On se défie trop souvent de ses proches et on se livre étourdiment au premier venu.
Il faut protéger les gens de bien contre les entreprises des méchants.
La noblesse de nos ancêtres est un héritage dont notre mérite seul peut nous donner la possession.
L'adversité élève le cœur, l'âme, l'esprit et les sentiments.
Après de longues infortunes on méconnaît le bonheur lorsqu'il se présente ou l'on s'en méfie.
Je ne sais pas m'amuser à tuer des mouches, mais j'aime à faire justice à force de vérités.
Je suis franche sur mon propre compte et je ne me gêne pas sur celui d'autrui ; père, mère, amis, mari, je les peins tous tels qu'ils sont ou que je les ai vus. J'énonce les plus terribles vérités en face des intéressés, sans m'étonner, sans m'émouvoir, ni me fâcher, quel qu'en soit l'effet sur eux.
Celui qui n'ose se rendre bon témoignage à soi-même est presque toujours un lâche qui sait et craint le mal qu'on pourrait dire de sa personne ; et celui qui hésite à avouer ses torts n'a pas la force de les soutenir, le moyen de les racheter.
Le malheur peut me poursuivre mais m'accabler jamais.
Les tyrans peuvent me persécuter mais m'avilir jamais !
Les grands enfants jouent au cérémonial, comme les petits à la chapelle.
Les hommes faibles hurlent avec les loups, braient avec les ânes, bêlent avec les moutons, et tous les partis ont des partisans.
Il y a dans le monde telles positions qui donnent pour maîtres des hommes dont on ne voudrait pas pour laquais.
Combien d'hommes paraissent brûlants de l'amour de la liberté qui ne le sont que de la soif de la domination.
Il faut beaucoup réfléchir sur soi-même avant de penser à réformer les autres.
Quelque laborieuse que soit la vie des gens de bien, elle l'est moins que celle des méchants.
Se glorifier de la noblesse de ses ancêtres, c'est chercher dans les racines les fruits qu'on devrait trouver dans les branches.
Le sot se reconnaît à ces attributs : il se fâche sans motif, parle sans utilité, se lie sans connaître, change sans raison, interroge sur ce qui ne le regarde pas, et ne distingue pas son ami de son ennemi.
Le faible tremble devant l'opinion, le fou la brave, le sage la juge, et l'homme habile la dirige.
Parler pour ne rien dire a toujours été le propre de l'idiot.
Je t'aime, tu m'aimes, c'est ce que veut mon cœur ; Tu m'aimes, je t'aime, voilà le vrai bonheur.
On ne peut sans s'avilir rien accepter de la scélératesse.
Agir sans principe, c'est consulter sa montre après avoir placé l'aiguille au hasard.
Les fautes et les sottises des hommes supérieurs nous ravissent, elles nous soulagent de l'admiration.
En politique lorsque les partis se succèdent rapidement, la société n'est plus qu'un bal masqué.
Certaines personnes ont une grossièreté qui leur tient lieu de philosophie.
La fortune, comme une maîtresse, plus elle nous accorde, plus on lui demande.
Le bonheur tient plus aux affections qu'aux événements.
Après de longues infortunes, on méconnaît le bonheur lorsqu'il se présente, où l'on s'en méfie.
Étonner les hommes, c'est les séduire, et qui veut bien prendre l'autorité de les commander, les dispose à obéir.
Le plus éclairé des premiers n'est qu'un sot pour juger les seconds.
Vertu, liberté, n'ont plus d'asile que dans le cœur d'un petit nombre d'honnêtes gens.
La coquetterie agaçante de la femme a des délicatesses exquises.
Il faut aimer beaucoup pour craindre de ne pas aimer assez.
Ton cœur est mon interprète fidèle, c'est sur lui que je me repose.
Aimable philosophie, doux appui des âmes sensibles, viens charmer mes ennuis.
Quel dommage que les sentiments ne soient pas des preuves !
Les esprits se parlent, les coeurs se sentent.
Je connais assez les hommes pour ne rien attendre de leur justice.
Malheur au temps, malheur au peuple où la force de rendre hommage à la vertu, peut exposer à des périls, et trop heureux alors qui se rend capable de les braver.
On a toujours du loisir quand on sait s'occuper.
L'intérêt personnel et l'intérêt public se confondent si bien dans nos cœurs, que notre conscience même s'y méprend.
La jeunesse est avantageuse, et la vieillesse est timide ; l'une veut vivre, l'autre a vécu.
Ô liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !
Le soin de me soustraire à l'injustice me coûte plus que de la subir.
Un idiot se peint en trois syllabes, mais ses fautes sont innumérables.
L'anatomie nous convainc de l'immortalité de l'âme, mais en disséquant un corps il est impossible de croire que ce soit là tout l'homme.