Le plus sûr moyen de conserver sa chasteté est une grande dévotion, elle est la reine et protectrice des vierges.
La plus grande dévotion ne saurait empêcher que les affaires soient les affaires.
Qu'est-ce qu'une jolie dévotion ? — Enjoliver Dieu ! Il est l'infini ou il n'est rien.
La dévotion exaltée a ce grand effet sur l'âme qu'elle possède, elle y tue l'amour-propre radicalement, et, si elle l'hébète à certains égards, elle purge l'âme de beaucoup de petitesses et de mesquines préoccupations.
Que de gens chez qui la dévotion n'est que la peur à l'état chronique !
Une âme honnête déteste la fausse dévotion autant qu'elle estime la véritable piété.
Rien de plus sûr qu'une dévotion laborieuse et solide. Les visions, les contemplations, les extases sont sujettes à erreur, et peuvent provenir de l'orgueil, de l'imagination ou des fumées d'un esprit qui a quelque inclination et quelque facilité au bien ; mais l'action bonne et parfaite est le véritable caractère de l'amour de Dieu.
La dévotion est au sentiment ce que la soupape est à la locomotive, un échappement aux dangers de la trop grande vitesse.
Quand l'humilité n'accompagne pas la dévotion, celle-ci devient inévitablement orgueil.
L'amour de Dieu et la dévotion ne sont pas plus différentes l'une de l'autre que la flamme l'est du feu, d'autant que la charité étant un feu spirituel, quand elle est fort enflammée, elle s'appelle dévotion.
La vraie dévotion est la charité sans laquelle tout ce qu'on fait pour le salut est inutile.
Si l'on examine bien la dévotion de la plupart des hommes, on constate qu'elle ne consiste le plus souvent qu'en des pratiques extérieures auxquelles le cœur n'a point départ.
Les gens qui s'adonnent aux principes de la dévotion contractent un caractère de physionomie uniforme : l'habitude de baisser les yeux, une attitude de componction, les revêt d'une livrée hypocrite que les fourbes savent prendre à merveille. Puis les dévotes forment une sorte de république ; elles se connaissent toutes.
Rien ne lie ou ne désunit plus deux femmes que de faire leurs dévotions au même autel.
La littérature et la politique sont aujourd'hui ce qu'était autrefois la dévotion pour les femmes, le dernier asile de leurs prétentions.
Les souffrances disposent à la dévotion, et presque toutes les jeunes filles, poussées par une tendresse instinctive, inclinent au mysticisme, le côté profond de la religion.
Le manque de goût est un des défauts qui sont inséparables de la fausse dévotion.
La dévotion cause une ophtalmie morale. Par une grâce providentielle, elle ôte aux âmes en route pour l'éternité la vue de beaucoup de petites choses terrestres. En un mot, les dévotes sont stupides sur beaucoup de points.
Dans beaucoup de femmes la dévotion est une aberration de l'amour, ou sa dernière flamme.
La dévotion est le dernier de nos amours.
Le trop de dévotion mène au fanatisme, le trop de philosophie à l'irréligion.
La dévotion embellit l'âme, surtout l'âme des jeunes gens.
Le culte ou la dévotion, car la dévotion n'est que la pointe la plus tendre du culte, le culte ou la dévotion c'est l'amour, en tant qu'il vit et s'exprime.
L'humilité qui n'est pas l'effet de la vraie dévotion est une justice que la bassesse se fait, et qu'il serait dangereux de ne pas lui permettre. C'est une attitude qu'il faut laisser à qui est assez méprisable pour la prendre ; si on le relève, c'est le serpent que l'on réchauffe.
La volonté nous porte souvent à des dévotions relevées et pleines d'éclat, et nous craignons le mépris. La vertu solide se contente de Dieu.
Toute dévotion est fausse qui est incompatible avec notre état.
Si la charité est un lait, la dévotion en est la crème.
Ces gens qui, par une âme à l'intérêt soumise, font de dévotion métier et marchandise.
Trois choses font la perfection : la dévotion en fait de religion ; la patience dans l'adversité ; la prudence dans tout le cours de la vie.
Les plaintes sont le plus grand tribut que reçoive le ciel, et la plus sincère partie de notre dévotion.
Il n'y a point de véritable dévotion où l'humilité chrétienne et la charité envers le prochain ne se trouvent pas.
Ce qu'on fait avec dévotion se fait aisément.
Il n'y a rien qui soit plus capable de décrier la véritable piété, qu'une dévotion mal réglée, bizarre et incommode : la vertu la plus pure n'est pas incompatible avec l'honnêteté, la civilité et les bienséances.
Rien au monde ne peut être comparé à la dévotion d'une femme mariée. C'est une chose dont aucun homme marié n'a la moindre idée.
Le bigoterie est la bêtise de la dévotion.
La vraie dévotion est un bel arbre qu'il faut soigner pour qu'il porte des fruits.
La dévotion n'est souvent qu'un état de bienséance fort utile à ceux qui n'étant plus dans le pouvoir de faire une grosse dépense, ne sauraient subsister honnêtement, ni se rendre recommandables dans le monde d'une autre manière.
De l'amour à la dévotion il n'est qu'un pas ; l'un et l'autre est faiblesse.