Mon médecin, un matérialiste, m'a ordonné de purger mon corps. Je lui ai fait une ordonnance pour purger sa cervelle !
Le cœur qui prend la raison pour médecin doit s'attendre à être mis à la diète.
Il est facile de se passer de médecin quand on se porte bien, et de religion quand on n'a pas souffert.
Laissez-nous nous moquer un peu des médecins, quand nous nous portons bien : ils prennent assez leur revanche quand nous sommes malades.
Les médecins et les moralistes sont portés à diagnostiquer chez les autres le mal dont ils sont eux-mêmes atteints.
Pour vivre longtemps, n'accordez point une confiance aveugle aux médecins.
Le médecin d'une femme sait toujours d'elle des choses que son mari ou son amant ne soupçonneront jamais.
Un jeune médecin qui, pour son coup d'essai, tue bêtement son premier malade, n'a rien de mieux à faire que de mettre la clef sous la porte et de s'embarquer pour l'Amérique.
Guérir d'une maladie, c'est en même temps guérir du médecin.
On se plaint en France de n'avoir pas assez de médecins. Interrogez donc les Orientaux, qui se plaignent eux de n'en avoir aucun !
Honorez votre médecin comme un homme et non comme un Dieu. Attendez de lui ce qu'il peut faire, et ne lui demandez pas des prodiges impossibles.
Honorez votre médecin pour sa science, honorez-le pour son dévouement, honorez-le pour la vocation de bienfaisance qu'il a reçue d'en haut, honorez-le pour la puissance qu'il a de vous soulager presque toujours, et souvent de vous guérir.
Un bon médecin ne change pas de formules magiques sur un mal qui réclame le scalpel.
Le médecin vit de la maladie de son client : quel déficit dans son budget, s'il vivait de la santé qu'il lui conserve.
Le médecin modèle devrait être à la fois un génie, un saint et un homme de Dieu.
Qui manque de confiance en son médecin, deux avis valent mieux qu'un.
Quand le médecin ment, la maladie dit la vérité.
La polygamie, si sévèrement défendue par nos lois, devrait être obligatoire pour les médecins. Ne serait-il pas juste, en effet, de contraindre ceux qui font sortir tant de gens de ce pauvre monde, à le repeupler un peu ?
Un médecin célèbre me dit un jour, en parlant sans vergogne le langage de sa profession : « Je vois que dans la plupart des cas on bat les enfants qu'il faudrait seulement purger. » Je voudrais que ces mots devinssent l'épigraphe d'un traité d'hygiène pédagogique.
Il est des médecins qui agissent sans délibérer, c'est un attentat à la vie ; il en est d'autres qui délibèrent sans agir, c'est une méditation sur la mort.
Le remède salutaire est rarement de bon goût ; le médecin le plus doux, n'est pas le meilleur.
Bien des cuisiniers salent trop la bouillie. Dieu nous préserve de maints serviteurs ! Mais nous sommes, avouez-le franchement, un hôpital de médecins.
Un médecin croit d'abord à toute la médecine ; un théologien à toute sa philosophie : deviennent-ils savants ? Ils ne croient plus rien ; mais les malades croient, et meurent trompés.
Dans un hôpital psychiatrique, il n'y a que les médecins, reconnaissables à leur blouse blanche, pour croire qu'ils rendront moins fous les fous.
Les docteurs licenciés ès science médicale ne sont pas, pour autant, autorisés à tenir des propos ni à se livrer à des actes licencieux et envers leur clientèle, tant féminine que masculine, pas plus qu'ils ne sont des praticiens foutus à la porte de l'ordre des médecins justement et à cause de ça.
Les bons médecins ne prennent jamais de médecines.
Beaucoup de médecins croient connaître l'homme, et ils ne connaissent que l'animal.
Honorez le médecin, car jamais un homme n'aurait eu la puissance de cet homme si Dieu même ne la lui avait donnée.
Honore le médecin, car il t'est nécessaire. Le Très-Haut a voulu qu'il fût.
Il y a partout de faux bons hommes ou de faux bons médecins.
Les médecins sont toujours disposés à nous guérir de tous les maux que nous n'avons pas.
L'amour est un maître qui n'a pas de supérieur ; il est le médecin et l'éducateur des âmes, comme il en est l'essence primordiale.
Les médecins ne sont pas des plombiers.
Il n'y a point pour l'homme de médecin plus sûr que son propre appétit.
Les meilleurs médecins du monde sont : Le Docteur Diète, le Docteur Tranquille et le Docteur Joyeux.
La porte du médecin ne doit jamais être fermée, celle du prêtre doit toujours être ouverte.
Les bons médecins connaissent leurs malades par leur appétit.
Le temps est médecin d'heureuse expérience.
Un médecin qui peut prévenir les maladies est plus estimé que celui qui travaille à les guérir.
Je ne sais plus que faire : J'ai consulté deux médecins. Le premier veut m'envoyer à Pau, pour une maladie de foie, et le second à Foix, pour une maladie de peau.
Le médecin guérit la maladie, et tue le malade.
Les médecins c'est comme les épouses ; elles ne sont jamais là quand on en a besoin.
Tout homme est sujet à l'erreur, toute médecine est dangereuse. Mais erreur pour erreur, danger pour danger, je préfère encore le médecin qui nous laisse mourir au médecin qui nous tue.
Les médecins ne servent qu'à tuer plus vite un malade.
Un médecin combat les effets d'une maladie en recherchant les causes.
Un bon médecin est celui qui a des remèdes spécifiques, ou s'il en manque, qui permet à ceux qui les ont, de soigner et de guérir ses malades.
Puisque la mort est une nécessité, pourquoi les médecins en sont-ils une aussi ?
Un docteur, même quand c'est un idiot, et même quand il est grossier, c'est toujours une garantie !
Il n'y a pas pire malade qu'un médecin !
La plupart des médecins amusent les malades quand ils ne peuvent plus les guérir.
Quand on dit la vérité au médecin, son action est plus efficace ; quand il ne sait rien, il risque de se tromper.
La nuit au médecin le sage a peu recours ; on a de longs sommeils, quand les soupers sont courts.
Le conseil de l'ordre des médecins, chargé du maintien de l'ordre public de la santé nationale, donne des conseils mais n'en reçoit pas, sauf sur rendez-vous.
Pour le médecin de quartier, un cas médical sujet à caution est un cas médical sujet à potion. Pour le médecin de campagne, un cas médical campagnard est un cas médical sujet à la campagne médicale, et si, le cas échéant, le médecin de campagne est candidat à la municipalité, le cas campagnard médical est sujet à campagne électorale municipale.
Je pense en toute logique qu'il ne viendrait jamais à l'esprit d'un médecin soucieux de ses intérêts l'idée saugrenue d'envoyer, à l'occasion du nouvel an, ses vœux de bonne santé à ses clients, à moins qu'il n'ait pris la décision de fermer son cabinet médical, faute de malades à soigner.
Le meilleur conseil médical que puisse donner un membre viril du conseil de l'ordre des médecins à un consultant de chirurgie hésitant et perplexe est celui de se faire couper les cheveux si c'est nécessaire plutôt que les testicules si c'est inutile.
L'importance d'une ordonnance médicale se mesure à sa longueur ainsi qu'au nombre quantitatif des médicaments prescrits et est plus ou moins suivie à la lettre selon que l'écriture du médecin qui l'a rédigée est plus ou moins lisible.
Le temps est le plus habile médecin : il guérit le mal, ou l'emporte avec nous.
Il n'est pas de médecin qui se réjouisse de la santé de ses clients, ni de soldat qui s'accommode de la tranquillité de son pays.
Il y a parmi les morts une honnêteté ; jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.
Nul ne peut se prétendre médecin s'il ne connaît les bases de l'astrologie.
L'entrée de plusieurs médecins fait mourir.
Parmi les médecins, beaucoup le sont par le titre, bien peu par le fait.
Il n'y a rien de si ridicule qu'un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.
Le médecin vaut beaucoup d'autres hommes.
Un bon médecin, s'il ne sauve pas toujours des dangers de la maladie, nous préserve du moins de celui d'un mauvais médecin.
Avec son médecin, une femme honnête est, dans sa chambre, comme un ministre sûr de sa majorité : ne se fait-elle pas ordonner le repos, la distraction, la campagne ou la ville, les eaux ou le cheval, la voiture, selon son bon plaisir et ses intérêts ? Elle vous renvoie ou vous admet chez elle comme elle le veut.
Le médecin n'est rien d'autre qu'un réconfort pour l'esprit.
Un médecin, c'est quelqu'un qui verse des drogues qu'il connaît peu dans un corps qu'il connaît moins.
Qui est sain n'a pas besoin de médecin?