Une vie intime toute pleine de bonheur et d'amour ne tarde pas parfois à voir les orages et la division succéder à cette paix.
La division des pouvoirs fait la tranquillité des familles comme la sécurité des nations.
La vie est divisée en zones : Espoir, jouissance, regrets, et le courant vous entraîne irrésistiblement à travers ces zones quelque vigoureux que vous soyez : il vous faut passer par où passent les autres. Vous voulez arrêter vos regards sur une plante, respirer l'odeur d'une fleur ; non, le courant vous entraîne, marchez ! Vous voulez entendre jusqu'au bout le chant commencé d'un oiseau ; non, le courant vous entraîne, marchez ! Le plaisir reste, c'est vous qui fuyez l'aspect de la plante, le parfum de la fleur, le chant de l'oiseau, il y a derrière vous d'autres hommes qui en jouiront un instant et qui, comme vous, passeront en les regrettant.
Les préférences marquées et le favoritisme divisent les familles.
Pour les femmes du monde d'aujourd'hui, les hommes se divisent en hommes de jour et en hommes de nuit.
Diviser son temps pour mieux avancer : un remède et un allègement.
Avec notre division à outrance du travail, l'homme, cette créature raisonnable, n'est plus même une machine, il est un rouage.
On peut juger des progrès de la politique et de la religion dans une société à la profondeur des divisions qu'elles produisent.
Les malentendus divisent plus profondément les hommes que les dissentiments.
Sous prétexte de plaindre et de consoler que de bons amis brouillent les ménages !
La différence des opinions divise plus encore que celle des goûts, car rien n'est plus intolérant que l'esprit.
Le mariage divise le fardeau en le multipliant.
La division anéantit tout : les individus se perdent par l'égoïsme moral, et les peuples périssent par l'égoïsme politique.
L'humanité se divise en deux parts bien inégales : d'un côté les natures d'élite et de l'autre côté tout le monde.
Hélas ! les haines, les jalousies divisent encore les citoyens comme elles divisent les nations. Les animosités se perpétuent dans les familles, et les pères les transmettent aux enfants comme un héritage de malédiction. L'autorité a beau désarmer le bras, elle ne désarme pas les cœurs ; elle a beau ôter le glaive des mains, on perce aujourd'hui mille fois plus cruellement son ennemi avec le glaive de la langue.
Là où est l'unité, là est la perfection. Les autres nombres ne deviennent pas plus parfaits, mais plus divisibles, en s'éloignant de l'unité.
La tyrannie ne peut s'introduire, ni se maintenir, qu'en semant parmi les citoyens la division, mère de la faiblesse.
Divise pour régner : profonde parole ! Unis pour gouverner : meilleure garantie.
L'argent qui pourrit tout, nous divise et nous fait nous haïr.
Plus le monde se perfectionne, plus les barrières qui divisent les hommes s'élargissent, plus il y a de pays que les mêmes intérêts tendent à réunir.
L'orgueil est incompatible avec l'orgueil, de là naissent toutes les divisions qui troublent le monde.
Le monde est divisé en deux catégories de personnes. Celles qui acceptent de se gêner pour les autres. Et celle qui s'y refusent.
Divisez un grand État, et chaque portion voudra s'élever au détriment des autres ; chaque province sera le foyer de nouveaux intérêts, de nouvelles prétentions ; elle tendrait toujours à se séparer du centre.
Le mot d'ordre de tous les hommes est bonheur, mais au lieu de les réunir, il les divise.
Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise.
Diviser le bien c'est le multiplier : chaque fraction devient aux yeux de Dieu, aussi grande que le tout.
L'orgueil est incompatible avec l'orgueil ; de là naissent toutes les divisions qui troublent le monde.
On reconnaît les nombres premiers à ce qu'ils ne peuvent pas se diviser et la droite française au phénomène inverse.
Là où il y a division, il y a forcément conflit.
La société se divise en deux camps, ceux qui ont et ceux qui n'ont pas.
La division tue ; l'unité vivifie.
Le problème de la civilisation est celui-ci : Compléter les hommes les uns par les autres, c'est-à-dire diviser leurs fonctions selon leurs aptitudes respectives et régler le juste échange de leurs services réciproques. Grâce à l'inégalité des facultés, cette division du travail est fatale, mais combien elle est misérable au fond ! Elle parque les hommes pour toute leur vie dans ces ornières qu'on nomme les carrières, les professions, témoignage de l'imperfection de chacun.
Lors des réunions de famille on doit éviter les sujets de scandale et les motifs de division.
Se diviser, c'est s'affaiblir.
L'opinion réunit ou divise les hommes.
À partager, on gagne toujours : si je partage une joie, je la multiplie. Si je partage une peine, je la divise en deux.
Deux ennemis, c'est un même homme divisé.
Deux hommes se sentent confusément unis par la même femme, alors que deux femmes sont irrémédiablement divisées par le même homme.
Les gens se divisent en deux catégories : les ineptes et les inaptes.
L'amour ne peut supporter le temps ni l'espace, tout ce qui divise.
Un être humain divisé ne réussit pas à affronter dignement la vie.
L'homme a voulu diviser le temps en trois parties : l'une qui n'est plus, l'autre qu'il croit tenir, une autre qui n'existe pas encore. On n'a donc pas songé qu'il n'y avait dans l'éternité ni passé, ni présent, ni avenir ! Il en est du temps comme d'un bateau qui vogue sur une rivière. Il arrive souvent que les passagers, trompés par une illusion de leurs sens, s'imaginent que ce sont les rives et non pas eux-mêmes qui marchent. Même erreur à l'égard du temps : ce qui marche et qui passe, ce sont les hommes et les choses qui les entourent ; mais le temps reste immobile.
Le temps des grands hommes s'en va ; l'époque de la fourmilière, de la vie multiple arrive. Le siècle de l'individualisme, si l'égalité abstraite triomphe, risque fort de ne plus voir de véritables individus. Par le nivellement continuel et la division du travail, la société deviendra tout et l'homme ne sera rien.
Le monde est plein de gens curieux, questionneurs et méchants, qui recueillent nos plaintes et qui donnent raison à celui qui les fait, qui enveniment ces tracasseries, et qui en font ensuite de faux rapports et perpétuent les divisions.
Diviser ses forces, c'est multiplier les périls.
Diviser les hommes, c'est créer des unités.
Dans les moments suprêmes, discourir, c'est se diviser ; se diviser, c'est se perdre.
Qu'on soit riche ou pauvre, l'intérêt est toujours ce qui nous divise.
Un cœur trop divisé n'appartient à personne ; les liens trop étendus se relâchent d'eux-mêmes. Ne pensez pas qu'un seul ennemi soit peu, ni que mille amis soient beaucoup.
Là où règne l'esprit de division et de haine réciproque, les vertus les plus nécessaires sont la politesse, la patience, le pardon des injures, l'amour fraternel.
Les hommes du monde du milieu se divisent en deux catégories : d'une part, les hommes de poids, de l'autre, les hommes de faux poids qui ne font pas le poids et qu'on appelle aussi les demi-sels.
La vanité divise les hommes au lieu de les réunir.
Le prochain se divise pour nous en trois catégories : ceux qui nous font du bien, ceux qui nous font du mal, ceux qui ne nous font ni mal ni bien. Ceux qui nous font du bien, sont si peu nombreux, qu'ils tiendraient sur un canapé. Les amis sont souvent plus nuisibles que les ennemis et l'on gagnerait à les voir entrer dans la troisième catégorie, tandis qu'ils prétendent à la première et sont de la seconde.
Les gens qui cherchent à diviser sont des insectes rampants, dont le cœur et la bouche, remplis de fiel et de malice, ne cherchent qu'à infecter la terre. Ce sont des ennemis de la société civile, et des perturbateurs du repos public. Ce sont de faux amis, qui viennent vous enfoncer le poignard dans le sein, et troubler la sérénité de vos jours. Ils vous apprennent ce qu'il vous serait presque toujours plus avantageux d'ignorer. Il y a mille choses qu'il est bon de ne pas savoir, mais surtout le mal qu'on pense ou qu'on dit de nous. Ne soyons point curieux de savoir ce qui nous déplairait, c'est folie de que de courir après ce qui peut nous chagriner.
Loin de ramener la paix dans les cœurs dont elle est bannie, il y a des gens, au contraire, qui se plaisent à la chasser des lieux où elle règne, par de sourdes intrigues, par de mauvais conseils, par de noires calomnies, par des rapports indiscrets. Voilà ce qui souvent trouble la paix de la société, aigrit les citoyens, désunit les amis, sème la discorde entre les frères et divise les époux. Que de chagrins, de larmes, de malheurs et de crimes n'ont pas causés dans tous les temps ces ennemis cruels de la paix !
Dans la nécessité tous les hommes sont frères ; l'humanité renverse tous les murs de la division, détruit tous les prétextes, et ne fait plus aucune distinction d'amis ou d'ennemis.
L'épée est l'axe du monde, et la grandeur ne se divise pas.
Diviser les intérêts d'une nation, c'est les desservir tous, c'est engendrer la guerre civile. On ne divise pas ce qui par nature est indivisible, on le mutile.
La confusion des sentiments, l'incohérence des idées, les troubles de la volonté, font de la jalousie la seule passion qui paralyse nos forces en les divisant ; ce sont des troupes indisciplinées qui, ne pouvant vaincre l'ennemi, se vengent en ravageant le pays qu'elles sont appelées à défendre.
La politique divise les hommes en cent partis contraires qui n'ont, comme les bêtes féroces, d'autre science que celle de la destruction. La philosophie les divise seulement en généreux ou bons, et en égoïstes ou méchants. Chaque parti contient des uns et des autres ; rechercher les généreux, fuir les égoïstes, voilà tout le secret du bonheur pour l'homme juste qui a fait la triste expérience des hommes de partis.