L'égoïsme est une bonne racine du bonheur.
L'indépendance du cœur est le triomphe de l'égoïsme.
Notre égoïsme et la légèreté de nos esprits donnent des primes d'encouragement à la calomnie.
L'égoïsme est à l'amour ce que la cécité est à la vue.
L'égoïsme hait tout pour n'adorer qu'un.
La solitude prolongée renforce l'égoïsme.
L'égoïsme est l'état naturel de l'homme ; la vanité celui de la femme.
N'y aurait-il pas dans l'égoïsme une sorte d'humilité à aimer ce qu'il y a de plus vil dans l'univers, c'est-à-dire soi-même, dont on connaît exactement toute la médiocrité et toute la bassesse ? L'égoïsme serait donc un sentiment très voisin de la charité.
Une bonne connaissance de soi-même est encore ce qui détourne le mieux de l'égoïsme.
Égoïsme : Certains paraissent égoïstes uniquement parce qu'ils n'ont pas encore trouvé en qui verser leurs trésors. Celui qui n'a rien à donner et celui qui n'a personne à qui tout donner se ressemblent extérieurement.
Le suicide seul réalise l'égoïsme de manière définitive.
Nous sommes moins souvent conduits à nous aimer exclusivement par un égoïsme qui nous soit propre, que par celui que nous supposons dans les autres.
L'égoïsme rend tyrannique, et l'orgueil engendre l'hypocrisie.
L'égoïsme, c'est universel, mais assujettissant, comme disait ma mère.
Il y a presque toujours un fonds d'égoïsme dans les actions des hommes, même dans celles qui paraissent entièrement faites en faveur d'autrui.
On reproche à ses amis leur égoïsme, on se pardonne le sien et ils ne nous pardonnent pas de ne pas nous prêter au leur.
L'égoïsme et l'orgueil sont aveugles et sourds.
L'égoïsme porte en lui-même sa punition, son supplice.
L'égoïsme confond, l'amour discerne.
Les êtres humains ont des tendances innées à l'égoïsme, à la méchanceté ou à la pitié.
Rien ne conduit plus facilement à l'égoïsme que la lassitude d'une sensibilité aigrie.
L'amour abstrait de l'humanité est presque toujours de l'égoïsme.
L'égoïsme est semblable au vent du désert qui dessèche tout.
L'amour-propre est presque toujours un égoïsme déguisé.
L'égoïsme consiste à faire son bonheur du malheur de tous.
L'amour étend l'égoïsme à deux êtres fondus en un seul.
Les hommes ne considèrent l'égoïsme que comme un défaut, mais aux yeux de Dieu c'est un crime.
Je dirais : le célibat est chose neutre ; ses motifs font sa valeur. Il y a le célibat de l'héroïsme et celui de la poltronnerie ; le célibat du dévouement et celui de l'égoïsme, le célibat de la méfiance et celui de la foi, le célibat accepté et le célibat cherché ; il est, comme la langue, ce qu'il y a de meilleur et ce qu'il y a de pire.
Par les déceptions de fortune et d'amour, par les événements du cœur, on n'arrive qu'à la science étroite de l'égoïsme.
L'amour, si vrai et si profond qu'il soit, qu'un homme a pour une femme ou une femme pour un homme, n'est que le reflet de son égoïsme sur une créature déterminée.
Il n'est pas d'égoïsme plus implacable que celui que l'on étend à ce qui n'est pas soi.
Donner tout notre cœur à un seul être, ce n'est pas anéantir en nous l'égoïsme, c'est le transformer.
Il ne suffit pas à notre égoïsme que notre voisin nous sacrifie ses désirs et ses goûts, nous exigeons encore qu'il y renonce avec bonne grâce. Nous voulons ignorer qu'il se sacrifie.
L'homme qui professe le plus ouvertement l'égoïsme n'oserait pas l'enseigner à un enfant.
L'égoïsme nous est si profondément naturel que tout l'exalte en nous : le malheur, la prospérité, même l'affection, même le sacrifice.
Demander à un ami de nous consoler, c'est lui demander de partager notre douleur. Plus il affectera d'en souffrir, plus la consolation sera douce à notre égoïsme.
L'amour est l'exaspération féroce de l'égoïsme.
L'amour n'est que l'expression d'un égoïsme.
Pour connaître l'homme, regardons l'enfant, que l'éducation n'a pas encore dressé à déguiser son égoïsme.
La charité n'est qu'une vaste blague, il n'y a que l'égoïsme qui compte.
L'égoïsme, c'est l'amour de soi ; la haine des autres et de Dieu même, c'est l'orgueil !
La bouche peut protester avec audace d'un amour désintéressé lorsque le monstre de l'égoïsme veille au fond du cœur.
L'égoïsme est l'amour exclusif de soi-même, c'est la recherche réfléchie et permanente de son plaisir et de son bien-être.
L'égoïsme est la préoccupation exclusive du moi ; l'homme alors, rapportant tout à lui seul, est son parent, son ami, son serviteur, ferme sa main aux besoins des autres, ou leur est utile en vue de son avantage particulier ; c'est l'intérêt personnel servant de règle unique à l'individu dans toutes les circonstances de la vie.
Les hommes d'aujourd'hui sont façonnés aux doctrines de l'égoïsme et de la cupidité.
L'insensibilité de l'égoïsme prend souvent le nom de philosophie.
Il n'y a pas de vrai bonheur dans l'égoïsme.
Si tu veux être bon frère, garde-toi de l'égoïsme ; propose-toi tous les jours de te montrer généreux dans tes rapports. Que chacun de tes frères, chacune de tes sœurs, voit que ses intérêts te sont aussi chers que les tiens. Si l'un d'entre eux vient à faillir, sois-lui indulgent, non seulement comme tu le serais pour un autre homme, mais davantage encore. Réjouis-toi de leurs vertus, imite-les, encourage-les même de ton exemple, fais en sorte qu'ils aient à bénir leur destinée de t'avoir pour frère.
L'égoïste ne pense qu'à lui, n'a de tendresse que pour lui. Le personnel pense à lui et aux siens, à tout ce qui a rapport à lui. C'est un égoïsme plus humain.
De l'affreux égoïsme est né le célibat.
Un égoïsme intelligent devrait nous donner un bon esprit, un bon caractère et même quelque chose comme un bon cour ; le calcul serait d'autant plus avantageux que l'enjeu n'étant qu'apparent, les chances de perte seraient nulles et les chances de gain énormes.
La femme existe pour laver l'homme de ses égoïsmes devant Dieu.
La générosité est la vertu des âmes sensibles : c'est un noble détachement du bien que l'on possède, en faveur de celui qui se trouve accablé par l'infortune, et qu'on se fait un plaisir de soulager : s'il y a peu d'hommes de cette espèce, s'ils deviennent chaque jour plus rares, c'est que l'égoïsme a isolé tous les cœurs.
L'ingratitude ne décourage pas la bienfaisance, mais elle sert de prétexte à l'égoïsme.
La maternité ! égoïsme sublime, amour de soi dans un autre.
L'égoïsme aspire à la solitude pour échapper à la dépendance.
La passion est égoïsme, satisfaction du moi à tout prix, exploitation du prochain à son profit.
L'égoïsme paralyse le génie, et retarde le progrès.
Le monde meurt d'asphyxie dans son égoïsme prudent et vil.
L'égoïsme est frère de l'avarice.
L'égoïsme est un fruit de civilisation, non de sauvagerie, et l'altruisme est son correctif.
L'égoïsme, première grande générosité, envers soi-même.
Le célibat est moins pur que le mariage, et coûte plus qu'il ne vaut, même au point de vue de l'égoïsme.
L'égoïsme, le libertinage et l'oisiveté ressemblent à des éponges suspendues par le destin parmi les hautes classes ; placées plus bas, le frottement les eût bientôt épuisées.
L'égoïsme de la jeunesse se retrouve jusque dans sa volonté.
Le veau d'or de l'égoïsme prend une croissance rapide, et devient bientôt le taureau brûlant de Phalaris qui réduisit en cendres son père et son adorateur.
L'égoïsme voit quelque avantage dans la probité, et il en a ; mais il en a tout juste ce qu'il faut pour ne pas être réputé en manquer.
L'amour-propre est la forme égratignante de l'égoïsme, il subordonne le monde à lui.
La vanité, circonférence de l'amour-propre, montre un homme d'imagination vif et bon. L'orgueil, centre de l'égoïsme, trahit l'homme de raison froid et dur.
Tout égoïsme est sans limites?