Où règne l'orgueil on ne saurait trouver d'autre Dieu que soi-même.
L'anonyme et le pseudonyme sont aussi souvent le masque de l'orgueil que le voile de la modestie.
L'orgueil sans talent est un fusil sans cartouche, et le talent sans sagesse est une cartouche sans plomb.
L'orgueil et l'envie sont des graines aussi vieilles que le monde, mais n'ont rien perdu de leur fécondité.
L'orgueil et l'erreur se servent réciproquement de guide, et on sait ce qui arrive quand un aveugle en conduit un autre.
L'orgueil ne vient pas toujours de la sottise, mais quand il n'en vient pas il y va.
L'orgueil est une impiété, et l'impiété est de l'orgueil.
L'orgueil est encore plus souvent l'ennemi que le compagnon du génie.
L'orgueil produit sur les vertus auxquelles on le mêle un effet analogue à l'effet du vinaigre sur les crèmes dans lesquelles on le laisse tomber.
L'orgueil est souvent blessé parce qu'il est toujours blessant.
Un peu d'orgueil corrige de beaucoup de vanité.
L'orgueil envers les inférieurs est de la lâcheté, l'orgueil envers les supérieurs de la révolte, et l'orgueil à la fois envers les inférieurs et les supérieurs de la démence ; tout le monde, tout le monde le sait, et cela ne corrige personne.
L'orgueil préserve de peu de chutes, mais il en cause d'innombrables.
Pour un vain bonheur qui vous a fait rimer, gardez qu'un sot orgueil ne vous vienne enfumer.
Que reconnaît-on facilement ? — L'orgueil sous le masque de la modestie.
L'infortune épure le cœur de tous sentiments d'orgueil et de vanité.
L'orgueil est la preuve d'un cerveau malade ou d'un épuisement de race.
Il y a une modestie qui n'est que le manteau de l'orgueil.
Que de fois nous mettons sur le compte de notre dignité ce qui n'est qu'une affaire de notre orgueil !
L'orgueil, c'est le compagnon inséparable des gueux !
Le sentiment de l'orgueil est comme celui de l'espérance : le premier sentiment qui naît en nous, et celui qui meurt le dernier.
L'orgueil est de tout temps la plaie la plus dangereuse de l'homme. L'orgueilleux trouve sans cesse dans son cœur je ne sais quel sentiment de sa propre excellence, il ne cherche qu'à s'élever de degré en degré, et ne rencontre rien qui puisse satisfaire la grandeur de son âme.
Le mauvais orgueil est de croire qu'on ne peut avoir tort, et c'est une faiblesse de n'oser reculer quand on fait fausse route.
L'orgueil est un vice insociable, même par rapport aux autres vices.
L'orgueil, dans une belle âme, a ses scrupules comme la vertu, et produit souvent les mêmes effets.
L'orgueil s'humilie par un froid sourire.
L'orgueil détruit l'intérêt que le malheur inspire.
L'amour-propre est l'orgueil du dedans, comme la vanité est l'orgueil du dehors.
L'orgueil de l'homme se brise contre les éléments, et sa douleur contre leur indifférence.
Celui qui rampe est écrasé ; celui qui marche la tête haute se la brise ; celui qui prend des détours se fourvoie : Apprenez à marcher droit, sans orgueil et sans bassesse.
En un temps où tout le monde est atteint d'orgueil, il doit être positivement délicieux d'être humble.
L'orgueil est incompatible avec l'orgueil, de là naissent toutes les divisions qui troublent le monde.
L'orgueil peut être aussi bien le marchepied de la vanité que son garde-fou.
Il y a, dans les hauteurs de l'âme, une région où l'encens qui s'exhale de la louange peut parvenir, mais où l'orgueil ne peut atteindre.
L'orgueil tend à monter ; l'humilité cherche à descendre.
Amoureux ou ambitieux, l'orgueil est également maladroit, il parle toujours de lui-même à l'objet aimé, et de son mérite à autrui. On le représente solitaire, oisif, et aveugle, son diadème est sur ses yeux.
Le premier né de l'amour-propre est l'orgueil, c'est contre lui que la raison et la morale doivent réunir leurs attaques ; mais il faut le faire mourir sans le blesser, car, si on le blesse, l'orgueil ne meurt pas.
On redoute l'orgueil des gens influents parce qu'ils peuvent nuire ; on méprise celui des personnes sans crédit et sans pouvoir, parce que leur sotte fierté ne peut porter préjudice à personne.
L'orgueil est puni dans les deux vies : dans celle-ci et dans l'autre.
Allez, venez, cherchez, remuez les pôles, secouez les mondes, partout où se trouve l'homme, vous trouverez l'orgueil.
L'orgueil ne naît pas de la réussite ; il l'engendre, par le besoin où il est de se justifier aux yeux d'autrui et aux siens.
Il n'en coûte rien à l'orgueil pour se nourrir d'espérances futiles.
On a quelquefois de l'orgueil à proportion de cette délicatesse qui semble en porter l'excuse.
Le véritable orgueil est tellement rare qu'il passe pour de la modestie.
L'orgueil diminue en raison de la connaissance de soi-même.
L'orgueil des petits consiste à parler toujours de soi : l'orgueil des grands est de n'en jamais parler.
L'orgueil repousse le doute, et la raison l'accueille.
Le redoutable poison de l'orgueil est toujours caché dans la coupe de la gloire.
L'orgueil, le pire des conseillers, conduit au pacte avec le diable.
L'orgueil irrite les orgueils contraires ; on s'aigrit, on se bat, on s'emprisonne, on se déchire ; et ce monde devient un véritable enfer, par l'extravagante prétention de vouloir forcer la chose la moins comprimable après l'eau : la pensée.
L'orgueil est incompatible avec l'orgueil ; de là naissent toutes les divisions qui troublent le monde.
L'orgueil est la force des timides, et plutôt que de demander ils se raidissent jusqu'à la mort.
L'orgueil est le vice qu'on pardonne le moins ; il blesse essentiellement l'amour-propre. L'orgueilleux ne peut être ni affable ni reconnaissant, ce n'est qu'en nous abaissant qu'il cherche à satisfaire sa hauteur.
Ne prends jamais l'illusion de ton orgueil pour une vérité.
Il n'y a qu'un stupide orgueil qui puisse se glorifier d'une nullité héréditaire.
L'orgueil n'est pas une faiblesse, et c'est souvent la raison même qui parle par sa bouche.
L'orgueil n'est que la forme de l'égoïsme, la passion du néant qui se ramasse en soi et qui veut opprimer tout le reste.
L'orgueil est le péché de Satan, c'est le premier péché du monde. L'orgueil est si bien le principe du mal, qu'il se trouve mêlé aux diverses infirmités de l'âme ; il brille dans le souris de l'envie, il éclate dans les débauches de la volupté, il compte l'or de l'avarice, il étincelle dans les yeux de la colère, et suit les grâces de la mollesse.
La pauvreté est une grande école de modestie, elle apprivoise les orgueils les plus farouches.
Les bonnes gens appellent de l'orgueil ce que les mauvaises appellent de la prétention, les sensées de l'indifférence et les sensibles de la fatigue.
Le plus sot orgueil est celui qui naît de l'ignorance.
J'ai cet orgueil de croire que je ne suis pas de ceux que l'on oublie.
Comme la fièvre se manifeste par la chaleur, ainsi l'orgueil se manifeste par la langue.
Ou l'orgueil ne tue pas, il ridiculise.
De tous les orgueils, c'est l'orgueil philosophique qui est le pire. Je n'aime pas la philosophie de bas en haut, c'est le contraire que j'aime.
L'orgueil affecte des vertus et ne montre souvent que des vices.
Gardez qu'un sot orgueil ne vous vienne enfumer.
L'orgueil perd plus de gens que les richesses ne font d'heureux.
Le plus détestable de tous les vices est l'orgueil poussé au dernier excès.
L'orgueil de la pensée est quelque chose de terrible, à quoi la charité ne survit guère. Le diable y rattrape au centuple ce que, dans certains cœurs, la foi et l'espérance semblaient lui avoir fait perdre.
L'orgueil est la fille de l'ignorance?