Qui se lance dans une aventure de casse-cou finira par s'en mordre les doigts.
Le soupçonneux ressemble à une bête féroce qui mord lorsqu'on veut la caresser.
Voulez-vous vivre ? Ne poursuivez exclusivement ni la gloire, ni la volupté, ni la richesse, ni la science. Vous êtes omnivore, morbleu ! mordez à tout, selon vos moyens.
Le susceptible est un homme faible, c'est un roquet toujours agacé, toujours prêt à vous mordre les jambes, faute de pouvoir vous sauter à la figure !
Les gens sans cœur et sans conscience s'amusent des tortures qu'ils infligent, des insomnies qu'ils causent, des agitations qu'ils alimentent. Ce qui m'étonne toujours, ce sont les animosités sans cause, les inimitiés tenaces et profondes dont on ne peut savoir l'origine et le motif. Quand elles sont sûres d'échapper au talion, rien n'arrête leur lâcheté ; elles coutèlent par derrière et mordent obliquement.
Les chats, comme on sait, passent leur vie à se persuader tour à tour que leur queue n'est pas à eux, et ils la mordent, ou à se convaincre qu'elle est bien à eux, et ils lui témoignent les plus grands égards.
Les chiens couards mordillent et déchirent à la maison les peaux des bêtes sauvages qu'ils n'ont osé attaquer vivantes. Poursuivre un vaincu, c'est ressembler à ces chiens !
Il est difficile de ne pas mordre au fruit défendu, quand le fruit a lui-même envie d'être croqué.
Il nous arrive d'avoir des chiens pour nous mordre et des amis pour dire du mal de nous.
Tant pis pour ceux qui mordent, je leur laisse ce rôle et n'entends pas leur rendre blessure pour blessure. Je ne veux pas même les humilier de ma clémence, ce serait une vanité et une vengeance déguisée.
Il est des aboiements qui font plus mal que des morsures.
Les hommes (je les prends en masse de société) sont comme ces chiens hargneux auxquels on ne peut faire du bien sans courir le risque d'en être mordu.
Ne touchons pas aux sottises des sots, elles mordent comme des serpents et brûlent comme des fers rouges.
Les hommes ont goût à l'erreur, ils aiment à mordre et à blâmer les fautes d'autrui.
L'homme est une créature fragile menacée par le progrès qui se mord la queue.
L'homme ingrat mordra un jour la main de celui qui l'avait nourri.
À des actes inconsidérés on risque plus tard de se mordre les doigts.
La vie est une bête sauvage, une panthère. Si vous voulez l'apprivoiser, il ne faut pas qu'elle croie qu'on puisse vous mordre, sinon elle vous mordra.
À force de battre son chien quand il aboie après les malfaiteurs, il finit par vous mordre.
Il m'arrive quelquefois de mordre, mais mes morsures ne sont jamais empoisonnées. Ce sont des morsures franches, de loup. Pas des morsures de serpent. En revanche, j'ai souvent été mordu par des serpents.
Une des plus dures morsures est celle du remords : comment Dante n'en a-t-il pas puni quelques-uns de ses réprouvés ?
Ah ! qu'il fait mal le reproche de la conscience ! c'est l'enfant qui mord le sein.
La critique est une lime qui polit ce qu'elle mord.
La médisance est un serpent qui mord sans faire de bruit.
Un insulteur est quelqu'un qui aboie parce qu'il ne sait pas mordre.
Pour n'avoir pas à mordre, il est nécessaire avec les gens hargneux de leur montrer nos dents.
Si vous souhaitez battre un chien méchant, attendez qu'il vous mord, sinon vous allez passer pour un brutal !
Qui aboie ne mord pas.
À ceux qui prétendent que les souffrances nous sont envoyées par Dieu pour tester notre foi, je leur souhaite de se faire mordre par un pitbull le jour où ils ont une rage de dents.
La malveillance n'a de joie qu'à mordre et de goût qu'à faire de la peine.
Réchauffe un serpent dans ton sein, il te mordra.
Si un être quelconque, homme ou chien, veut te mordre, jette-lui un os.
Est-il vraiment prouvé que ce soit le chien qui ait inoculé la rage à l'homme ? Ne serait-ce pas plutôt, à l'origine, un homme mauvais qui aurait mordu un pauvre chien ?
Le critique se croit lime qui polit quand il est râpe qui mord.
Quand on ne peut mordre, il ne faut pas aboyer?