L'élève doit se défier de la facilité qui est le plus beau don de la nature à la condition qu'on n'en use jamais.
Dieu sait si on nous bassine avec les « parents d'élèves ». C'est ceux-ci qu'il faudrait réformer. Leur expliquer, par exemple, qu'il conviendrait d'être un peu plus ferme sur le chapitre de l'éducation des enfants, et un peu moins sur celui de leurs études. En 1985, les enfants font tout ce qu'ils veulent, sauf la chose essentielle : choisir leur destin. Peut-être, s'ils le pouvaient, y aurait-il moins de chômeurs !
Sur soixante millions de Français, on doit compter environ cinquante-neuf millions de cancres, cinq cent mille professeurs et cinq cent mille bons élèves, qui écoutent avidement des cours qui ne servent à rien.
Les mauvais écrivains sont de bons élèves s'évertuant à passer pour des cancres. Toutefois, il est de bons élèves qui recèlent en eux quelque cancritude, si je puis hasarder ce néologisme, c'est-à-dire un levain d'énergie grâce auquel ils se mettent dans les situations difficiles ordinairement réservées aux mauvais sujets authentiques.
Qui dit école dit élèves. Qu'est-ce qu'un élève ? C'est un individu qui récite son cours et à qui l'on donne des bons points. La trouvaille du surréalisme ce fut d'être une école de cancres, où le prix d'excellence allait au plus chahuteur. Mais il y avait quand même un cours à apprendre, c'est-à-dire quelque chose bien souvent d'inutile !
On a tous rencontré ce que les élèves rencontrent lorsqu'ils vont à l'école : la vie véritable, c'est-à-dire des gens avec lesquels on est en compétition. Non pas en compétition pour avoir de bonnes notes, mais en compétition pour vivre.
Ne pourrait-on pas, au lieu de ces punitions ridicules qui consistent à faire copier aux élèves une centaine de vers pendant des heures, ne pourrait-on pas imaginer des punitions qui ne leur enlèveraient pas un exercice indispensable à leur santé. Les priver de récréation, c'est-à-dire de jeux actifs, violents, bruyants même, c'est aussi absurde que si on leur enlevait par punition une partie de leur nourriture.
Résignez-vous donc au parti pris de bêtise qu'implique l'état grégaire, car je ne vois pour éduquer une classe de trente élèves que la férule ou la ruse.
La première et unique vertu de l'élève, c'est l'obéissance : le reste est l'affaire de ceux qui le conduisent.
Les écoliers ne disent jamais ce qu'ils pensent dans leurs dissertations françaises : ils cherchent à faire plaisir au professeur, pour obtenir une bonne note. De même la plupart des écrivains ; ils cherchent à plaire au lecteur pour avoir une bonne vente.
Quand on veut apprendre trop de choses aux élèves, on ne leur apprend rien.
L'élève, comme la rivière, aimerait suivre son cours tout en restant dans son lit.
Il n'y a pas de maître qui ne puisse être élève.
Le but de toute bonne éducation est celui de mettre des bornes à l'amour-propre de l'élève.
On n'a que peu de reconnaissance pour un maître quand on reste toujours élève.
Bac : Diplôme accordé à 80 % des élèves ayant dépassé le niveau de l'analphabétisme.
Le menu unique à l'école ne laisse le choix à certains élèves qu'entre la mort par inanition et la damnation éternelle.
Il y a désormais deux sortes d'élèves : Les forts en thème qui s'instruisent en s'écoutant parler et les cancres qui s'en remettent entièrement à leur tablette.
Le bilinguisme est la possibilité de baragouiner simultanément deux idiomes accordés à des jeunes gens qui ne s'expriment pas encore couramment en français.
Faute d'orientation professionnelle, les ados préfèrent les sciences humaines à la filière plomberie.
Le bachotage demeure la révision intensive à laquelle en fin d'année s'astreignent les élèves qu'on a oublié d'informer de l'attribution automatique de la peau d'âne.
Qu'est-ce qu'un écolier ? Un enfant qui travaille à donner un passé à son esprit.
Le secret de l'éducation réside dans le respect de l'élève.
Chaque fois que l'année scolaire se termine pour nous, une pensée de regret et d'inquiétude nous saisit à travers la joie de nos élèves, non que nous soyons assez injustes pour leur envier le temps de repos qui s'ouvre à leur empressement, mais parce que nous devons nous séparer de quelques-uns d'entre eux, et qu'à la douleur de les perdre se joint l'incertitude de leur destinée.
C'est toujours l'élève le plus crétin de la classe qui relève le lapsus du professeur.
Il n'est d'éducation utile que celle cultivant les aptitudes spéciales de chaque être. On obtient alors tout ce que l'élève peut donner sans exiger un inutile travail.
La question pour toi, jeune étudiant, est de savoir ce que tu veux faire de ta vie.
Les écoliers n'accordent plus d'autorité à la parole du maître.
Quand l'écolier se déshabille de ses habits tombent des billes.
Rien ne reste dans l'esprit des élèves d'une leçon diserte. C'est que nul ne s'instruit en écoutant.
Les enseignants doivent inspirer à leurs élèves le mépris du fainéant. Un fainéant devrait être déshonoré car tout fainéant, par le fait qu'il vit aux dépens de ceux qui travaillent, est une sorte d'escroc.
En imposant à tous les élèves une instruction identique, on obtient un minimum de rendement avec un maximum d'efforts.