Les hommages que les autres femmes reçoivent comme un don agréable, la Parisienne les lève comme un impôt.
Le doute ? Sérieux besoin de croire. L'ironie ? Ardent amour de la vérité. La révolte ? Soif de justice. Le blasphème ? Violent hommage à l'idéal.
La jalousie d'un fiancé est un hommage, mais celle d'un mari est une offense.
Qu'importe ce que la femme croit être, désire être, prétend être ! Il faut s'en tenir à ce qu'elle est, sous peine de mécomptes stupéfiants. La courtoisie permet de lui rendre tous les hommages, mais la prudence prescrit de n'attendre d'elle que ce qui est selon sa nature.
Ce n'est jamais sans une secrète révolte de l'orgueil que l'on paye à celui qui, après avoir été notre subordonné, devient notre supérieur, le tribut d'hommage et de déférence qu'il a droit d'attendre. Par un sentiment analogue, rarement le cœur est assez généreux pour rendre entière justice à celui qui nous succède dans une fonction que nous avons remplie, ou qui obtient celle que nous désirions remplir.
Un malhonnête homme peut singer l'esprit pour cacher ses ridicules vicieux, c'est un hommage que le vice rend à la vertu mais il n'est jamais un homme d'esprit. Car, tôt ou tard, il se flagellera sur son propre dos, en présence d'une foule de sots.
Les femmes refusent avec éclat l'hommage des hommes qui ne leur plaisent pas, pour accepter à petit bruit, et sans crainte d'être blâmées, la tendresse de celui qui les flatte le plus.
Dieu n'accepte pour véritables hommages que ceux que le cœur lui rend.
La bassesse des hommages intéressés qu'on rend aux grands ne justifie-t-elle pas, en quelque sorte, l'ingratitude dont ils payent, pour l'ordinaire, les services qu'ils reçoivent ?
L'esprit modeste qui ne cherche pas à primer se fait bientôt aimer par sa modestie même, qui est une espèce d'hommage secret qu'il rend aux autres ; et comme beaucoup d'esprit ne saurait longtemps se cacher, quand il vient à se faire voir, on finit par l'admirer. II ressemble à une mine riche, qui ne montre d'abord que quelques parcelles d'or assez obscures, jusqu'à ce qu'on la force, en quelque sorte, à découvrir les richesses qu'elle renferme.
L'éloge est un hommage dû aux talents et aux vertus ; il anime les arts, il excite l'émulation, mais il faut le dispenser à propos.
L'idolâtrie est le résultat de la sauvagerie, de l'ignorance la plus grossière ; mais au fond c'est un hommage rendu à Dieu.
Être copié, pour un commerçant, c'est un dommage, et pour un auteur, un hommage.
Il faut accepter les louanges et les hommages des hypocrites le sourire sur les lèvres.
Fleurs : Hommage végétal rendu à une dame en pleine santé ou à un contemporain défunt.
Les grands sont ennuyés des hommages qu'on leur rend, et blessés de ceux qu'on ne leur rend pas.
Les citations sont un hommage de la désinvolture à la paresse.
La plupart des femmes sont tendues vers les hommages. Il s'exhale d'elles une attirance, une sorte de parfum d'amour. On les sent plus ou moins vacantes.
Il en coûte moins de rendre hommage aux morts qu'aux vivants, dont la concurrence nous menace.
L'hommage ! Le centime accepté par les plus riches mains.
L'hommage des amis, c'est la fidélité.
Nous recherchons les hommages non pour ce qu'ils valent, mais pour ce qu'ils nous font valoir.
On rend d'autant mieux hommage à un mort qu'on n'a plus à l'envier.
Les hommages rendus aux morts sont la parure des vivants.
L'homme étant naturellement vain, il lui faut des hommages, des respects et des louanges.
Le premier hommage que reçoit l'homme supérieur est la haine des sots.
Abandonnerait-on les hommages ? Généreusement, ils vous quittent.
La jalousie est un hommage maladroit que l'infériorité rend au mérite.
Une femme, jusque de l'abandon, peut tirer une sorte de vanité : Elle se dit : « N'est-ce pas à m'avoir aimée qu'il a pris le goût d'en aimer une autre ? » L'infidélité lui est encore un hommage !
Le plus bel hommage que l'on puisse rendre à son dieu c'est de vivre en se passant de lui.
La jalousie qu'inspire la naissance est un hommage qu'on lui rend.
Occupés de leurs plaisirs et lassés des hommages, beaucoup d'homme ne les reçoivent plus qu'avec dégoût : mais qu'il faut être né dur, pour se faire même une peine de paraître bon, pour recevoir avec indifférence les marques d'amour et de respect que nous donnent nos semblables ! N'est-ce pas reconnaître qu'on ne mérite point l'affection des hommes quand on en rebute les plus doux témoignages ? N'est-ce pas s'avilir soi-même que de mépriser à ce point ses semblables, et de rejeter leurs hommages avec un dédain si digne lui-même de mépris ?
Nous montrer flatté, c'est laisser voir qu'au fond nous ne croyons pas mériter l'hommage qui nous flatte.
Si opposé que nous soit un homme d'esprit, nous lui rendons toujours un secret hommage ; et ce qu'on révère dans les gouvernants, c'est une intelligence présumée supérieure à celle des autres. La sottise, au contraire, ressort d'autant mieux qu'elle est revêtue de pouvoir, ou de titres nobiliaires.
L'amour-propre est flatté des hommages, l'orgueil s'en passe, la vanité les publie.
De mon temps, oh ! le premier hommage était au cœur : sans le cœur, point d'amants.
La véritable grandeur est ordinairement affable, douce, populaire. Celle, au contraire, qui n'est que d'emprunt, est farouche, inaccessible, délicate sur ses privilèges, aigre, brusque et dédaigneuse ; faut-il être surpris qu'elle excite si souvent l'envie et les murmures ? On l'honore en apparence, mais dans le fond on la hait ; on lui rend certains hommages, parce qu'on la redoute, mais ce ne sont que des hommages forcés ; et l'on sait bien, en son absence, s'en dédommager par les satires quelquefois les plus méprisantes.
Rien n'élève plus un homme que les talents : ils remplacent bien supérieurement en lui le défaut de la naissance ; ils le mettent même au-dessus des grands, en le rendant digne des hommages de ses semblables.
Le doute est un hommage rendu à l'espoir.
Certains hommages donnent la sensation d'un gigot après dîner.
Le pauvre, qui peut à chaque instant du jour faire hommage à Dieu de ses souffrances et de ses douleurs, est dans de meilleures conditions que le riche pour gagner le ciel.
La considération est l'hommage rendu à une vie tenue pour irréprochable.
L'orgueil ne demande rien, exige tout, et ne fait cas de la justice qu'à titre d'hommage.