Plus étroits que ceux du sang et de la famille sont les liens de l'amitié.
L'amour est plus fort que la mort. La mort est impuissante à rompre les liens avec l'être aimé.
La sympathie, le respect et les services reçus et rendus forment entre eux des liens solides.
Un homme amoureux fait, au moment de nouer un tendre lien, toutes sortes d'imprudences.
Le danger dissout tous les liens.
La famille est le plus doux des liens.
Être ensemble sans avoir rien de profond à se dire, c'est un des liens de l'amitié.
L'incapacité de nouer de nouvelles affections apparaît à nos anciens amis comme un gage de fidélité. Ils devraient plutôt s'en affliger, car c'est là le signe d'un épuisement affectif qui n'épargne pas notre attachement pour eux. L'être impuissant à créer de nouveaux liens n'est guère en état de maintenir vivantes ses anciennes affections, et sa « fidélité » ressemble beaucoup à celle du squelette au cercueil ou de la pierre au lieu qu'elle occupe.
Les liens qui unissent le père à ses enfants, le frère à ses frères, la sœur à ses sœurs, les amis à leurs amis, les citoyens à leurs concitoyens, ont été précédés des nœuds qui attachent l'époux à l'épouse. Rien n'est plus sacré que cette union, et du bon ordre qui y règne résulte celui de toute la société.
Beaucoup de mariages couvent dans leur principe même un germe de dissolution ; combien, noués avec des liens dorés, se brisent comme le métal ! combien, formés sans connaissance réciproque des goûts, des habitudes de chacun, ont mêlé ensemble des caractères antipathiques, des mœurs opposées dont le contact forcé a fait jaillir les plus grandes douleurs !
Le lien du mariage confond en une société commune non seulement la vie extérieure des deux membres, mais encore la vie morale et la vie spirituelle.
Gloire à ceux qui, recourant aux liens sociaux les plus intimes, cultiveront les doux épanchements de l'amitié, non pas de cette double et infranchissable individualité où l'on enferme tous ses désirs et toute son affection dans un couple égoïste, mais de cette union qui n'est si étroite et si serrée que pour mieux se détendre, en faisant rejaillir sur tous nos semblables les avantages qui naissent de l'accord de deux âmes, de deux intelligences courant au même but par les mêmes chemins, se mettant de concert au service de l'humanité, et trouvant dans leur constante effusion une source intarissable de bonheur.
Un cœur trop divisé n'appartient à personne ; les liens trop étendus se relâchent d'eux-mêmes. Ne pensez pas qu'un seul ennemi soit peu, ni que mille amis soient beaucoup.
L'amitié est un mariage des cœurs dont le respect est le lien.
L'amitié est l'union des âmes dont la vertu est le lien.
L'amour conjugal diffère de l'amour par le calme des sens, par la confiance, la sécurité et un sentiment de gratitude mutuelle. L'habitude détruit les enchantements et la poésie du premier jour, mais elle crée à la place un lien plus grave et plus profond qui s'accroît chaque jour de tout le bonheur qu'on a goûté et de tout le malheur qu'on a supporté ensemble.
Le mariage est de tous les liens celui où il est le moins possible d'obtenir le bonheur romanesque du cœur. Il faut, pour maintenir la paix dans cette relation, une sorte d'empire sur soi-même, des forces, des sacrifices qui rapprochent bien plus cette existence des plaisirs de la vertu que des jouissances de la passion.
Que sont les liens du sang, qui ont tant de poids sur les âmes ordinaires, en comparaison de ceux que nous forge le ciel dans les sympathies.
Abondance de liens ne nuit pas.
Si nous sommes obligés d'être les soutiens et les appuis de tous les malheureux qui nous sont unis par les liens communs de la nature, à combien plus forte raison devons-nous l'être de ceux qu'elle a joints avec nous par des liens encore plus étroits, par ceux du même sang ? Vous qui aspirez à la qualité d'honnête homme, et qui voulez remplir toute l'étendue des obligations que ce titre si honorable et si beau vous impose, secourez en tout temps, en toute occasion et de toute manière, ceux de vos parents qui ont quelque droit de compter sur vous. Courez au-devant de leurs besoins. Que toutes leurs affaires soient les vôtres. Répondez à la bonne opinion qu'ils ont de vous, quand ils vous croient moins durs que le commun des hommes, car il est rare qu'un malheureux ait des amis, plus rare encore qu'il ait des parents.
Les liens du sang sont les plus précieux des liens.
Le respect est le lien de l'amitié.
Je suis ami, mais libre ; et un affront, une scène pénible pourrait, je crois, me détacher de tous les cœurs qui m'attirent maintenant. Au fond, je ne sens ma vie liée absolument à celle de personne, quoique j'aie beaucoup de liens.
Les malheurs resserrent les liens du cœur.
Le plus fort lien pour attacher des amis est la similitude des mœurs.
Il faut laisser une certaine latitude à l'esprit, trop de liens l'énervent.
Du partage inégal des talents, il résulte que le vœu de la nature est que les hommes s'unissent par les liens de la société.
Redoutez des liens formés par l'imprudence, le crime quelquefois fuit de près l'innocence.