Le savoir n'est que nuisible quand s'y joint l'orgueil, pire quand s'y joint le pédantisme.
La santé, la raison et le savoir sont les vrais trésors de l'homme.
Ce qui est superficiel dans le savoir ne sert qu'à l'étalage, il n'y a de jouissances que dans les études approfondies.
Le vrai plaisir du savoir, c'est l'étude. Nous aimons, dans les connaissances acquises, ce qu'elles nous promettent de connaissances nouvelles : savoir, c'est le bonheur d'hier, précieux surtout parce qu'il garantit le bonheur de demain.
Le savoir, c'est avoir acquis plus de connaissances que n'en a le vulgaire.
Le savoir crée la souffrance. La souffrance fortement sentie fait la grandeur.
Le savoir a ses parvenus comme l'argent, également insupportables dans la vie pratique.
Le savoir rend les esprits supérieurs modestes, et les esprits médiocres cuistres.
Le « savoir », c'est ce qu'un jour nous ne saurons plus.
Posséder le savoir et être convaincu qu'on ne sait pas est la condition des esprits supérieurs ; être ignorant et croire qu'on sait est une maladie.
Révérons le savoir sans oublier qu'un intellectuel est aussi facile à duper qu'un ignorant.
Le savoir qui ne s'enrichit pas s'émiette.
Le savoir ne dispense d'agir car la pensée est sœur de l'action.
Le savoir est la prudence qui prévoit les obstacles et qui sait les éviter.
Le savoir a ses préjugés comme l'ignorance : le sot croit trop, et le savant trop peu.
Le savoir nourrit l'imagination, l'érudition la stérilise.
Le savoir n'appartient à personne, il est à la disposition de tous.
Le savoir par le cœur doit être préféré au savoir par cœur.
Le savoir ne réside pas seulement dans les livres, les laboratoires, les fiches, mais dans et par l'amitié, celle des hommes, celles des bêtes et des étoiles.
Le savoir rend quelquefois très impertinent ; un sot savant est sot, bien plus qu'un sot ignorant.
Le savoir n'est rien sans l'art de vivre.
Le savoir est quelque chose qu'on se met en bouche et qu'on savoure.
Le savoir est la somme des ignorances reconnues.
Le savoir est l'arme la plus efficace contre les tyrans. La preuve, ils brûlent toujours tous les livres.
Le savoir s'acquiert avec le temps.
Le savoir n'est jamais complet, il va toujours de pair avec l'ignorance.
Le savoir commence là où commence ce que le monde ignore.
Le savoir est la lumière de l'esprit.
Le savoir élève l'âme.
Le savoir et l'âge chassent la présomption et désabusent.
Plus on avance, plus on apprend qu'on ne sait rien, et on vient à bout de se convaincre que le vouloir ne donne pas le savoir ; il est toujours triste de connaître les bornes de ses facultés.
Le savoir, portant assez de consolation en lui-même, n'a pas besoin du fracas qui ébahit la foule.
Le savoir se perd avec celui qui néglige de le transmettre.
L'homme ne communique avec les choses que par le savoir et par l'amour.
Laissez dire les sots, le savoir a son prix.
Le savoir est la plus belle chose au monde.
Le savoir est pour l'homme studieux, et les richesses pour l'homme vigilant.
Le savoir suprême s'il suffisait de s'asseoir pour l'acquérir, toutes les grenouilles seraient Bouddha.
Le savoir diffère autant de l'ignorance que la vie diffère de la mort.
Il faut, dans le savoir, préférer l'utile au brillant.
La savoir est un malheur quand la prudence ne lui sert pas de guide.
Le savoir multiple n'enseigne pas la sagesse.