Quand nous ne faisons pas ce que nous devons, ce n'est pas toujours notre cœur qui refuse, c'est notre esprit qui ne comprend pas.
Il est des hommes pour lesquels la vie a des caprices et des indulgences de grand-mère : elle en fait des efféminés ; il en est d'autres qu'elle traite en marâtre : ils ont grand chance de devenir des révoltés ; il en est d'autres pour lesquels elle sait être une mère intelligente, à la fois douce et ferme : elle en fait des hommes.
Trois choses sont nécessaires à l'homme pour que sa vie soit complète : une profession, des affections et des goûts.
Une femme, pour son mari, est dans tous les temps son soutien le plus doux.
Là où le soleil reluit, la lune n'a pas de puissance.
Aujourd'hui il n'y a plus de fiançailles, il y a des accords ; il n'y a plus de fiancés, il y a des futurs.
Entre deux cœurs amoureux, quand tout n'est encore que promesses et que fleurs, ces impalpables parfums suffisent à les nourrir plus délicieusement que le meilleur des fruits parmi les plus savoureux.
L'amour est semblable à l'année, sa plus belle saison est son printemps.
Le mariage, vers lequel deux amoureux descendent la main dans la main, est la consécration suprême de la fusion des âmes.
J'aime mieux la terre avec toi que le ciel avec les dieux.
L'affinité qui tombe sous les sens, s'exerce de l'âme à l'âme, et fait le lien des êtres.
Dans le choix d'un futur mari, la jeune fille est juge suprême, tribunal sans appel.
Malheur aux parents qui usent de leur ascendant moral pour imposer à leur fille un mari qui lui déplaît.
La poursuite de la perfection nous entraîne dans les champs sans limites de la perfectibilité.
L'idéal est une image placée devant nous par la Providence pour que nous la poursuivions toujours.
L'harmonieux accord, entre deux amoureux, a pour base l'amour du bien et la simplicité du cœur.
Chaque amoureux s'oublie pour ne penser qu'à l'autre.
La liberté, pour un être jeune, est un sentiment éducateur et favorable à la raison.
Quand les fourmis sont petites, elles ont toutes des ailes ; le temps des amours arrive, elles s'élèvent dans les airs en couples bourdonnants et s'unissent pendant leur vol ; puis l'œuvre de la fécondation terminée, elles redescendent sur la terre, et là, elles-mêmes, avec leurs pattes de devant, elles tirent et font tomber leurs petites ailes, légers instruments de leurs amours aériens : plus de courses à travers le ciel, plus de volages tendresses, la vie sérieuse a commencé pour elles, elles sont mères.
Deux êtres vont s'unir ; cette union a pour principal objet la fusion de leurs cœurs et de leurs existences ; c'est une association indissoluble, et portant sur chaque minute de leur vie. Quel est le premier devoir des parents dans cette circonstance ? Demander à chacun de ces deux êtres : consentez-vous à vivre unis l'un pour l'autre ? Eh bien, en France, il a fallu des siècles de lutte pour que la fille eût droit d'intervenir dans ses propres fiançailles !
Vouloir plaire innocemment, c'est une manière d'aimer son prochain : ouvrez donc, ouvrez à larges portes le monde du plaisir à cette ardeur qui est encore de l'innocence ; et laissez marcher de pair l'âge de l'insouciance et l'âge des amusements, ils vont si bien ensemble !
La coquetterie qui veut inspirer des sentiments qu'elle n'éprouve pas est un vice affreux et détestable.
La femme est dieu puisqu'elle est adorée.
De toutes les maladies humaines, les maladies de modestie sont les plus faciles à guérir.
La critique est une lime qui polit ce qu'elle mord.
La mère est ici-bas, le seul Dieu sans athée.