Moi mort ou non, voici mon testament : Crains Dieu, ne hais personne, et porte bien ton nom.
Ô la femme à l'amour câlin et réchauffant, et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !
Je suis riche de tes beaux yeux.
Tes yeux sont les plus beaux du monde, et de ton sein je suis avide.
Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage.
Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve.
L'étreinte jalouse et le spasme obsesseur ne valent pas un long baiser.
L'amour, c'est une phrase sous un mot.
Mets ton front sur mon front et ta main dans ma main, et fais-moi des serments que tu rompras demain.
Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon cœur d'une langueur monotone. Tout suffocant et blême, quand sonne l'heure, je me souviens des jours anciens et je pleure ; et je m'en vais au vent mauvais qui m'emporte deçà, delà, pareil à la feuille morte.
Ce qu'il nous faut à nous, poètes, c'est l'étude sans trêve, c'est l'effort inouï, le combat non pareil, c'est la nuit, l'âpre nuit du travail, d'où se lève lentement, lentement, l'œuvre, ainsi qu'un soleil !
Ô triste, triste était mon âme à cause, à cause d'une femme. Je ne me suis pas consolé bien que mon coeur s'en soit allé. Bien que mon coeur, bien que mon âme eussent fui loin de cette femme.
Unissons dans nos deux misères le pardon qu'on nous refusait, et je t'étreins et tu me serres et zut au monde qui jasait !
Que ton vers soit la bonne aventure, et tout le reste est littérature !
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête toute sonore encore de vos derniers baisers ; laissez-la s'apaiser de la bonne tempête, et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Il est grave : il est maire et père de famille.
Les sanglots longs des violons de l'automne, blessent mon cœur d'une langueur monotone.
Tout suffocant et blême, quand sonne l'heure, je me souviens des jours anciens et je pleure ; et je m'en vais au vent mauvais qui m'emporte, deçà delà, pareil à la feuille morte.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Ami, retiens ce point : on est le Diable, on ne le devient point.
La chair est sainte ! il faut qu'on la vénère ; c'est notre fille et notre mère, et c'est la fleur du jardin d'ici-bas ! malheur à ceux qui ne l'adorent pas !
Tout est pour le mieux : tiens, prends, et bois à ma santé, bon vieux.
L'amour est un dans tous et tous dans un.
Femmes, aimez vos maris !
L'amour, c'est un peu de plaisir fin, beaucoup de joie, selon le plus ou moins de moyens qu'il emploie.
Ah, si je bois c'est pour me soûler, non pour boire !
Que l'ivrogne est une forme du gourmand ? Alors l'instinct qui vous dit ça, ment plaisamment.
Millions en billets de mille qu'on liasse, ne pèsent pas beaucoup et tiennent peu de place.
Elle ne savait pas que l'enfer, c'est l'absence.
L'enfant se fait homme ou devient jeune fille et cependant que croît sa chair pleine de grâce, son âme se répand par-delà la famille, et cherche une âme soeur, une chair qu'il enlace.
De la musique avant toute chose.
Que mon amour dût cesser ? Il ne peut que s'éterniser.
Je pardonne, mon Dieu, pardonnez-moi.
À vingt ans un trouble nouveau, sous le nom d'amoureuses flammes m'a fait trouver belles les femmes : Elles ne m'ont pas trouvé beau.
La vie humble, aux travaux ennuyeux et faciles, est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour.
Pauvres gens ! l'art n'est pas d'éparpiller son âme.
Qu'il bruit avec un murmure charmant le premier oui qui sort des lèvres bien-aimées !
Le rire est ridicule autant que décevant.
Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations.
Rien n'est meilleur à l'âme que de faire une âme moins triste !
Votre âme est un paysage choisi que vont charmant masques et bergamasques jouant du luth et dansant et quasi tristes sous leurs déguisements fantasques.
Rêvons, c'est l'heure.
Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Toi mon dernier, mon seul témoin, viens çà, chère, que je te baise, que je t'embrasse long et fort, mon coeur près de ton coeur bat d'aise.
Qu'importe ton passé, ma belle, et qu'importe, parbleu ! le mien : Je t'aime d'un amour fidèle et tu ne m'as fait que du bien.
Sans doute tu ne m'aimes pas comme je t'aime, je sais combien tu me trompas jusqu'à l'extrême.
J'ai rêvé d'elle, et nous nous pardonnions, non pas nos torts, il n'en est en amour.
Vivent nous et vive l'amour !
Ô tes baisers épatants ! sois-moi fidèle si possible et surtout si cela te plaît.
Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles qui font souvent le bien et peuvent tout le mal.
Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ?
Use de moi, je suis ta chose ; mon amour va, ton humble esclave.
Plongé dans ce bonheur suprême de me dire encore et toujours, en dépit des mornes retours, que je vous aime, que je t'aime !
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches, et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Baiser ! Rose trémière au jardin des caresses !
J'ai peur d'un baiser comme d'une abeille, je souffre et je veille, sans me reposer, j'ai peur d'un baiser.
J'aime ton sourire qui m'accueille si gentiment !
Le Dieu d'amour veut qu'on ait de l'haleine, il a raison !
L'amour est infatigable ! Il est ardent comme un diable, comme un ange il est aimable.
Tout est au mieux dans ce monde pire !
L'amour de la Patrie est le premier amour, et le dernier amour après l'amour de Dieu.
C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi, sans amour et sans haine, mon cœur a tant de peine !