Les citations de Maxime Du Camp.

1 - Qui est Maxime Du Camp ?

Photo / portrait de Maxime Du Camp Biographie courte : Écrivain, poète, journaliste, critique littéraire, homme de lettres, polygraphe et photographe français né le 8 février 1822 à Paris, Maxime Du Camp est décédé le 8 février 1894 à Baden-Baden en Allemagne à l'âge de 72 ans.

La famille de Du Camp :

Fils de Théodore Du Camp (1793-1823), médecin réputé auteur d'un traité d'urologie, et d'Alexandrine Du Camp, née Alexandrine Chéronnet (1802-1837), Maxime Du Camp est l'auteur du premier recueils photographiques ayant été publiés.

Les dates clés de sa carrière :

En 1851, il est l'un des fondateurs de la Revue de Paris qui devait publier Madame Bovary et est un contributeur fréquent de la Revue des deux Mondes. Le 1er janvier 1853, il est promu au grade d’officier de la Légion d'honneur. Ami de Théophile Gautier, de Gustave Flaubert et du poète Charles Baudelaire, Maxime Du Camp est lui-même un écrivain de renom. Il a publié un certain nombre d'ouvrages, dont les meilleurs sont Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie, en six volumes (1869-1875), et les Convulsions de Paris, en quatre volumes (1878). Deux grands romans, les Mémoires d'un suicidé (1853), puis Les Forces perdues (1867), mais aussi deux recueils de poèmes, Les Chants modernes (1855) et Les Convictions (1858). Il est l'auteur d'un certain nombre de nouvelles dont les principaux recueils sont : Les six aventures (1857), Le Chevalier du cœur saignant et L'homme au bracelet d'or (1862), Les Buveurs de cendres (1866). Élu à l'Académie française le 26 février 1880, il est reçu le 23 décembre 1880 par le philosophe spiritualiste et critique littéraire français Elme-Marie Caro.

Décès et inhumation :

Partageant son temps entre Paris et le pays de Bade, où il séjourne plusieurs mois par an, Maxime Du Camp meurt à Baden-Baden le 8 février 1894. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

Ses principales oeuvres :

Les Souvenirs et paysages d'Orient (1848), Les Chants modernes (Poésie, 1855), Les Convictions (Poésie, 1858), Le Chevalier du coeur saignant (1862), L'Homme au bracelet d'or (1862), Les Buveurs de cendre (1866), Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie (1869-1875), Les Convulsions de Paris (1878), La Charité privée à Paris (1885), Paris bienfaisant (1888) et Une histoire d'amour, œuvre publiée en 1889. (Maxime Du Camp sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 110 citations et pensées de Maxime Du Camp :

Si la mort n'était pas, il n'y aurait au monde rien de plus misérable que l'homme.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Le regret du passé est instinctif à l'homme ; moi aussi je regarde avec émotion vers les jours écoulés ; j'écoute leur murmure qui berce le crépuscule de ma vie, car je suis en plein cours de vieillesse. J'espère que l'arrêt de mon existence sera brusque et que je n'aurai point à descendre, échelon par échelon, jusqu'aux ténèbres de la caducité : J'ai eu assez de mon enfance, je n'y voudrais pas retourner.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Apprendre à souffrir, c'est apprendre à vivre.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Tous, à des degrés divers, nous avons un paradis perdu : pour les uns c'est l'enfance, pour les autres c'est la jeunesse ; pour tous c'est une période éloignée qu'embellissent les illusions du souvenir, où disparaissent les imperfections, les souffrances et les lassitudes. C'est comme un point lumineux que nulle ombre ne pourrait atténuer. Vu de loin et du haut des montagnes, le paysage est admirable : tout y est pondération des lignes, harmonie des couleurs, splendeur des formes, grâce et beauté. On s'extasie et l'on s'écrie : Qu'il ferait bon vivre là !

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Toute guerre, si légitime qu'elle soit, enfante les iniquités et mutile les âmes aussi bien que les corps.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

La politique est l'art des complications, c'est un art qui exclut la bonne foi.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

L'expérience nous a enseigné que pour le vieillard, comme pour l'adolescent, les ténèbres futures ne se déchirent jamais. L'homme n'est pas doué de prévision : nul n'est prophète, ni pour son pays, ni pour soi-même. Aujourd'hui serait horrible si l'on savait ce que demain tient en réserve ; on l'ignore, et c'est un bienfait de l'ignorer. Qui voudrait vivre s'il connaissait l'avenir ? L'espérance seule donne la force d'exister.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Tout fait acquis appelle un fait nouveau, toute pensée conçue évoque une pensée complémentaire.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Il n'est miracle que ne puisse accomplir l'amour, il n'est âme si basse que l'influence de la femme ne puisse relever.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Ce que l'on dit n'est rien, la façon dont on dit est tout ; une œuvre d'art qui cherche à prouver quelque chose est nulle par cela seul ; un beau vers qui ne signifie rien est supérieur à un vers moins beau qui signifie quelque chose : hors de la forme, point de salut ; quel que soit le sujet d'un livre, il est bon s'il permet de parler une belle langue.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Les écrivains de nos jours ressemblent à ces pianistes qui exécutent des impossibilités incompréhensibles, mais qui sont hors d'état d'inventer une mélodie, une ariette, une note.

Maxime Du Camp - Les chants modernes (1855)

Comment faire comprendre à des hommes incultes ou infatués que liberté signifie soumission aux lois ; égalité, participation légale à des droits abstraits ; fraternité, abnégation de soi-même au profit de la communauté ? Bien plus, pour ces gens incultes, liberté signifie le pouvoir de tout faire sans contrôle ; égalité, participation à toutes les jouissances et occupation du premier rang ; fraternité, utilisation de la communauté au profit de soi-même.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

L'amour est comme le sphinx, il dévore ceux qui l'interrogent.

Maxime Du Camp - Le chevalier du cœur saignant (1862)

L'homme devient insurgé, mais il naît révolutionnaire ; l'insurgé guérit, le révolutionnaire est incurable.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

L'homme devient alcoolique, mais il naît ivrogne ; l'alcoolique guérit, l'ivrogne est incurable.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

Qui veut augmenter son bien-être doit travailler sans relâche.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Sache vouloir, si tu désires être heureux : hors de la volonté, point de salut !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Chaque homme, en naissant, contracte envers la société et lui-même une dette qu'il doit acquitter.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Sa fortune, on se la constitue tout seul, à force de labeur.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Ma femme n'est pas une femme, c'est une fleur ; on ne la possède pas, on la respire !

Maxime Du Camp - Naples et la société napolitaine (1862)

On n'est heureux qu'avec une bonne femme ! ou avec un bon mari.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Suis-je donc sans péché pour oser vous jeter la première pierre ?

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Il y a peut-être autant de peine et autant de souffrance dissimulée à être forcé de s'amuser quand on n'en pas envie qu'à enseigner la lecture à des enfants qui se refusent aux leçons et voudraient aller jouer.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Il est dur à dix-huit ans de vivre en marge de toutes les jouissances et de ne pouvoir pénétrer dans la terre promise, quand on n'en est séparé que par la barrière des conventions mondaines ; il est si facile d'enjamber le fossé et tant de gens vous y convient.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Une âme désintéressée est assez rare de nos jours pour lui valoir quelque sympathie.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Quand tu es parti jadis, tu as laissé ici bien des espérances qui ne se sont jamais réalisées ; prends garde aujourd'hui d'emporter des regrets qui ne serviraient à rien !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

En France nous avons l'habitude de ne jamais laisser insulter une femme en notre présence.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Le premier devoir d'une femme est d'être belle, le reste importe peu !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Faire du bien à ceux qui souffrent, c'est se faire du bien à soi-même.

Maxime Du Camp - La charité privée à Paris (1885)

Un désespoir d'amour, mon garçon, c'est fort commun, peu dangereux et facile à guérir.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Rallumer un premier amour éteint, en telle circonstance le plus prudent est de ne jamais jurer de rien.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Un amour dédaigné se replie sur lui-même, diminue peu à peu, et disparaît.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Rappelle-toi toujours que je t'aime pour l'éternité.

Maxime Du Camp - Les six aventures (1857)

On ne se doute guère de ce qui se passe dans la tête des enfants qui sont debout sur le seuil de l'adolescence.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Après les études, il faut travailler afin de gagner au moins son pain quotidien et de faire une trouée dans la foule. Beaucoup de jeunes regretteront le temps passé, temps d'insouciance où il n'y avait point à subvenir personnellement à des besoins ou à des fantaisies.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Plus nous devenons incapables d'inspirer de l'amour, plus l'amour nous apparaît ineffable ; on regrette les heures gaspillées, au temps de la jeunesse, à autre chose qu'à aimer.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

L'amour a peu de chances d'émouvoir un petit cœur sec et personnel.

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

J'ai plus d'amour au cœur que je n'en puis porter !

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

Il n'y a d'éternel que la vérité.

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

Lorsque deux êtres ont eu de merveilleux échanges et ont vécu ensemble à une si prodigieuse hauteur, quoiqu'il arrive, il reste toujours entre eux une attache secrète que rien ne peut briser.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Unissons nos deux infortunes, nous en ferons peut-être du bonheur.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Je voudrais être couchée toujours et ne jamais me relever. Comme un cheval attelé à un chariot trop chargé, je tombe de lassitude sous le poids de ma propre vie, et ne demande qu'à ne plus remuer.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Au diable les femmes ! Il faut être fou pour s'empêtrer d'une pareille compagnie !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Dès qu'un homme se résigne, il est perdu !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

À quoi bon nous revoir ? Laisse-moi vivre seule et loin de toi.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Adieu ! tu n'es plus pour moi qu'un souvenir chéri.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

On ne brise pas d'un coup des chaînes qu'on a portées ensemble pendant près de dix ans ; il faut qu'elles se soient usées d'elles-mêmes avant d'être séparées en deux pour jamais.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Il vaut mieux rompre une liaison qui n'offre plus que des chagrins, et qui nous empoisonne la vie.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Ils étaient dans une telle sécurité sur eux-mêmes, vis-à-vis l'un de l'autre et des événements possibles, qu'ils furent saisis par l'orage sans l'avoir vu se former. Ils en étaient arrivés à cette heure singulière et douloureuse qui ne manque jamais de sonner à un certain moment pour les liaisons de cette sorte, si solidement nouées qu'elles soient ; l'instant de la crise était venu. Les heureux, les prédestinés, les indifférents peut-être, les sages à coup sûr, traversent courageusement cette étape pénible et se retrouvent après, fatigués, diminués, mais n'ayant point désespéré d'eux-mêmes, et ils peuvent, se reprenant par la main, continuer sans trop de malaise la route qu'ils avaient commencée ensemble. Mais ceux qui sentent battre dans leur cœur le sang trop chaud de la passion, les ardents, les convaincus s'arrêtent, luttent, se meurtrissent mutuellement et s'en vont, pleins de regrets, de souvenirs amers, de récriminations injustes, mourir chacun dans son coin comme un loup blessé. Ceux-là ont sans doute vécu plus vite, plus fort, plus amplement que les autres ; mais de quelles incurables douleurs, de quelles cicatrices toujours ouvertes ne payent-ils pas les heures d'extase qu'on leur a enviées sans savoir quel en serait le châtiment ? On ne revient jamais sain et sauf de ces batailles occultes et acharnées, on y laisse toujours la meilleure part de soi-même et l'on s'en retire avec une sorte de déchéance morale qu'on ne connaissait pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Un couple heureux n'a rien à envier à personne, car le bonheur ne se raconte pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)
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