On ne fuit pas les hommes quand on cherche à leur nuire ; le méchant peut méditer ses coups dans la solitude, mais c'est dans la société qu'il les porte. Un fourbe a de l'adresse et du sang-froid ; un perfide se possède et ne s'emporte pas.
Quelque prix que vous attachiez à une chose, renoncez-y si elle peut nuire. Il faut, dans l'occasion, préférer l'utilité aux richesses.
Il y a plus de joie intérieure à secourir son prochain que de profit à lui nuire.
Avec ce que l'homme dépense pour se nuire, il pourrait largement s'accorder tout ce qui lui est utile et nécessaire.
Quand les sentiments d'un peuple sont contre le gouvernement, il est à remarquer que toutes les sociétés particulières tendent à lui nuire.
En ce monde, on n'a d'égard ni pour les choses ni pour les gens ; l'on aime à nuire aux uns et à faire pester les autres. Molester le prochain est une sorte de tic universel dans ce pays. C'est peut-être la manière gaminesque de montrer son indépendance et de mesurer sa force.
On se fait vite des ennemis et lentement des amis ; ne te fais inutilement aucun ennemi, le plus petit peut nuire.
On n'est bien secondé que par des auxiliaires assez forts pour vous nuire.
Les petits bonheurs ne nuisent pas au grand. Ils en sont la monnaie et servent à le réaliser.
La vie est remplie de devoirs opposés : ce qui fait le bien-être de l'un bien souvent nuit au bonheur de l'autre, et celui qui est prêt à se dévouer recule en se demandant si pour être utile à une seule personne, il ne va pas nuire à plusieurs.
La philanthropie nuit aux hommes en leur donnant à penser qu'ils peuvent compter sur d'autres que sur eux-mêmes.
La cupidité est la maîtresse dans l'art de nuire, le chef de l'iniquité.
La justice ne peut extirper tous les vices, mais du moins elle empêche qu'ils ne nuisent.
La fortune ne se contente jamais de nuire une seule foi.
Les affaires d'abus de biens sociaux : on ne divise plus pour régner, on additionne pour nuire.
Pardonne à qui te nuit, car lorsque l'encens fume, l'encens embaume encore le feu qui le consume.
Arithmétique politique : On ne divise plus pour régner, on additionne pour nuire.
L'arme de poing est au couteau de cuisine ce que le téléphone est au porte-voix : Un moyen très sûr de nuire à son prochain en gardant ses distances.
La façon la plus perfide de nuire à une cause, c'est de la défendre, avec intention, par des arguments fautifs.
L'amour : c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
Tel nous sert en voulant nous nuire.
On n'est point innocent, quand on nuit à soi-même.
On ne doit, par intérêt et par devoir, ne donner lieu à aucune idée qui nuise à notre réputation ; par intérêt, parce qu'ayant besoin sans cesse du secours de nos semblables, il nous importe de nous en faire estimer ; par devoir, parce qu'en effet tout être raisonnable doit contribuer à la perfection générale par une conduite qui fasse naître l'amour du bien.
Cessez de vous nuire à vous-même : le zèle est un bien fâcheux.
Mentir pour nuire est calomnie : c'est la pire espèce de mensonge.
Il y a des hommes qui ne reculent devant rien lorsqu'il s'agit de nuire aux autres.
Ce qui ne sert point, nuit ; ce qui n'aide pas, gêne.
C'est par envie et par des intérêts opposés que les hommes cherchent à se nuire les uns aux autres.
Le méchant guette le moment de nuire, et saisit avec empressement le moindre prétexte pour cela.
L'homme, qu'on a appelé l'animal raisonnable, est parfois le plus déraisonnable, et en même temps le plus à plaindre ; il a à se méfier des autres animaux, et encore plus de ses semblables : c'est à celui qui pourra nuire à l'autre. Pauvre espèce ! qui ne saurait avoir un moment de repos, dévorée de besoins et ayant tout à craindre !
La malignité est si naturelle à l'homme que le méchant trouve toujours des gens disposés à écouter et croire les faux rapports qu'il fait pour nuire à la réputation d'autrui.
Ce qui nuit le plus aux hommes dans l'esprit des femmes, c'est leur indiscrétion.
La présomption nuit plus qu'elle ne sert à celui qui s'en affuble.
Nul ne peut nuire à qui Dieu aide.
Les hommes, au lieu de se tendre la main, de s'aider mutuellement, ne songent qu'à se nuire.
L'imposture nuit ; l'erreur n'est bonne à rien.
Surtout soyez de vous la maîtresse et la dame, faites, s'il est possible, un miroir de votre âme, qui reçoit tous objets, et tout content les perd ; fuyez ce qui vous nuit, aimez ce qui vous sert.
Il appartient à la vraie charité de voiler ce qui peut nuire, et de ne s'ôter aucun des moyens de faire le bien.
Un peu de folie ne nuit pas ; au fond, beaucoup de folie !
Tu regardes d'un œil d'envie les richesses d'autrui, mais ces vains désirs ne t'enrichiront pas : ne vaudrait-il pas mieux fermer ton cœur à cette folle cupidité ? Tu nourris la volonté de nuire à ton ennemi, mais cette volonté ne lui nuit pas : ne vaudrait-il pas mieux lui pardonner de bonne foi ?
L'homme méchant ne fait le mal que pour satisfaire son intérêt ou ses passions, l'homme pervers le fait par goût ou pour nuire à ses semblables. L'un se repent souvent de n'être écarté de la voie du bien ; l'autre n'est susceptible que d'un genre de repentir, celui de ne pas avoir fait tout le mal qu'il pouvait faire.
En amour, comme à la table, si l'on en croit la faculté, diversité de mets peut nuire à la santé.
Gouverner c'est mettre vos sujets hors d'état de vous nuire et même d'y penser.
Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert.
Trop parler nuit.
Lorsque nous faisons du mal à notre ennemi, nous allumons encore plus sa haine, nous excitons sa fureur, et nous en devenons quelquefois les victimes. Le plus petit ennemi peut nuire beaucoup : aigri et ulcéré, il cherche les moyens de se venger à son tour, et il ne les trouve que trop souvent. Mais lui faisons-nous du bien., nous jetons le repentir dans son âme, nous répandons la confusion sur son visage, et nous changeons souvent sa haine en estime et en amour.
La gloire des hommes serait-elle de se déchirer mutuellement comme les bêtes les plus féroces ? Leur grandeur consisterait-elle à faire des malheureux ? Doivent-ils beaucoup s'applaudir de leur puissance, quand, par le honteux motif de se venger, ils ont versé le sang de leurs frères ; quand ils ont défiguré en eux l'ouvrage de la nature ; quand ils ont procuré leur ruine, leur déshonneur ; quand ils les ont réduits à pleurer éternellement les pertes que leur a causées une vengeance portée à l'excès ? Ne serait-il pas bien plus glorieux d'épargner des coupables, qui ne peuvent ou ne veulent plus nuire ; de songer qu'on a pu les perdre et qu'on les a sauvés ; de les forcer à reconnaître qu'ils doivent la conservation de leur vie, de leur honneur, à ceux qu'ils avaient le plus sensiblement offensés ?
On est toujours assez puissant pour nuire.
Observe bien ce qui me reste à te prescrire ; que personne par ses actions, par ses discours, ne puisse t'engager à rien dire, à rien faire qui doive te nuire un jour.
Croire qu'un faible ennemi ne peut pas nuire, c'est croire qu'une étincelle ne peut pas causer un incendie.
Un chef vaut mieux que plusieurs, leur multitude nuit au bien.
Le méchant a toujours assez de temps pour nuire.
L'homme doit garder que la femme ne se mêle des choses du dehors : elle, sa place est près du foyer ; là, elle ne peut nuire.
L'ennemi le plus nuisible est celui qu'on ne soupçonne pas.
Il en est des hommes comme des plus vils animaux, tous peuvent nuire.
La médisance et la calomnie nuisent même à ceux qui les écoutent.
Si l'on connaissait les ténébreuses intrigues des gouvernements les uns contre les autres, depuis trois siècles, pour se nuire et s'affaiblir réciproquement, on serait effrayé de leurs résultats, pour ceux qui y ont été les plus habiles et même les plus heureux.
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
L'homme qui thésaurise, nuit ; l'homme qui répand est utile.
Les hommes réunis en trop grand nombre se nuisent, ne fut-ce que par l'air qu'ils respirent.
On peut aimer quelqu'un sans être son ami, et souvent, ceux qui nous aiment sont ceux qui nous nuisent le plus. Un véritable ami est toujours utile. C'était, sans doute, à propos des amis nuisibles et de cette espèce d'amis qu'il faut voir rarement pour les conserver longtemps, que l'empereur romain s'écriait : Mon Dieu ! Défends-moi de mes amis, je tâcherai de me garder moi-même de mes ennemis !
Quand le Diable veut nuire, il se fait moine?