Ces rois enorgueillis de leur grandeur suprême, ce sont des mendiants que couvre un diadème.
Il vaut mieux payer par un service le service que l'on reçoit que de mendier à la porte du riche pour y essuyer peut-être un refus outrageant. Il est mieux pour les pauvres de s'aider mutuellement que d'être à charge à ceux qui n'ont jamais trop pour le luxe et les plaisirs.
Inégalités : La disparition des riches n'améliorera pas la condition des pauvres. On n'a jamais vu les mendiants se faire la charité entre eux.
La nation compte aujourd’hui dans son sein plus de meurtriers, plus de voleurs, plus de débauchés, et aussi plus de mendiants et de vagabonds qu'elle n'en comptait il y a un demi-siècle.
On n'a pas le droit de traiter un solliciteur de mendiant, quand on n'a pas deviné les besoins des malheureux qui ne demandent pas.
Ceux qui vivent sans travailler, quelque position qu'ils occupent, sont des mendiants déguisés.
Aujourd'hui le quémandeur fixe lui-même le montant de la générosité qu'il attend. Il ne mendie plus. Il met la société à l'amende en acclimatant une coutume chère au Milieu.
Le malheur est le pire des métiers ; le monde traite les malheureux de profession comme la charité les mendiants de grands chemins ; on leur fait l'aumône d’un peu de pitié, mais à cette pitié se mêle un peu de mépris. Ceci n'est rien. Que nous importent les propos du monde !
Le plus qu'on puisse obtenir de la destinée ressemble toujours à l'aumône qu'on jette au pied du mendiant, et qui n'entretient sa vie aujourd'hui que pour prolonger son tourment le lendemain.
Vous vous plaignez de la tenace importunité du mendiant, il n'a que cette arme contre vos impitoyables refus.
Le mendiant qui vous tend la main au coin d'une rue n'a peut-être pas demandé ni reçu beaucoup de services et secours de la part de la société. Faites-lui l'aumône.
Le mendiant n'est pas plus fait pour recevoir un coup de bâton que la police pour le donner.
Un mendiant est un infortuné qu'il faut se courir et plaindre, mais non pas menacer et punir.
Les mendiants et les pauvres, plus à plaindre que les mendiants, sont obligés chaque jour de livrer une bataille pour chaque repas. Ils n'ont pas le temps de porter les yeux plus loin que l'intervalle d'un repas à l'autre, et ils finissent par ne plus se préoccuper de l'avenir, ni même du lendemain.
Solliciter c'est mendier ; or mourir est plus facile à certaines gens que mendier.
Je veux être cru, accepté, désiré, estimé, et je veux bien donner toutes mes preuves, mais impersonnellement pour ainsi dire, d'une façon désintéressée, car ravir par adresse ou mendier humblement ce que je mérite, prendre ce qui m'est dû, me reconnaître vassal, besogneux, solliciteur auprès d'autrui, en un mot dépendre, cela me révolte.
Un mendiant bien portant est plus heureux qu'un roi malade.
L'homme est un mendiant qui ne vit que pour les choses utiles.
Qui dans sa famille n'a valet, mendiant ou sot, est fils du tonnerre.
Tous les cœurs des mendiants volent comme de concert sur les pas d'un riche, dont la main ne s'ouvre que pour donner.
Quoi qu'on puisse penser de ces infortunés, si l'on ne doit rien aux gueux qui mendient, au moins se doit-on à soi-même de rendre honneur à l'humanité souffrante, ou à son image, et de ne point s'endurcir le cœur à l'aspect de ses misères.
Quand l'aumône qu'on donne aux mendiants ne serait pas pour eux un secours réel, c'est au moins un témoignage qu'on prend part à leur peine, un adoucissement à la dureté du refus, une sorte de salutation qu'on leur rend.
Quiconque saura vivre de peu n'aura pas besoin de s'abaisser à mendier.
Quand on est gueux, c'est pour toujours.
Les gens du commun ne prient guère, ils mendient uniquement.
Faites l'aumône de votre bien, et ne détournez jamais les yeux d'aucun mendiant : par-là vous mériterez que les yeux de Dieu ne se détournent jamais de vous. Soyez miséricordieux, selon l'étendue de votre pouvoir. Si vous avez beaucoup, donnez beaucoup ; si vous n'avez que peu, donnez peu, mais donnez-le volontiers.
Si Dieu vous a donné beaucoup de richesses, témoignez-lui-en votre reconnaissance, en les partageant avec les pauvres et les mendiants, et ne craignez que de ne pas donner assez.
Nourrir des mendiants c'est empêcher qu'ils ne deviennent des voleurs.
Une petite monnaie ou un morceau de pain ne coûtent guère plus à donner au mendiant.
Si les mendiants sont onéreux à l'État, c'est à l'État de faire en sorte qu'il n'y ait point.
Pauvreté n'est pas vice, quel est le mendiant qui a dit cette ânerie ?
Il ne faut pas confondre les pauvres que l'on doit secourir avec les mendiants que l'on doit réprimer.
Tout mendiant doit être arrêté, mais l'arrêter pour le mettre en prison serait barbare et absurde. Il ne faut l'arrêter que pour lui apprendre à gagner sa vie par son travail. J'attache à la destruction de la mendicité une grande importance et une grande idée de gloire.
La bourse d'un mendiant n'est jamais pleine.
Les étrangers et les mendiants viennent de Dieu.
Nourrir les mendiants c'est contribuer à multiplier les gueux et les vagabonds qui se plaisent à ce lâche métier, et qui se rendent à charge à la société, la privant encore du travail qu'ils y pourraient faire.
À la bouche de celui qui n’a honte de rien la nourriture mendiée est douce.
Travailler à soixante-dix ans ! Oh ! non, j'aimerais mieux mendier par les rues.
La main d'un mendiant n'a pas de fond?