Le fanatisme et l'intolérance engendrent la haine.
Les intolérants forcent tout le monde à leur ressembler plus ou moins. C'est une infirmité de la nature humaine que la colère engendre la colère et, une fois la passion déchaînée, il est bien rare qu'elle ne saute point par-dessus les barrières qu'a élevées la raison.
Confondre des pédants, démasquer des intrigants et des hypocrites, porter des coups mortels à la sottise méchante, à la superstition, à l'intolérance, il faut savourer cette volupté !
De nos jours, on allie volontiers au minimum de conviction le maximum d'intolérance.
La différence des opinions divise plus encore que celle des goûts, car rien n'est plus intolérant que l'esprit.
L'intolérance indique un esprit étroit où il manque une place pour les idées des autres.
Survivre à une souffrance intolérable, c'est tolérer l'intolérable.
L'intolérance est une faiblesse d'esprit.
Il faut être bien fort, ou bien fou, pour oser être intolérant.
La pauvre humanité est à la fois si vaine et si intolérante que nous ne pouvons plus prendre sur nous, ni de reconnaître, ni de supporter dans un autre les mérites et les qualités de son cœur et de sa raison.
La science a remplacé le chauvinisme. L'enthousiasme, le fanatisme, l'intolérance sont les mêmes et ce sont les mêmes gens.
Les hommes les plus intolérants admettent la liberté d'opinions pour ceux qui se convertissent à la leur.
Laissez l'homme aller selon sa pente naturelle, ce ne sera pas à la liberté qu'elle le conduira, ce sera à l'intolérance. L'homme naît à la fois ignorant et intolérant. Qu'il déclame contre l'intolérance dont il souffre, ou qu'à son tour il exerce l'intolérance dont il a souffert, si l'on y regarde de près et attentivement, on verra qu'il n'est guère moins intolérant dans le premier cas que dans le second.
L'intolérance, qu'elle s'applique à la liberté de parler ou à la liberté de croire, n'est pas plus variée dans ses effets que dans ses moyens, et l'expérience ne l'instruit guère.
L'intolérance aime par-dessus toutes choses à convaincre, à imposer, et elle adore ses propres traits gravés sur le visage du peuple.
Les rassasiés sont toujours les plus intolérants.
Les volontés des faibles sont la pâture de l'intolérance.
Rien n'est plus intolérable qu'une canaille qui a bon cœur.
L'intolérance de certains auditoires a pour cause, beaucoup moins le parti pris de ne rien écouter, que l'impuissance réelle de se contenir.
La pauvreté est un mal intolérable ; l'or est le bien le plus précieux que puissent posséder les hommes.
L'homme qui s'est mesuré, ne fût-ce qu'un jour, avec les difficultés de la vie, est moins intolérant que le doux rêveur qui regarde tout du haut de son étoile.
Autant que l'intolérance religieuse, détestons l'intolérance politique et morale.
Chaque parti nomme saine sa doctrine, et proscrit les autres : c'est l'hypocrisie de l'intolérance.
L'intolérance offre son aide, mais c'est le pouvoir qu'elle désire ; brutale, elle écarte de son chemin les dissidents, les mécontents, mais elle accorde ses grâces à ceux qui, l'adorant, reçoivent d'elle, avec soumission, la lumière de leurs propres yeux.
L'intolérance n'est de droit que pour l'infaillibilité.
Il faut combattre l'intolérance, de quelque côté qu'elle se produise.
L'ignorance et la peur sont ce qui suscite, provoque, fonde le racisme et l'intolérance.
L'intolérance des opinions est plus forte que la tolérance parce que la première est d'origine affective et la seconde d'origine rationnelle.
Un des caractères généraux les plus constants des croyances est leur intolérance.
L'intolérance est le plus terrible défaut.
L'école doit intégrer dans ses programmes la lutte contre le racisme, qui est la base de l'intolérance et du fanatisme, l'un et l'autre se traduisant par l'exercice du mal absolu.
L'intolérance des tolérants existe, de même que la rage des modérés.
Il n'est pire intolérance que celle de la raison.
Le gouvernement qui devient bien intolérant a encore bien des sottises à faire : c'est le voleur qui voudrait fermer la bouche à ceux qui déposent contre lui.
Plus on est absurde, plus on est intolérant et cruel : l'absurdité a élevé plus d'échafauds qu'il n'y a eu de criminels.
L'intolérance est de tous les temps : il n'est point de religion qui n'ait eu ses fanatiques.
La faute du prochain est toujours grave ; la nôtre toujours excusable. Notre malheur nous semble toujours intolérable, celui du voisin toujours facile à supporter.
Ce qui rend un homme intolérant, ce n'est pas la qualité de sa doctrine, mais l'assurance qu'il a de posséder la vérité. À quels excès ne vient point un « libre-penseur », dès qu'il a foi en lui-même e si peu qu'il ait quelque âcreté dans le sang !
L'intolérance est dans la nature de l'homme et non pas dans les religions. Quand une religion naît elle rencontre l'intolérance, comme toute innovation dans le domaine des sciences et des arts. Quand elle s'est imposée, elle devient intolérante à son tour. Et, quand elle décline, elle subit l'intolérance à nouveau.
Si je faisais une religion, je mettrais l'intolérance au rang des sept péchés mortels.
Vive la liberté ! A bas l'intolérance !
Si vous voulez qu'on tolère ici votre doctrine, commencez par n'être ni intolérants ni intolérables.
Je demande à présent si c'est la tolérance ou l'intolérance qui est de droit divin ? Si vous voulez ressembler à Jésus-Christ, soyez martyrs, et non pas bourreaux.
L'intolérance est la compagne nécessaire des convictions fortes.
Ce qu'on tolère devient intolérable ; incorrigible ce qu'on ne corrige pas.
L'intolérance préfère le sang à la pierre et se repaît avec délices de la volonté humaine.
C'est toujours sur les frontières des religions que se rencontre l'intolérance.
Lorsque la paix se présente aux hommes, l'intolérance forge ses armes.
L'intolérance a créé l'hypocrisie.
La tolérance n'a jamais excité de guerre civile ; l'intolérance a couvert la terre de carnage.
L'intolérance ne produit que des hypocrites ou des rebelles : quelle funeste alternative !
L'intolérance, escortée du despotisme qui en est l'application, est le pire des maux.