Les citations célèbres de Maxime Du Camp.

1 - Notre citation favorite de Maxime Du Camp :

Photo / portrait de Maxime Du Camp Lorsque je regarde autour de moi, lorsque je me retourne vers le passé de mon existence, qui, cependant, fut heureuse, et que je vois des enfants, je suis pris de tristesse en me demandant ce que la destinée leur réserve. L'insouciance, la joie, la santé, l'imprévoyance d'un lendemain auquel on ne saurait songer, les dorloteries maternelles, tout cela s'en ira, pour faire place à l'angoisse, au chagrin, à la maladie, à l'inquiétude, au regret de ceux que l'on aime et qui meurent, à la lutte quotidienne, aux déceptions, à la ruine et peut-être à l'infortune. C'est pourquoi je suis de ceux qui gâtent les enfants et qui, en prévision de l'avenir, cherchent à leur faire quelques années heureuses au début de la vie, a écrit Maxime Du Camp. (Extrait : Une histoire d'amour, un roman publié en 1889.) Autre citation de Maxime Du Camp : La mort de ma mère, qui était pour moi, orphelin de père et fils unique, comme une famille entière, a creusé dans mon cœur un vide d'affection qui ne s'est point comblé et où les méchantes passions se sont précipitées bien vite. Elles se sont rendues maîtresses de mon être désemparé ; elles ont tenu en moi leurs ténébreux conciliabules, et m'ont poussé dans des rêves éperdus où je me suis usé à désirer tout ce que je ne pouvais avoir. (Extrait : Les mémoires d'un suicidé, livre publié en 1853.)
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2 - Les pensées et citations célèbres de Maxime Du Camp :

Le mariage est une chose fort grave ! Si on choisit une compagne, c'est pour la vie ; il faut être résolu à partir avec elle sur le même radeau pour la terre promise, ou pour le naufrage !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La bourgeoise s'imagine qu'il suffit d'avoir beaucoup d'amants pour être une grande dame.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Je reviens d'enterrer ma tante, je l'ai mise dans son cercueil, elle me laisse assez de rente pour me permettre un joli deuil ! Elle est dans un coffre de chêne où tout de son long on peut tenir ! Il ne faut pas que ça la gêne ! où y a d'la gêne, y a pas de plaisir.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La plupart des filles sont aussi bêtes que décolletées.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Jurer, c'est la dernière ressource des hommes quand ils ne savent plus que dire.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La vie n'est pas faite pour les rêvasseries malsaines ou tout au moins inutiles.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Les vieux moines n'ont jamais converti les jeunes pécheurs.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Tout changement porte en soi son chagrin, et je dirai même sa punition.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Larmes d'amour, pluie de printemps, sont séchées en peu de temps.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

On doit se marier quand on aime et qu'on est aimé, sinon il vaut mieux rester libre.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La femme rêve de se fixer à jamais et veut se donner tout entière ; l'homme cherche à n'accepter que ce qu'il pourra quitter sans peine, car il veut demeurer libre toujours, différence essentielle qui divise irrémissiblement les deux sexes et en fait souvent des frères ennemis.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Dans la vie il faut toujours savoir où l'on va sous peine de se casser le cou dans le premier trou ouvert sur la route.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

À vingt-deux ans, le cœur est bientôt pris, et, à seize ans, il aime à se donner.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

L'amour est une force indépendante de l'homme, elle lui est donnée momentanément en vertu de raisons et de circonstances dont souvent il n'a pas conscience et dont il est rarement responsable.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

L'homme aspire vers l'infini, l'éternel, l'immaculé, et comme, de sa nature, il est fini, mortel, vicieux, il passe sa vie dans des contradictions douloureuses, qui de chute en chute, de déboire en déboire, le conduisent jusqu'à la mort, dont il a horreur parce qu'il ne la comprend pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Nous nous faisons dans nos rêveries premières une haute idée de l'existence ; nous lui demandons plus qu'elle ne contient, et nous ne lui pardonnons pas de ne nous offrir que ce qu'elle renferme. Nous cherchons et nous ne trouvons pas. Nous interrogeons l'oracle, il reste muet, car il n'aurait rien à nous apprendre que nous ne sachions ; nous mangeons le fruit de l'arbre de la science et nous demeurons surpris et indignés de ne point nous sentir plus savants et « devenus semblables aux dieux. » Quand enfin l'expérience a fait la lumière en nous, nous arrivons souvent à cette amère conclusion que changer d'amis, de position, de patrie, de maîtresse, ce n'est le plus souvent que changer d'ennui.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Quand le chevreau est là, la chèvre est tout proche.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Plus on approche de l'instant désiré, plus les heures deviennent lentes et se traînent lourdement.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Le raisonnement et la résignation ne sont généralement pas le partage de la première jeunesse.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Certains hommes portent durant leur vie entière quelque chose de triste et de pesant comme si leurs pères leur avaient légué les mélancolies et les humiliations que leur imposa la ruine de leurs espérances.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Nul homme ne peut être sans aimer.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

C'est la loi du couple : Qui ne se renouvelle pas, meurt ; qui s'absorbe, périt.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Les jours se suivent et se ressemblent, ils sont uniformément ennuyeux et pesants.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

N'auras-tu pas pitié de ma jeunesse errante, j'ai traversé les mers pour venir jusqu'à toi.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

On se dit « Si j'avais su ! », et maintenant que l'on sait, il est trop tard.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

Le poids des ans est si lourd que je n'ose plus le soulever.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

Rêveries et souvenirs, bien souvent, c'est tout un.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

Il faut combattre l'intolérance, de quelque côté qu'elle se produise.

Maxime Du Camp - La charité privée à Paris (1885)

Lorsque l'on n'adore rien, on est bien près de s'adorer soi-même.

Maxime Du Camp - La charité privée à Paris (1885)

Il y a des souvenirs qu'on voudrait arracher de son cœur, dût-on arracher son cœur avec eux.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Les enfants sont charmants, mais on devrait par pitié les étouffer avant qu'ils atteignent l'âge de raison.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le Seigneur met parfois au monde des créatures destinées à beaucoup, à toujours souffrir, afin que les autres hommes puissent se reposer de leurs propres infortunes dans la contemplation du malheur d'autrui.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

À chaque instant on maudit la vie, et les moribonds à cheveux blancs se relèveraient sur leur couche, secoueraient leur agonie et consentiraient à vivre mutilés et sans membres, pourvu seulement qu'ils vécussent, ne fût-ce qu'un jour, une heure, une minute de plus.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'homme se souvient du passé, la femme pressent l'avenir ; le couple voit le présent.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Il ne suffit pas d'aimer, il faut savoir aimer, et c'est la plus difficile de toutes les sciences.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

J'ai toujours eu une inconcevable répugnance pour l'action ; j'ai écrit dans ma tête de très beaux livres dont je n'ai pas eu le courage de mettre un mot sur le papier. Je n'aime que les voyages, et seulement peut-être parce qu'ils fournissent une ample pâture à mes habitudes de songe-creux.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Toute ma vie j'ai ressemblé à ces gens qui sommeillent encore et veulent se lever ; ils rêvent qu'ils sont debout et restent endormis ; je suis un somnambule qui ne s'est jamais réveillé.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'égoïsme est à l'amour ce que la cécité est à la vue.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Sème la tendresse si tu veux la recueillir.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

La rêverie est à la pensée ce que la débauche est à l'amour.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'homme n'admet guère la solidarité qu'à son profit, il ne la pratique que rarement pour les autres.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le monde qui m'entoure m'irrite et avive mes plaies ; sa sollicitude m'impatiente, son indifférence m'exaspère. À qui la faute ? À lui ou à moi ? À moi sans doute, car les autres hommes vont et viennent, vivent et meurent sans ces intolérables supplices qui me déchirent.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

La femme, étant naturellement envieuse, cherche à s'approprier l'objet des affections d'autrui !

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le bon moyen de devenir l'amant d'une femme est d'en aimer une autre.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le sentiment vrai est comme une épidémie, il faut le partager.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

La paresse est au travail ce que la paralysie est au mouvement.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'amour a parfois des amertumes si grandes que le cœur en reste troublé à toujours.

Maxime Du Camp - Les mémoires d'un suicidé (1853)

Silence sur le passé, bon vouloir pour le présent, espérance pour l'avenir.

Maxime Du Camp - La charité privée à Paris (1885)

Le peuple est un enfant, le moindre jouet lui fait oublier son chagrin et son devoir.

Maxime Du Camp - Les souvenirs d'un demi-siècle (1870-1882)

On a l'âge que l'on paraît avoir.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Je t'aime et je t'aimerai, ce n'est point de l'or que je t'offre, c'est de l'amour.

Maxime Du Camp - Les six aventures (1857)

Pour t'en servir à l'occasion, toute femme en vaut une autre.

Maxime Du Camp - Théophile Gautier (1890)

La femme distinguée est celle qui ne se fait jamais remarquer.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Mieux vaut en avoir trop que pas assez.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

La beauté ne suffit pas pour être aimée.

Maxime Du Camp - Théophile Gautier (1890)

Paraître en ce monde est tout, être n'est rien.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Dans ce petit monde, les vices se développent par contagion ou par sympathie.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Lorsque la femme n'est qu'un instrument de plaisir, elle devient une cause d'ennui.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

La simplicité, c'est le meilleur moyen d'être compris.

Maxime Du Camp - Théophile Gautier (1890)

Une bonne mère de famille est à la fois la gaieté et la force de la maison.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)
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