Un fait est incontestable au milieu de tant de progrès matériels, intellectuels, le sens moral a baissé.
La musique est l'art d'émouvoir par la combinaison des sons.
La musique est l'art de la pénétration mutuelle, l'art de la fusion des cœurs.
Les plus complètes jouissances de la vie laissent encore un infini dans l'abîme du désir.
Dans un couple, l'ennui engendre l'infidélité.
C'est par l'amour que la femme reçoit toute chose ; là est sa culture d'esprit.
Le mariage donne au mari un moment unique pour acquérir vraiment la femme, la soustraire à l'influence étrangère et se l'assurer à toujours. Il faudrait que dans ces commencements où il peut beaucoup sur elle, il l'associât à son mouvement d'esprit, à ses affaires, à ses idées ; qu'il l'initiât à ses projets, qu'il lui créât dans son activité une activité à elle ; qu'elle veuille et pense avec lui, agisse avec lui, souffre avec lui : voilà le mariage.
Le plus tentant pour l'homme, c'est l'inutile et l'impossible.
Pour réussir, la minutie est nécessaire ; sans elle, nul résultat n'est possible.
Le temps s'amuse à nous séparer.
La justice doit être impartiale et bienveillante pour être tout à fait juste.
La femme, c'est la beauté : beaucoup de tendresse, un peu de faiblesse.
Un sacrifice n'est vraiment un sacrifice qu'autant qu'il est volontaire.
L'époux est le père de l'épouse.
Nul homme ne ressemble à un autre homme.
Quand la chose peut se cacher, le malade souffre en silence.
Ne frappez pas une femme, eut-elle fait cent fautes, pas même avec une fleur.
La femme n'est qu'amour : rendez-le-lui, vous en ferez tout ce que vous voudrez.
Changer de lieu, parfois, c'est changer tout.
On ne parviendra jamais à harmoniser tout et rien.
Nulle passion n'est fixe, la peur moins qu'aucune autre : il faut en subir le progrès. Or, la peur a ceci qu'elle va toujours grossissant son objet, toujours affaiblissant l'imagination maladive. Chaque jour nouvelle défiance ; telle idée semble dangereuse, aujourd'hui tel homme, demain telle classe. On s'enferme de plus en plus, on barricade, on bouche solidement sa porte et son esprit ; plus de jour, point de petite fente par où puisse entrer la lumière.
De l'homme à la femme tout est musique d'amour, musique de foyer et d'alcôve. Un duo, c'est un mariage ; on ne prête pas son cœur, mais on le donne.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
Tout est inestimable de celle qu'on aime, et tout est récompense.
Il faut beaucoup d'étude pour saisir un individu.
La simplicité du génie s'applique aux objets comme une lumière puissante qui n'a pas besoin de détour parce qu'elle pénètre et traverse tout... Le privilège du génie c'est qu'en lui l'inspiration agit par devant la réflexion ; sa flamme brûle en pleine lumière ; tout se traîne chez les autres, lentement, successivement ; l'intervalle les stérilise ; le génie comble l'intervalle, joint les deux bouts, surprime le temps, et est un éclair de l'éternité.
Savez-vous le danger de s'isoler, de s'enfermer ? C'est de n'enfermer que le vide : en excluant les hommes et les idées, on va diminuant soi-même, s'appauvrissant. On se serre dans sa classe, dans son petit cercle d'habitudes, où l'esprit, l'activité personnelle ne sont plus nécessaires. La porte est bien fermée, mais il n'y a personne dedans. Pauvre riche égoïste ! si tu n'es plus rien, que veux-tu donc si bien garder ?
Si l'avenir est déjà en vous comme germe transmis du plus lointain passé, qu'il y soit donc aussi comme désir du progrès, comme volonté d'amélioration, comme vœu fraternel pour le bonheur de ceux qui doivent vous suivre. Aimez d'avance cette vie ignorée qu'on appelle l'avenir, travaillez pour lui, il naîtra.
Les femmes et les enfants sont une aristocratie de grâce et de charme.
Heureux celui dont la femme refait tous les jours le cœur par la musique du soir !
Le mariage est un consentement, donation mutuelle des cœurs.
L'amour est l'amour, une chose qui ne ressemble à aucune.
Une sévérité cruelle qu'on a pour les femmes, c'est de les juger précisément sur ce qui se fane le plus vite chez elles, le visage.
L'homme sans femme ni enfant étudierait mille ans dans les livres et dans le monde le mystère de la famille qu'il n'en saurait pas un mot.
Élever une fille c'est élever la société elle-même, car la société procède de la famille, dont l'harmonie est la femme.
L'amour est le frère de la mort, on l'a dit et répété, mais qui a sondé encore à quelle profondeur il est le frère de la douleur ?
Le jour où la pitié devient moquerie, commence un âge barbare.
Plus sa famille est loin, plus ta femme est à toi.
On s'attache par le temps, on finit par s'adorer.
Toute folie de la femme est une sottise de l'homme.
Le cœur des mères se fond en douces caresses.
Pour se soumettre, il faut être libre ; pour se donner, il faut être à soi.
Une des causes les plus ordinaires des illusions de l'amour et de ses exagérations, c'est de croire que l'objet aimé est un miracle, est unique par tel mérite, qu'on trouve ensuite chose commune, quand on sait un peu plus le monde.
Le soleil de l'homme, c'est l'homme.
Dès qu'un homme politique se résigne, il est perdu.
La femme a toute sa vie un besoin d'épanchement.