Sortir avec bonne grâce et politesse, c'est sortir par la bonne porte.
La politesse, quand elle est bien placée, est le plus bel ornement des paroles et des actions. Les moindres choses, guidées par elle, sont toujours accompagnées de grâce ; elle embellit le mérite même.
La gourmandise est une grâce chez les femmes.
Les Grâces, filles de Jupiter et de Vénus, président aux jouissances de l'esprit et du cœur.
Le droit de grâce ne doit jamais s'exercer envers les coupables.
Les grâces sont vierges, sans espérance de retour.
Ce qu'on fait contre la grâce de la nature, on le fait toujours très mal.
La nature vous a donné une grâce charmante à qui l'art ajoute ses attraits.
Quand la grâce se mêle aux rides, elle est adorable : il y a on ne sait quelle aurore dans de la vieillesse épanouie.
La grâce protège : en lissant son aile, le cygne s'en fait une cuirasse.
Les femmes mentent avec tant de grâce que rien ne leur sied mieux que le mensonge.
Aucune grâce peinte ne veut une grâce vivante.
Qui fait des grâces doit choisir les sujets pour éviter les reproches et l'ingratitude.
La grâce est la sœur du goût et sa compagne fidèle, jamais on ne les rencontre l'un sans l'autre ; ce sont deux enfants jumeaux qui diffèrent d'attributions, mais dont les traits sont semblables.
La grâce dans la force, c'est l'égard.
La grâce est dans le mouvement d'un bras ; la loi du monde est dans l'expression d'un regard.
La grâce de la persévérance est la plus importante de toutes, elle couronne toutes les grâces.
La pudeur est la grâce la plus touchante qui puisse embellir une femme ; elle est le gage certain de l'innocence et de la vertu.
La propreté est un agrément, et tient son rang dans l'ordre des choses gracieuses.
Une femme sans grâce est une fleur sans parfum.
Les grâces ne valent souvent pas les bassesses qu'on est obligé de faire pour les obtenir.
Sois délicat avec tes sœurs, leur sexe est doté d'une grâce puissante, et elles se servent de ce céleste moyen pour verser la sérénité sur toute la maison, pour en bannir les sombres humeurs, pour adoucir les corrections paternelles ou maternelles dont elles sont souvent témoins. Honore en elles le parfum des vertus de la femme ; profite de leur influence pour te donner un esprit plus liant, et puisque la nature les a faites plus faibles et plus sensibles que toi, mets d'autant plus d'attention à les consoler, si elles sont affligées, à ne les pas affliger toi-même, à leur témoigner constamment respect et amour.
L'amour, qui commence le plus souvent par les yeux, se nourrit des grâces de l'esprit et des qualités du cœur.
Dans le doute mieux vaut faire grâce que justice.
La grâce et le charme sont le partage exclusif de la jeunesse.
Si votre rang vous met dans le cas de répandre des grâces, tâchez de le faire aussi gracieusement. Lorsque vous pouvez donner dans le moment même, ne permettez pas qu'on vous sollicite. Ce n'est pas être libéral que de céder à l'importunité, c'est acheter son repos. On ne donne qu'à demi, lorsqu'on ne donne pas dès le jour qu'on peut donner. Il semble par ce délai qu'on cherche du temps, pour trouver les moyens de ne rien accorder ; c'est témoigner au moins qu'on n'oblige pas avec plaisir.
C'est donner deux fois dit-on que de donner vite, mais c'est faire un présent plus de cent fois que de le faire de bonne grâce.
Si votre femme est sage et vertueuse, respectez sa sagesse, et regardez-la comme un don du ciel. La femme vertueuse et pleine de pudeur est une grâce qui surpasse toute grâce : tout le prix de l'or n'est rien en comparaison.
Le mariage est une religion : il promet le salut, mais il faut la grâce.
Le coupable à qui l'on fait grâce se défie toujours de celui qui lui pardonne.
La délicatesse est à l'esprit ce que la bonne grâce est au corps.
L'amour, cet état de grâce, cet acte de foi : aimer, c'est prendre le voile.
L'amour porte deux arcs : celui des grâces qui fait le bonheur de la vie et celui de la violence qui y répand le trouble.
Les premiers jours du printemps ont moins de grâce que la vertu naissante d'un jeune homme.
Avec de la grâce on a tout, et sous un si beau jour l'amour nous fait paraître.
À la femme la grâce, la bonté, la douce plainte ; à l'homme la force, le courage, les mâles douleurs. À chaque sexe les respects des attributions de l'autre, sous peine de se dégrader tous les deux.
La certitude d'être aimé donne beaucoup de grâce à un esprit timide en lui rendant le naturel.
Il n'est rien de plus séduisant que la grâce unie à la force.
Les grâces de l'esprit, du cœur et du caractère, n'assistent pas toujours à la naissance de l'amour ; mais si, par un coup du ciel, elles sont appelées à fêter sa bienvenue, jamais les Fées n'auront mis pareille magie au service d'une destinée. Riches de trésors inépuisables, elles s'enferment avec lui dans son bonheur, l'animent, le renouvellent, elles enchantent ses habitudes, ajoutent à sa vie une vie qui n'est pas la sienne, et lui communiquent, avec leurs séductions, quelque chose de leur éternelle jeunesse.
Toutes les mères ont cette grâce à rendre jaloux Dieu même.
Les grâces se trouvent plus ordinairement dans l'esprit que dans le visage.
Les grâces et les faveurs que Dieu nous fait ne se conservent que dans l'humilité et le silence.
On n'hérite pas de la grâce, elle est innée?