Tous les cœurs sont à secret comme les serrures, le grand art est de les ouvrir sans rien forcer.
Je ne t'aime pas et tu ne m'aimes pas, on n'est pas forcé d'aimer quelqu'un.
Celui qui veut s'asseoir aux bonnes places au banquet de la vie est forcé de jouer des coudes et de se faire lui-même la place qu'il occupe.
Tous les enfants vivent dans la contrainte. Tous les enfants sont obligés de faire des choses qu'ils ne veulent pas faire. C'est forcé. Ce n'est pas possible autrement. Les enfants acceptent tout ça, ils acceptent d'aller à l'école parce qu'ils savent bien qu'il faut aller à l'école.
J’ai appris avec le temps qu'on ne peut rien forcer. Ce qui doit arriver arrive.
Malheur aux méchants qui forcent le Dieu de miséricorde d'agir comme s'il était cruel !
Que celui qui n'a jamais forcé sa pensée pour lui donner du relief jette la pierre aux moralistes.
Il y a des gens qui forcent les serrures et les coffres-forts, il y en a d'autres qui s'amusent à forcer les âmes.
Se venger de quelqu'un, c'est vouloir le forcer à se repentir du tort qu'il nous a fait ; quel moyen plus efficace que de lui pardonner ?
Celui qui a une vraie valeur nous force à écouter quand il est là et à penser quand il est parti.
L'amour est la plus douce des drogues dures. Il nous parle de nous-mêmes. Il nous entraîne derrière lui. L'amour force tous les barrages. Il est seul à régner et il nous fait souffrir autant.
Il y a une grande différence entre la misère qui provient de la stagnation forcée du travail, et le paupérisme, qui souvent est le résultat du vice.
Nous sommes tous forcés de faire ce qui nous déplaît sans obtenir ce que nous désirons.
Ne te marie que forcé par ton cœur, sinon tu seras malheureux.
Le propre du travail, c'est d'être forcé.
On peut persécuter, mais non forcer à croire.
Forcer un ami à rougir, c'est le perdre.
À chacun son métier, l'homme sage et prudent, ne fait que ce qu'il sait, sans forcer son talent.
L'orgueil irrite les orgueils contraires ; on s'aigrit, on se bat, on s'emprisonne, on se déchire ; et ce monde devient un véritable enfer, par l'extravagante prétention de vouloir forcer la chose la moins comprimable après l'eau : la pensée.
La pire des folies est celle qui porte à croire qu'on a trouvé la sagesse : un fou qui se croit sage méprise ou hait tout ce qui ne pense pas comme lui ; il veut, pour le bien public, forcer son prochain à se soumettre à son opinion ; tout homme qui émet un avis opposé au sien est un ennemi.
La fraternité est un mot qui ne signifie rien quand il est signifié par la force, le canon, la guillotine, parce qu'il n'y a de fraternité forcée et d'amour contraint.
Une cohabitation forcée n'engendre qu'une aménité hypocrite.
L'une des pires souffrances est la cohabitation forcée avec des individus qu'on n'aime pas.
Je n'accepte pas ce qui m'écrase, je m'y soustrais ; je ne me laisse pas forcer, je me refuse.
Qui force son naturel, le naturel revient.
L'amour-propre refuse ce que la vanité veut donner, et l'intérêt gémit d'être forcé d'obéir.
Nul ne peut forcer le destin.
Rien n'est plus insupportable que les peines d'une solitude forcée.
Que notre raison est faible, mais que notre industrie est grande ! dans tous les genres, elle sait forcer les obstacles même à devenir des moyens. C'est ainsi que le vent contraire sert à gagner le port en louvoyant, que la clef de la voûte empêche, par son poids, les autres pierres de tomber, et que, dans le mécanisme social, on fait servir les forces des hommes injustes à réprimer les injustices et à conserver l'ordre public. Où en serait-on si l'on ne pouvait confier la sûreté publique qu'à des soldats vertueux ?
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
Qu'il est dur de forcer son inclination !
Il n'y a que par le respect de soi-même qu'on force le respect des autres.
L'obstacle nous force à nous surpasser.
De tout voeux forcé la chaîne est odieuse.
On ne peut forcer personne à être injuste.
Le malheur de ceux qui forcent leur nature, ou qui l'étouffent, est de ne plus comprendre chez les autres les sentiments naturels et spontanés.
La plante forcée n'a point de parfum.
Quand un égal ou un inférieur entend me forcer à subir sa volonté, je n'ai plus l'ombre de soumission, parce que l'arrogance et l'injustice n'ont droit à aucun respect.
Si vous ne pouvez faire du bien à vos ennemis, parce que l'occasion ou les moyens vous manquent, vengez-vous d'eux en les forçant à vous estimer, et confondez-les par votre bonne conduite.
La gloire des hommes serait-elle de se déchirer mutuellement comme les bêtes les plus féroces ? Leur grandeur consisterait-elle à faire des malheureux ? Doivent-ils beaucoup s'applaudir de leur puissance, quand, par le honteux motif de se venger, ils ont versé le sang de leurs frères ; quand ils ont défiguré en eux l'ouvrage de la nature ; quand ils ont procuré leur ruine, leur déshonneur ; quand ils les ont réduits à pleurer éternellement les pertes que leur a causées une vengeance portée à l'excès ? Ne serait-il pas bien plus glorieux d'épargner des coupables, qui ne peuvent ou ne veulent plus nuire ; de songer qu'on a pu les perdre et qu'on les a sauvés ; de les forcer à reconnaître qu'ils doivent la conservation de leur vie, de leur honneur, à ceux qu'ils avaient le plus sensiblement offensés ?
Pourquoi les riches ne seraient-ils pas forcés de donner ? Les pauvres sont bien forcés de recevoir !
On est toujours forcé de donner quelque chose au hasard.
Dans la vie les problèmes se posent toujours plus ou moins de travers, aussi ne trouvent-ils de solution conforme absolument à aucun système, à aucun principe. Rien n'est préconçu dans la vie, elle improvise toujours et nous force à sortir des conventions. Aucune situation n'en répète une autre tout à fait, aucune morale ne suffit tout à fait dans toutes les circonstances, dans toutes les situations. Il faut s'inventer soi-même et se créer une éthique privée à son usage propre et exclusif.
Il faut employer la torture avec un véritable ami pour le forcer à révéler le secret de ses amis.