Il faut savoir mépriser les biens présents si l'on veut jouir de ceux qui n'ont pas de fin.
Dieu a, de toute éternité, préféré la miséricorde aux châtiments.
La vraie charité est toujours accompagnée d'une pieuse compassion.
Il n'est pas difficile au divin Créateur de changer toutes choses à son gré.
Il n'est point de péché si grave, point de crime si énorme, que ne puissent expier les larmes du repentir.
Trop souvent on ne trouve qu'un chagrin au fond de la curiosité satisfaite.
Dieu ressent peut-être moins de joie de la persévérance du Juste que du repentir de l'Impie.
Ce qu'on fait avec dévotion se fait aisément.
Celui qui désespère de la miséricorde de Dieu envers les pécheurs, commet un péché irrémissible ; comme l'étincelle qui jaillit du caillou ne peut embraser la mer, l'amertume de nos péchés ne saurait altérer la douceur de la clémence divine.
La grâce divine abonde où ont le plus abondé l'abomination et les désordres.
Pécher est le propre de l'humanité ; ce qui est du démon, c'est de persévérer dans ses fautes.
Celui qui connaît les replis du cœur sait aussi l'intention qui dirige chacune de nos actions.
Le mépris des biens temporels convient à un esprit tourné vers le ciel.
Une prière fervente est plus efficace que toute la présomption humaine.
Le vœu qu'on fait pendant la tourmente, il faut l'accomplir lorsque le calme est revenu.
Celui qui accueille bien nos amis devient notre ami lui-même.
Le Seigneur seul qui est aux cieux doit être servi par nous avec un dévouement d'esclave.
Il ne peut y avoir de place pour la tristesse dans un cœur qui se fie en la bonté divine.
On affronte plus aisément la difficulté d'une entreprise, quelque grande qu'elle soit, quand on est soutenu par l'espoir d'une récompense assurée.
La volupté est suivie du châtiment, mais la nécessité donne la couronne céleste. On n'est coupable que des fautes auxquelles l'âme a consenti.
Dieu dispose tout comme il convient, et distribue à chacun, selon qu'il l'en reconnaît digne, les récompenses ou le supplice.
Rien n'est plus effroyable que l'envieux ; nul n'est plus coupable que le superbe.
La loi de notre religion nous enseigne qu'un homme doit remettre ses offenses à un autre homme, s'il souhaite que Dieu lui remette les siennes.
Nous n'avons pas pour les jugements de Dieu assez d'admiration ; nous voyons les événements, mais la science nous manque pour en discerner les causes.
Feindre, c'est tromper ; celui qui flatte vend la vérité.