J'aime mieux un franc ennemi qu'un bon ami qui m'égratigne.
Pour dompter la fortune indocile, les droits les plus sacrés sont ceux de l'homme utile.
Au-dessus de la loi l'imprudent qui s'élève, hors de la loi lui-même à l'instant s'est placé.
On s'attache sitôt par le bien qu'on a fait.
Des trésors dont le temps dispose, hélas ! hâtons-nous de jouir : Un souffle a fait naître la rose, mais un souffle peut la flétrir. Le temps s'écoule, et sur ses traces nos beaux ans passent sans retour, si l'amour fuit avec les grâces, le bonheur fuit avec l'amour.
Heureux cet âge où l'on commence à vivre, où notre cœur, esclave inanimé, brise ses nœuds, se connaît et se livre au doux besoin d'aimer et d'être aimé ! D'un feu nouveau l'univers se colore, tout s'embellit sur les pas de l'amour ; peines, désirs, tourments qu'il fait éclore sont un petit orage au milieu d'un beau jour.
Le despotisme, armé d'un stupide délire, peut torturer mes jours mais non briser ma lyre.
Le devoir d'un ministre est dans sa résistance.
L'arrêt le moins sévère est toujours le plus juste.
En ses murs envahis, tout homme est soldat pour sauver son pays.
Honneur au fils qui sait venger son père.
Des plus chers sentiments, mon cœur sait les vaincre, et non les étouffer.
À force de vertus commandons aux destins.
Sous la nécessité la vertu doit fléchir.
Modère ta douleur ; arme-toi de constance.
En un seul sentiment mille vœux se confondent.
C'est en bravant le sort qu'on le surmonte.
La paix est le seul but où notre gloire aspire.
Justes et généreux, soyez les protecteurs d'un héros malheureux.
La colère des Dieux fait place à leur justice.
Honneur à qui défend sa patrie et ses Dieux ; s'il succombe, immortel, sa place est dans les cieux.
Le bonheur public vaut mieux que la victoire.
Il est des devoirs que l'honneur vous impose.
Tels sont des plus grands rois les destins rigoureux : S'ils ne font des ingrats, ils font des malheureux.
Tout soldat s'ennoblit le jour d'une victoire.
L'union des États fait leur gloire et leur force.
Qui connût l'injustice est rarement injuste.
Un prince tout entier se doit à sa patrie.
Pour qui fait son devoir l'insulte est sans affront.
Je sais braver la mort, et non pas le mépris.
L'homme libre et fier n'a, sous un ciel propice, pour maître que les dieux, pour frein que la justice.
Mal prendre, c'est voler ; bien prendre, c'est conquérir.
Qui veut mourir ou vaincre est sûr d'être vainqueur.
La morale a ses droits, le pouvoir a les siens.
Faites des heureux, et vous le deviendrez.
Qui put trahir quelqu'un n'est fidèle à personne.
Aux caprices du sort les peuples sont en butte ; bien souvent leur triomphe est voisin de leur chute.
Tout ennemi sans arme a droit à la clémence.
Le sang d'un peuple libre enfante des héros !
On détruit une armée ; un peuple est immortel.
Une imprudente paix éternise la guerre.
Le malheur ne rend pas la gloire moins parfaite.
L'honneur qu'on a perdu jamais ne se retrouve jamais.
Le sang d'un homme est toujours précieux.
Le courage s'illustre en servant le malheur.
Du mal qu'on laisse faire on devient le complice.
La grandeur véritable est dans la bienfaisance.
Qui venge les héros se place à côté d'eux.
On ne s'abaisse point en priant pour son père.
La honte est dans la fuite, non dans la défaite.
Quelquefois la douleur n'est pas loin de la joie.
Un pouvoir sans limite est bientôt renversé.
Trahir l'humanité, c'est outrager les Dieux.
Hors de combat, la mort d'un ennemi n'est qu'un assassinat.
Vainqueur ou vaincu, qui peut combattre encore n'a pas assez vécu.
Un rival malheureux est toujours mon ami.
Le salut de mon père est mon premier devoir.