Chaque journée, chaque année est comme un jardin dont la culture nous est confiée : ne pouvant en élargir la surface, notre tâche est de choisir les bonnes semences et de sarcler les herbes parasites.
Quelles journées voudrions-nous retenir des deux mains ? Non pas seulement les journées de bonheur, mais les journées perdues. Les unes laissent au moins un souvenir, les autres laissent un regret, presque un remords.
On voudrait pouvoir retenir, par leur manteau de feuillage, les journées d'automne ; mais elles s'enfuient, ne nous laissant que des lambeaux de leur parure.
Si nous vivons avec des objectifs précis, nous vivons pour une minute, pour une heure, pour une journée au lieu de vivre chaque minute, chaque heure, chaque journée.
Qui passe un jour sans faire du bien a perdu sa journée.
Une journée perdue est une poignée de sable qui a coulé entre mes doigts.
Il est d'heureuses rencontres sans lendemain qu'on n'aurait jamais prévues et qui éclairent soudain une journée. On est tout étonné de désirer revoir cette personne.
Les petites vertus sont comme de sages ouvrières, qui vont sans bruit chaque matin à leur journée.
Que votre journée se passe de telle manière que, le soir, vous voudriez la recommencer.
À mon âge, avec l'intuition des malheurs prochains et de la fragilité de l'existence, une belle journée ne paraît qu'une grâce dont il faut jouir vite, un répit dont il faut user avec empressement.
Le cœur n'a pas besoin d'attendre le soir pour avoir fait sa journée.
La journée est courte, mais la tâche à accomplir est immense.
Ce que la journée a travaillé, la nuit l'a mangé.
Mon mariage, c'est une des journées de ma vie que j'ai marquées à la craie.
Les journées les plus charmantes sont celles baignées de soleil et d'air bleu.
Journée nulle pour le travail, c'est-à-dire comme les précédentes. Les jours se suivent et se ressemblent, comme dit le proverbe.
Chaque journée est une petite vie, chaque réveil et chaque lever une petite naissance.
La vie est comme la journée : elle a ses heures mortes.
Douce et tiède journée d'automne, une de ces journées où, dans l'air immobile, les feuilles semblent tomber par lassitude et par fatalité.
Comment se fait-il que la plupart des hommes, même les moins constants, attendent que la corde casse pour échapper au balancement trop symétrique de la vie humaine, des mêmes nuits aux mêmes journées ?
Tranquillité de la conscience, étude variée, uniformité de vie, voilà les seuls moyens d'échapper à l'ennui, et de passer des journées délicieuses, en dépit même de la fortune et du sort le plus contraire.
Au petit matin quand l'air est agréable et léger, c'est le seul moment bon de la journée. Il faudrait vivre de 11 heures du soir à 6 heures du matin, et c'est le temps hélas qu'on emploie à dormir. Tout est à rebours de ce qui conviendrait.
La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.
On n'est pas d'accord sur le moment de la journée où l'esprit est le plus disposé au travail. Les uns prétendent que c'est le matin, d'autres soutiennent que c'est le soir. Le fait est que chacun a raison pour soi, sans pouvoir juger pour les autres, puisque tout dépend de l'action plus ou moins prompte des organes de la nutrition. Le cerveau ne saurait agir avec toute son énergie que dans cet état de liberté qui suit le travail de l'assimilation, et qui précède le besoin.
Une journée qui n'a pas donné tout ce qu'elle pouvait produire est une journée mal employée. Une journée remplie seule donne le contentement sérieux.
Dans la solitude, les journées sont si semblables l'une à l'autre que leurs dates s'effacent.
Occuper sa vie est l'unique moyen d'en prolonger la jouissance et d'en abréger les ennuis, de se consoler du peu de jours que nous avons à vivre, et de supporter sans peine le fardeau de chaque journée.
Chaque jour qui commence est une page vierge. Une étendue de temps qui n'a pas encore été vécue. On peut y écrire ce que l'on veut. Il n'appartient qu'à soi de décider de réussir cette journée, malgré ses contraintes et ses obligations.
Profite de ta journée comme si elle était la dernière.
Une journée que l'on se rappelle avec plaisir est toujours une journée pleine.
Quand beaucoup de sensations diverses ont agité la journée, quand des choses préoccupent l'esprit, on s'endort, mais on ne se rendort pas. Le sommeil vient plus aisément qu'il ne revient.
Une journée où il n'y a rien eu pour l'âme, voilà au fond la journée perdue.
Une journée qui s'achève : encore une que le néant n'aura pas.
Pour louer la vie et la journée, attends la fin de l'une et le soir de l'autre.
J'aime les journées magnifiques qui se terminent par un poétique clair de lune.
La journée de la veille est pour moi aussi éloignée que l'année dernière, le passé n'a pour ma mémoire qu'un plan, comme pour mon œil le ciel étoilé.
On doit régler chaque journée comme si elle était la dernière.
Une seule journée du sage vaut mieux que la vie entière d'un sot.
Je ne sais à quoi s'est envolée ma journée, il me semble avoir rêvé.
Brumeuse matinée, promet belle journée?