Le patriotisme, c'est l'esclavage ; pour l'homme qui vit en esprit il ne saurait y avoir de patrie.
Qu'est-ce qu'une alliance ? — Un esclavage montré au doigt.
C'est souvent au prix de l'esclavage des autres que nous achetons la liberté.
Je préfère les orages de la liberté au repos de l'esclavage.
Être soumis aux lois, c'est assurer sa liberté, car les lois sont l'arme de tous pour résister à l'esclavage.
Il semble, de la manière dont on entend la liberté, qu'il ne puisse y en avoir pour tout le monde, et chacun comprend tacitement, dans l'idée de sa propre liberté, l'esclavage de ceux sur lesquels il la conquiert. C'est comme une bascule où l'un ne peut être élevé que l'autre ne soit abaissé.
La guerre est la pacification brutale et féroce, la suppression de la résistance par la destruction ou l'esclavage des vaincus. Le respect mutuel vaudrait mieux. Le combat naît de l'égoïsme qui ne reconnaît d'autre limite que la force étrangère.
Durant les vacances de l'amour, nous mettons notre despotisme en esclavage.
L'esclavage ne cessera dans certains pays que le jour où vous inventerez le moyen de retirer d'une feuille de papier brouillard toute l'encre qu'elle a bue.
Le propre de l'éducation est de développer les facultés, le propre de l'esclavage c'est de les étouffer.
Quiconque déclame contre la liberté trouve son profit à l'esclavage.
On ne sort de l'esclavage que par une grande révolution.
La peste, la famine, aucun désastre n'accable un peuple d'autant de misères que l'esclavage.
L'homme fort souffre plus dans l'esclavage que l'imbécile.
L'esclavage rapetisse l'âme.
L'élévation de l'âme la soustrait à tous les esclavages.
La paresse est mère de l'esclavage.
L'esclavage est pire que tous les maux réunis ensembles.
L'habitude est le seul esclavage dont on finisse par se faire une amitié.
Le désir de l'indépendance est le plus grand ennemi de la liberté, il mène droit à l'esclavage.
On dit qu'il est doux en amour de changer d'esclavage. Moi m'en détacher ? En aimer une autre ? C'est impossible ! J'ai commencé par elle, je finirai par elle.
Réduire un homme à l'esclavage, l'acheter, le vendre, le retenir dans la servitude, ce sont de véritables crimes, et des crimes pires que le vol.
Je n'aime pas le célibat, mais je déteste encore plus l'esclavage.
Le plus pompeux esclavage ne peut adoucir les regrets d'avoir perdu la liberté.
En mariage un sort heureux est un rare avantage, ses plus doux feux sont un long esclavage.
Travail : Survivance de moins en moins acceptable de l'esclavagisme.
Tout être abhorre l'esclavage.
La misère est une espèce de reflet sinistre de l'enfer. Mais la pauvreté nous accable du poids de l'esclavage. Sans ces chaînes la pauvreté ne serait pas la souffrance et elle perdrait peut-être tout mérite.
Le fondement de tout esclavage est la jouissance du travail d'autrui.
On se façonne à l'esclavage comme à un malheur sans remède ; les membres se plient aux fers ; et l'homme, par habitude ou par ignorance, oublie ou méconnaît son droit naturel de vouloir de sa propre volonté, et d'agir pour son propre compte ; si rien ne parle à ses yeux d'un autre sort, il s'amuse à mesurer ses fers, sans vouloir les briser, ni même les détendre.
Le salaire n'est que l'esclavage prolongé.
Qui ne craint rien n'est point dans l'esclavage.
Le propre de l'éducation est de diriger les facultés développées vers l'utilité sociale, le propre de l'esclavage est de rendre l'esclave ennemi de la société. Si ces principes certains pouvaient laisser quelques doutes, il suffit pour les lever de les appliquer à la liberté.
L'esclavage toujours produit l'ignominie.
L'esclavage peut être naturel, comme chez les peuples anciens, dont la conception du monde était simple et naturelle, ou artificiel, comme dans le monde moderne, où l'esclavage économique a remplacé l'esclavage social, et où l'homme est contraint de travailler non parce qu'il est fait prisonnier à cet effet, mais parce qu'il mourrait de faim s'il ne le faisait pas. Tout secours aux chômeurs, en tant que mouvement humanitaire, est, à l'instar de tant d'autres mouvements humanitaires, un crime social, parce qu'il représente une violation de la loi essentielle de la réduction à l'esclavage de ce qui est apte au travail.
L'homme ne travaille pas volontairement, il faut l'y obliger pour que la civilisation existe. Créer l'esclavage en tant qu'habitude plutôt que coutume. L'esclavage est, par conséquent, la première et la plus fondamentale des institutions sociales. Voilà la première vérité qu'on devrait apprendre à tout étudiant en sociologie.
Être asservi à soi-même est le plus pénible des esclavages.
On croit généralement que les gouvernements augmentent les armées uniquement pour la défense extérieure du pays, alors que les armées leur sont surtout nécessaires pour leur propre défense contre les sujets opprimés et réduits à l'esclavage.
La plus grande de toutes les injustices, parce qu'elle les comprend toutes, c'est l'esclavage. L'esclavage est l'asservissement de toutes les facultés d'un homme au profit d'un autre. L'esclave ne développe son intelligence que dans l'intérêt du maître. Ce n'est pas pour l'éclairer, c'est pour le rendre plus utile qu'on lui permet quelques exercices de la pensée. L'esclave n'a pas la liberté de ses mouvements ; on l'attache à la terre, on le vend avec elle ou on l'enchaîne à la personne du maître. L'esclave n'a pas d'affection, il n'a pas de famille, il n'a point de femme, il n'a point d'enfant : il a une femelle et des petits. Son activité ne lui appartient pas, car le produit de son travail est à un autre. Mais pour que rien ne manque à l'esclavage, il faut aller plus loin, il faut abolir dans l'esclave le sentiment inné de la liberté ; il faut éteindre en lui toute idée de droit ; car tant que cette idée subsiste, l'esclavage est mal assuré, et à un pouvoir illégitime et odieux peut tout d'un coup répondre le droit terrible de l'insurrection, cette raison dernière des opprimés contre les abus de la force.
L'homme s'habitue aisément à l'esclavage, et apprend sans peine à obéir quand on lui enlève sa liberté tout entière.
L'esclavage déshonore le travail ; il introduit l'oisiveté dans la société, et avec elle l'ignorance et l'orgueil, la pauvreté et le luxe. Il énerve les forces de l'intelligence et endort l'activité humaine.
Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
L'avarice est un esclavage permanent.
L'esclavage n'est que le fruit de la violence et de l'injustice, ou tout au plus de la misère, dont la cruauté profite.
La liberté, c'est le rêve ; l'esclavage, c'est la vie.
Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation.
L'argent emprunté pèse, et l'homme libre et sage, sent bientôt qu'une dette est un rude esclavage.
On ne voit dans l'esclavage que de la faiblesse ou du désespoir, et dans l'indépendance que de l'aveuglement et de la férocité.
L'esclavage est dur pour qui est né libre?