de la vie réelle reparaît ; les ornières se creusent comme des ravins, les aspérités grandissent comme des montagnes.
Quand l'amour est malheureux, il refroidit toutes les autres affections, on ne peut s'expliquer à soi-même ce qui se passe dans l'âme : tout ce que l'on avait gagné par le bonheur, on le perd par la peine.
Un homme qui me quitte pour se jeter dans les bras d'une autre femme, et qui revient après m'avoir oubliée si longtemps ! Cet homme m'a trop appris qu'il pouvait vivre sans moi, et être heureux sans moi ! Hé bien, qu'il le soit, oui, qu'il soit heureux toujours ! Mais loin de moi, et sans moi.
Celui qui n'a pas connu la douleur d'être trahi par l'être qu'il aime, de ce qu'il aime avec passion, de toutes ses forces et de tout son cœur, n'a qu'une faible idée des peines qu'on peut éprouver dans la vie.
Se sentir abandonnée par l'homme que l'on aime, il n'est pire douleur pour un cœur.
Des années d'une vertu sans tâche, des mois de combats et de victoires sont effacés par ce seul instant : L'adultère ! Et toi, homme perfide et cruel, contemple ta victime, mais écoute les derniers cris de son cœur ; il te haït ce cœur plus encore qu'il ne t'a aimé ; ton approche le fait frémir et ta vue est son plus grand supplice ; éloigne toi, va, ne me souille plus de tes indignes regards.
On se console d'une erreur de l'esprit, mais non d'un égarement du cœur.
Si tu savais à quel point l'idée de ne plus te voir le matin quand tu ouvres tes yeux, de ne plus entendre le son de ta voix lorsque tu m'appelles, me laisse vide. Cette idée me fait plus mal que le mal qui m'emporte si loin de toi.
Un premier amour trompé met beaucoup d'amertume dans le présent et de défiance dans l'avenir ; une horrible déception, comme un vent brûlant, dessèche, avec les premières fleurs d’une vie, avec les nobles et belles illusions de la jeunesse, les fruits qui devaient succéder aux fleurs.
Si l'amour n'est qu'erreur et souffrance, un cœur peut être fier de n'avoir point aimé.
Plus d'un cœur a gémi d'écouter trop d'amour.
Comme il est difficile de savoir pourquoi on a aimé une femme qu'on n'aime plus !
La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime.
J'ai payé mon tribut de pleurs à la beauté même infidèle, et les vers que j'ai fait pour elle, pour moi sont toujours les meilleurs.
Il ne peut être rien entre nous.
Tous nos rêves n'étaient que des rêves, les baisers d'hier sont morts pour jamais.
L'amour s'enlise dans la vie de tous les jours.
L'heure que j'avais attendue, le bonheur que j'avais rêvé a fui de mon âme éperdue, comme un sourire inachevé !
Dans les histoires d'amour il n'y a que des histoires, jamais d'amour.
Ton petit cœur vif et léger n'est pas fait pour le mien : l'amour pour toi, c'est un plaisir ; pour moi, c'est la vie !
On épouse l'être qu'on aime, et c'est avec un autre être qu'on vit.
Qu'est-ce que les trompeurs embrasements d'un amour mensonger, si ce n'est le serpent caché sous les fleurs.
Bienheureux, vous qui là haut, dans le ciel, jouissez du prix des larmes dont le monde ne dédommage pas, l'amour, vous domine-t-il encore ? ou en avez-vous été délivrés par la mort ?
Loin de toi, il me semble que tout en moi succombe, que mon cœur perd toute sa force.
Quelle misère est l'état amoureux pour celui qui vit dans le feu de l'amour, et boit son poison.
Amour qui cloche n'a de durée.
Ne nous obstinons point à des vœux superflus ; laissons mourir l'amour où l'espoir ne vit plus.
L'amour engendre en nous cette délicatesse, que ce que nous aimons, s'il ne nous rit, nous blesse.
Ö femme après l'amour démantelée et découronnée du désir de l'homme. Rejetée parmi les étoiles froides. Les paysages du cœur changent si vite.
Fatal cœur, comme tu changes ! lui sans elle, elle sans lui !
Il est des soirs de rancœur où la fontaine du cœur est si pleine !