Le médiocre est toujours estimé et adoré du vulgaire.
Les gens médiocres excellent dans l'art de relever les fautes des hommes d'esprit.
Un homme regardé comme médiocre dans une société composée de gens de peu d'esprit est sûrement un sot.
Sache qu'en politique il n'y a de canailles que les maladroits et d'amis que les médiocres.
En ces temps le médiocre seul, que rien ne révolte, que n'exaspère aucune lâcheté, a toutes les chances de réussir. Il bénéficie des haines et des jalousies, qui s'unissent contre toute originalité, toute indépendance, toute supériorité réelle. Son absence de personnalité lui permet de se plier à tout ; il est l'homme de tous les partis ; notre époque lui appartient, il en est le roi, le triomphateur, l'autocrate. Tout le pousse et le favorise, parce qu'il ne blesse personne. S'il n'est pas quelqu'un, il est quelque chose. Ce qui vaut infiniment mieux, car les hommes ne considèrent que le rang, le pouvoir et les honneurs. À leurs yeux, un individu n'a de valeur que par la situation qu'il occupe, et le plus niais est autrement respecté que le génie. Soyez donc médiocre !
Dans la vie, ce qui compte uniquement, c'est de n'être pas médiocre.
Rien ne vaut rien, ni l'amour, ni l'amitié, ni le travail, ni aucun plaisir : Tout est médiocre, passager !
Après avoir été tout pour quelqu'un, on ne peut plus s'acclimater dans la vie médiocre.
En travaillant assidûment il faut peu de chose pour changer le médiocre en bon et le bon en excellent.
S'il arrive à un homme de génie de dire une sottise, les gens médiocres s'y attachent comme à une chose à leur portée, en font une idée principale, et, partant de ce point, arrivent au ridicule.
Pour montrer qu'ils sont sans fierté, les esprits médiocres s'entourent indistinctement de toute sorte de monde, mais c'est pour faire voir leur supériorité.
On peut être noble en toutes choses, même dans les actions de médiocre importance.
Les médiocres « s'emballent » pour des hommes, jamais pour des idées.
Rien n'est pire au monde qu'un ouvrage médiocre qui fait semblant d'être excellent.
Dieu pardonnera à tout le monde, sauf aux médiocres.
Dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est faciliter la réussite des médiocres !
C'est une chose amusante et pleine d'une savoureuse ironie que la sévérité des médiocres à l'égard des médiocres. Ils sont impitoyables : Est-ce parce qu'ils sont connaisseurs ?
L'admiration des médiocres caractérise les envieux.
L'oisiveté n'est fatale qu'aux médiocres, c'est sa leçon et sa grandeur.
Ne prêtons pas trop aisément à autrui des pensées médiocres, nous laisserions à croire que notre fonds est inépuisable.
Il n'y a pas de plus grande consolation pour les hommes médiocres que la certitude que les hommes de génie ne sont pas immortels.
La politesse est aux hommes médiocres ce que l'intérêt est aux ambitieux.
Un homme dont l'esprit est médiocre et le caractère changeant est susceptible des plus mauvaises idées, tant en matière de religion, qu'en matière de politique.
La fortune médiocre est toujours la plus sûre. Elle n'est, ni trop près de terre, ni trop élevée dans la région de la foudre. Si l'on tombe, la chute est moins sensible. La chute est épouvantable quand c'est du trône qu'on est précipité.
Plus les hommes sont médiocres, plus ils repoussent loin d'eux la raison éclairée.
Le médiocre n'est rien, il est même moins que rien, mais il sert à diminuer à l'œil la hauteur du talent et du génie, comme les collines qui entourent une montagne diminuent sa hauteur, sans être elles-mêmes quelque chose de remarquable ni de beau.