La faiblesse humaine donne naissance aux fautes, la folie les alimente, l'orgueil fait leur apothéose.
La faiblesse de l'homme a besoin de croire et son orgueil a besoin de douter : sa raison prononcera qu'il y a plus de sagesse et de vérité dans sa faiblesse que dans son orgueil.
La faiblesse organique est la source de la mobilité physique et morale. Exemple : l'enfant, la femme.
Les hommes ont beau souffrir, ils ont encore la faiblesse de tenir å la vie, par habitude sans doute.
On éprouve souvent une secrète satisfaction à connaître les faiblesses d'un grand homme ; il semble que cette découverte nous relève à nos propres yeux.
Le monde respecte les vices qui supposent la force, mais il est sans pitié pour les malheurs qui supposent la faiblesse.
Mon ennemi mortel, c'est la faiblesse de caractère qui me fait vaincre par toutes les tentations.
Pourquoi ne pas supposer dans les hommes de la faiblesse plutôt que de la malice ? Il en devrait moins coûter de les plaindre que de les noircir.
On trouve un charme particulier dans la faiblesse naissante des êtres appelés à grandir.
La meilleure sauvegarde de l'homme contre une faiblesse est le souvenir vivant d'un être aimé.
Tout homme a ses faiblesses, et la familiarité les découvre bientôt.
Comme il y a d'aimables négligences qui servent de parure à l'esprit, il est aussi des faiblesses dont le cœur s'honore.
La plupart des femmes se rendent plutôt par faiblesse que par passion. De là vient que pour l'ordinaire, quoique souvent moins aimables, les hommes entreprenants réussissent mieux que ceux qui ne le sont pas.
Quoique nous sentions nos faiblesses nous sommes assez injustes pour exiger que les autres ne les voient pas, et qu'ils nous fassent honneur de certaines qualités que nous nous reprochons comme des vices.
Cachez vos faiblesses, non sous le voile de l'hypocrisie, mais sous celui de la pudeur.
Chaque homme a ses faiblesses, ses moments de doutes, et ses défauts.
Chaque année qui s'écoule ajoute à ma faiblesse, et mes facultés m'abandonnent dans la même mesure. L'an dernier c'était la vue, actuellement c'est l'ouïe ; l'année prochaine ce sera quelque autre chose, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.
Les faiblesses des hommes supérieurs satisfont l'envie et consolent la médiocrité.
Quand la résistance est inutile, la faiblesse se plaint, la bassesse flatte, et la sagesse se soumet.
La faiblesse cherche à se donner des espérances plutôt qu'à s'assurer le succès, et elle ne parvient de cette manière qu'à se perdre, en inspirant des soupçons qui irritent autant les partis que la réalité même, car il vaut mieux les frapper que les menacer.
Ne comptez pas sur vos forces, car demain peut-être, en présence de puissantes circonstances que vous n'aurez pu repousser, ce que vous appelez vos forces ne sera plus qu'une vaniteuse faiblesse.
La faiblesse et l'ignorance rendent les hommes paresseux et ignares, sans intérêt.
La faiblesse des fourbes, c'est qu'ils croient que les autres le sont aussi.
Qui n'a pas les faiblesses de l'amitié n'en a pas les forces.
Nul homme n'est sans erreur, ni roi sans faiblesse.
Je ne tolère point qu'on se mêle de mes faiblesses, même lorsque j'y invite.
La connaissance et la certitude de notre propre faiblesse sont peut-être les deux plus grands obstacles pour la vaincre.
La faiblesse des convenances est qu'il leur faut un manuel.
La faiblesse a sa fierté, elle ne veut pas faire le jeu du destin qui la stimule pour la battre.
Il n'y a rien de si désobligeant que d'avoir des faiblesses en pure perte, nous ne nous pardonnons que celles dont un amant sait profiter.
Les faiblesses de nos amis, quand elles restent orthodoxes, quelle charmante occasion pour nous de leur complaire !
Ménagez de l'amour les charmantes faiblesses, il fuit la tyrannie, et se rend aux caresses.
II est des faiblesses qui caractérisent les sots, et qu'ils ont le privilège de ne partager avec personne.
Les faiblesses des grands hommes consolent le vulgaire. Il les signale ; il les compte ; il se donne beau jeu ; il n'a pas peur qu'on lui rende la pareille. Nul ne remarque les faiblesses du vulgaire. Pourquoi ? parce que le vulgaire n'est que faiblesse.
Trop de facilité à pardonner tient moins de la grandeur que de la faiblesse d'âme : quiconque sent fortement ressent longtemps.
La faiblesse ou la force d'âme nous attachent à la vie, et nous y tenons diversement, mais presque également, soit que nous la possédions, soit qu'elle nous possède.
L'esprit le plus fort est celui qui connaît le mieux sa faiblesse.
La morale nous apprend à connaître que nos propres faiblesses, et à ne s'occuper qu'à corriger les dérèglements de notre cœur.
II y a plus de faiblesse que de raison à être humilié de ce qui nous manque.
La faiblesse n'est pas le vice, mais elle y conduit.
Les vieillards, comme les femmes et les enfants, ne doivent pas abuser de leur faiblesse.
La première marque de courage qu'on se puisse donner à soi-même, c'est de se défier de sa faiblesse.
Un homme sage est également éloigné et de la faiblesse qui croit sans discernement, et du pyrrhonisme qui se fait un pitoyable mérite de ne rien croire.
Notre volonté n'étant jamais neutre, elle est secrètement complice des faiblesses qu'elle ne combat pas.
La faiblesse est le plus grand des malheurs et le plus grand des défauts.
Le sort de la faiblesse est d'être partout dépendante.
Faisons-nous forts, car la grande maladie de ce siècle c'est la faiblesse.
La vertu parfaite détache l'homme de lui-même, et fait qu'il ne se lasse point de supporter la faiblesse des autres. Plus on est loin du vice, plus on est patient et tranquille pour s'appliquer à le guérir.
La faiblesse produit l'esclave : tel arbre, tel fruit.
L'imagination grossit souvent les difficultés, elle fait croire les choses plus irréparables qu'elles ne sont, et notre faiblesse plus incurable qu'elle n'est en réalité.
La faiblesse des uns fait la force des autres?