Le mal aux dents, c'est le mal d'amour ; on croit que ça va durer toujours, et puis ça passe.
D'employer sa vie à vivre vaut-il la peine vraiment ? Le mal d'être est assommant ; de ce corps qui me délivre ?
Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Charité à part, que c'est petit monde de laisser dire du mal de ses amis devant soi !
Quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui.
Plus le mal est caché, plus il s'entretient et s'augmente.
Dès que l'on s'instruit en vue d'enseigner, on s'instruit mal.
Ce qui n'est qu'un mal, n'en faites pas un vice.
Le mal n'est jamais dans l'amour.
Le moindre mal est encore un mal.
Le mal est à l'amour ce qu'est le mystère à l'intelligence.
Faute de connaître son mal on en ajoute un nouveau.
Quand on fait le mal, c'est en vain que l'on brûle de l'encens et qu'on offre des sacrifices.
Il n'est pas au pouvoir de l'homme de faire le mal impunément.
Excuser le mal, c'est le multiplier.
Prévenez le mal avant qu'il n'existe ; calmez le désordre avant qu'il n'éclate.
Nul être intelligent ne peut aimer le mal naturellement ou en vertu de son essence ; il faudrait pour cela que Dieu l'eût créé mauvais, ce qui est impossible.
Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.
On ne peut vaincre le mal que par un autre mal.
Les malentendus ont fait plus de mal au monde que les tremblements de terre.
L'esprit de l'homme est parfois si orienté vers le mal qu'il donne un sens péjoratif à tout acte qu'il ne comprend pas.
Qui ne dit pas de mal des femmes ne les aime point.
Le mal qui nous vient des vices qui sont nôtres est pire que le mal que nous font ceux des autres.
Le mal porte le repentir en queue.
Si la connaissance du mal est, de nos jours, si précoce chez les enfants, n'en accusons que notre façon de nous conduire à leur égard. Nous ne nous gênons plus en leur présence ; nous nous livrons sans cesse à tous les désordres de l'esprit et du cœur, sans craindre de les avoir pour témoins. C'est ainsi qu'ils ont chaque jour sous les yeux les images du vice ; qu'ils en contractent peu-à-peu la funeste habitude ; qu'il se glisse dans leurs veines à proportion qu'ils avancent en âge ; qu'il fermente ; qu'il éclate enfin, et cause dans leurs cœurs les plus grands ravages. La société a tout à craindre d'un homme dont les premières impressions n'ont été que des leçons du vice.
L'absence du mal est un assez grand bien.
Il y a des gens qui ne se lient avec autrui qu'afin de pouvoir lui faire impunément tout le mal possible.
Toute théorie du mal fait plus de mal que l'existence même du mal.
Tu t'étonnes que les méchants disent du mal de toi ? Je comprendrais ton étonnement s'ils en disaient du bien.
On se figure qu'il faut corrompre les gens pour les décider à faire le mal : erreur, c'est pour faire le bien qu'ils ont besoin d'être gagnés, et en quelque sorte d'être corrompus.
Le mal existe, mais non pas sans le bien, comme l'ombre existe, mais non sans la lumière.
Le mal contre lequel on peut se prémunir, c'est grande folie de notre part de le laisser venir.
La soif du mal est une soif qui n'est jamais étanchée.
Le plus grand mal consiste dans la violation de la justice.
Le plus grand mal que puisse nous faire un ennemi, c'est d'accoutumer notre cœur à la haine.
Mal sur mal n'est pas santé, et le dit aussi sans T?