Qui ne prêche que la modération ne fait pas beaucoup de prosélytes ; il faut parler aux passions pour trouver de fervents auditeurs.
Sans passions, on ne verrait ni grands hommes, ni art, ni industrie, enfanter des merveilles.
Quiconque lâche la bride à ses passions devient l'esclave des plus vils tyrans.
L'homme, quoi qu'il fasse, est toujours homme ; et le plus ou le moins de raison qu'il peut avoir, est d'un faible poids dans la balance, quand les orages des passions sont déchaînés, et que les bornes prescrites à l'humanité se font sentir.
Nos passions sont de véritables phénix. Lorsqu'une ancienne est consumée, une nouvelle renaît aussitôt de ses cendres.
Les passions sont l'âme du monde, elles nous ont été données pour développer les facultés de notre âme, et par conséquent pour nous enseigner le chemin du bonheur. Elles doivent nous servir de guides, et les philosophes qui veulent être plus sages que la nature, sont les plus insensés des hommes.
Les hommes ne sont que les tristes jouets de leurs passions insensées.
Le bonheur de l'homme ne consiste pas à vivre sans passions, il consiste à en devenir le maître.
Les passions fausses, celles qui sont soumises à un entraînement factice de la part des âmes qu'elles hantent, s'avivent avec l'âge, au lieu de s'amortir.
Les passions sont ennemies du repos, mais, sans elles, il n'y aurait ni industries ni arts en ce monde.
Nos passions sont des menteuses, c'est notre myopie qui fait les beaux visages.
Les passions diminuent ou même s'éteignent, lorsque les moyens physiques de les satisfaire s'affaiblissent ; mais l'amour-propre, toujours aux aguets, cherche à faire attribuer à la sagesse ce qui n'est que l'effet de l'impuissance ou de l'âge.
C'est une erreur que d'espérer, avec l'âge, la guérison des passions.
Les passions sont le sel de la vie, seulement il faut savoir les diriger.
Il est des émois enfiévrés dont nous voulons faire des passions.
La première de toutes les passions est l'admiration.
Quand l'homme n'a plus de passions, il n'est plus heureux que par ses manies.
Il y a toujours dans le cœur humain un sentiment d'équité qui surnage entre les passions.
Les passions, qui sont les armées de la mort, détruisez-les comme un éléphant renverse une hutte de roseaux. On ne se rassasie pas plus avec tous les objets du désir qu'on ne peut se désaltérer avec toute l'eau de la mer.
Les vraies passions sont égoïstes.
On ne saurait trop s'attacher à corriger ou régler les passions qui fendent les hommes malheureux, sans les avilir ; et on doit rendre de plus en plus odieuses celles qui, sans les rendre malheureux les avilissent et nuisent à la société, qui doit être le premier objet de notre attachement.
Les passions des hommes sont plus funestes au genre humain que les convulsions de la nature.
Les passions ne s'éteignent pas toujours dans le repos, elles ne font bien souvent qu'y prendre de nouvelles forces.
Si les passions se montrent, la colère éclate.
Le recueillement est le véritable état d'un homme qui est maître de ses passions, et qui sait se suffire à lui-même.
Vivre sans passions collectives, c'est le commencement de la vie intelligente.
Défiez-vous de vos passions ; elles ne vous flattent que pour vous tromper ; elles vous promettent le bonheur, mais si vous prêtez l'oreille à leurs mensonges, elles deviendront vos bourreaux, elles vous conduiront à la servitude.
Quand le cœur s'ouvre aux passions, il s'ouvre à l'ennemi de la vie.
Les passions des rois sont fougueuses ; rarement commandés et toujours obéis, ils apaisent difficilement les transports de leur colère.
Les passions font vivre l'homme, la sagesse le fait seulement durer.
Toutes nos passions reflètent les étoiles.
L'homme est le maître de ses passions, mais il abuse du droit d'affranchir ses esclaves.
Prenez toutes les passions, condensez-les en une seule, et si vous n'obtenez pas la haine vous aurez l'amour.
Il y a des passions qu'il ne faut jamais déchaîner.
Les passions enfantent presque autant de doutes que la faiblesse du génie.
Nous sortons de nos passions comme de quelques-unes de nos maladies : affaiblis ou fortifiés.
Qui veut détruire les passions, au lieu de les régler, veut faire l'ange.
Les passions se glissent sans cesse dans notre conscience, et se font un complice de leur juge.
Les belles passions cherchent les belles âmes.
Les passions s'interposent entre notre raison et nos volontés, comme les nuages entre le soleil et la terre.
Les vraies passions donnent des forces, en donnant du courage.
Toutes les passions s'éteignent avec l'âge, l'amour-propre ne meurt jamais.
Celui-là seul est fort qui sait vaincre ses passions?