Il est inutile à une femme de posséder les vertus des hommes si elle n'y joint les grâces qu'ils n'ont pas.
Les grâces naturelles d'un enfant, dont la raison se développe, peuvent être négligées par l'homme frivole ; mais le sage les observe et il y voit la vertu qui doit un jour distinguer son âge mûr.
La grâce, c'est le génie de la femme.
Le bonheur n'a bonne grâce que lorsqu'il est prompt comme la pensée.
Il reste toujours quelque chose du vieil homme, on ne meurt jamais entièrement à soi-même, la grâce corrige la nature sans la supprimer.
Comment faites-vous pour être toujours gracieuse ? — J'aime.
Il est des âmes à qui tout est facile, à qui rien ne coûte ; elles ont en elles comme une abondance de joie qui se répand jusque sur leurs tourments, sur leurs sacrifices volontaires ; elles savourent la volupté de souffrir. Ne leur parlez pas de leurs devoirs, elles ne vous comprendraient pas. En se donnant, elles ne songent qu'à se satisfaire ; elles font le bien aussi naturellement que le soleil luit, que les plantes respirent, que les oiseaux volent, que l'eau coule, qu'une source s'épanche, que le ciel se fond en rosée. Ces âmes rares, nous les appelons belles ; cela signifie que leur vertu a la grâce d'un sourire.
Seigneur Dieu, répands ta grâce sur ces deux époux qui s'engagent solennellement en ta présence à partager la bonne et la mauvaise fortune, et à n'être jamais devant toi qu'une âme et un cœur.
Cette jolie fille, grande, élancée, des mains et des pieds de duchesse, des cheveux d'un blond cendré très bouffants et ramenés en arrière, de beaux yeux bruns, doux comme le velours, un teint éblouissant, un sourire dont la grâce est relevée de je ne sais quoi de simple, quand elle se promène, sans penser à rien, le long de l'avenue, les passants s'arrêtent pour la contempler, et se disent : Quelle belle plante !
L'urbanité, la bonne grâce coûtent si peu, et rapportent tant !
Savoir et sagesse sont la parure des hommes ; celle des femmes se trouve dans la grâce de leur toilette.
Mensongère est la grâce, vaine la beauté : seule la femme craignant Dieu mérite des éloges.
Le souvenir d'une grâce ancienne est quelquefois une nouvelle grâce.
Le bonheur est de même nature que la grâce selon la doctrine janséniste : pour être heureux, il faut être un élu.
La force s'enveloppe quelquefois de grâce.
Pour trouver grâce à tous les yeux, le savoir a la modestie, l'ignorance a la candeur.
Une femme qui a des grâces n'a point besoin d'ornements.
Il est des moments d'amitié qui ont la grâce de la rose sans épines.
Une grâce injuste ou difficilement obtenue est trop payée.
Les grâces sans mérite ne plaisent pas longtemps.
Chez les vieillards, les plaisirs sont remplacés par les bonnes grâces.
Ce qui conserve à la couronne nuptiale une éternelle fraîcheur, c'est la bonté, la pudeur craintive, la grâce qui ne vieillit jamais, qui, semblable aux rayons du soleil, inspire la joie à tous les cœurs ; c'est la douceur aux suaves regards, et la dignité qui se respecte elle-même.
En amour, on préfère les grâces du corps à celles de l'esprit.
La grâce est toujours dans les yeux.
En fait de grâce comme en tout, il n'y a que le cœur qui ne vieillisse pas.
L'homme qui n'a pas reçu quelque grâce d'en haut n'est qu'une machine.
La grâce imite la pudeur, comme la politesse imite la bonté.
II faut suivre de bonne grâce son destin de peur qu'il ne nous entraîne.
L'amour met l'âme dans le regard, de la grâce dans le corps, de la douceur dans la voix.
Peu de gens sauront te faire grâce de ce que tu ne veux pas entendre.
La grâce meurt avec toutes les perles de son collier.
La grâce n'a pas peur de la beauté ; la beauté a peur de la grâce.
Les grâces, séduisantes dans la jeunesse, deviennent des minauderies dans l'arrière saison.
Le temps qu'on sacrifie aux grâces n'est jamais perdu.
Ce qu'il y a d'exquis dans la danseuse, c'est que, chez elle, le talent implique presque fatalement la grâce.
La rose a son éclat, le printemps sa fraîcheur, l'aube du jour sa chaste flamme, le lis sa grâce et sa blancheur, la femme sa pudeur, ce doux parfum de l'âme.
Rendre grâce à Dieu, au Créateur, est, pour tout être humain, un devoir quotidien.
Quand on bénéficie de la grâce d'un salaud, il faut en profiter et ne pas lui laisser le regretter.
La modestie est la grâce du mérite.
Vivre sans avoir rien à se pardonner est une grâce dont il faut tirer de la consolation et non de la vanité.
La grâce ajoute au bienfait?