Entre les pauvres qui peuvent être l'objet de votre bienfaisance, vous devez surtout préférer ceux qui, ayant de la conduite et de la vertu, ne méritent pas leur mauvaise fortune. Attachez-vous par préférence aux vieillards, aux malades, aux pauvres honteux, aux personnes malheureuses que votre charité pourra retirer du désordre ou empêcher d'y tomber.
Un ami pauvre est souvent à charge, et un riche est rarement de poids.
Les pauvres humains ont aussi besoin de sourire pendant un grand malheur solitaire.
Je n'aime point un pays où le pauvre est réduit à demander au nom de Dieu.
L'opulent étranger possède tous les cœurs, mais le pauvre parent n'a que le sien au monde.
La main du pauvre est la bourse de Dieu.
Les yeux passent sur le pauvre, et s'arrêtent sur le riche.
Il y a beaucoup de pauvres, et il y en aura toujours ! Mais pourquoi en voyons-nous un si grand nombre, et pourquoi sont-ils si malheureux ? N'est-ce pas parce que la plus grande partie des richesses est entre les mains de quelques heureux qui refusent d'en faire part, comme ils le devraient, à ceux qui n'ont rien ? Plus il y a d'indigents, plus on doit multiplier ses aumônes.
Le bien qu'on répand dans le sein des pauvres est comme une semence qui souvent produit des fruits abondants, même pour cette vie. L'aumône faite en vue de Dieu et selon les lois de la charité, n'a jamais vu l'indigence marcher à sa suite. Combien, au contraire, n'y en a-t-il pas, dont la postérité semble avoir été en proportion de leurs aumônes ! Ce qu'ils donnaient d'un côté, Dieu le leur rendait de l'autre. C'est qu'on ne perd rien avec un maître qui ne se laisse pas vaincre en libéralité.
Ne craignez point de perdre à proportion que vous êtes plus généreux à l'égard des pauvres. Croyez, au contraire, qu'il n'y a de perdu pour vous, que ce que vous donnez au monde et à vos passions. Voulez-vous que vos richesses passent en l'autre vie et vous y devancent, remettez-les entre les mains des pauvres : eux seuls peuvent les y porter. Vous ne conserverez que ce que vous leur aurez confié ; tout le reste sera perdu pour vous. Donnez-leur ce qui doit vous échapper avec la vie. Au lieu d'amasser des trésors qui peuvent devenir la proie des voleurs, et qui deviendront certainement celle de la mort, amassez des trésors infiniment plus nécessaires, et que rien ne pourra jamais vous enlever. Faites du bien aux pauvres pendant que vous vivez, plutôt qu'après votre trépas, parce que le mérite en est beaucoup plus grand, et que c'est en quelque sorte être libéral du bien d'autrui, que de ne donner que ce que la mort va contraindre de laisser à d'autres.
Ne vous débarrassez pas des pauvres comme des chiens, en leur jetant ce que vous leur donnez.
Un homme n'est pas pauvre parce qu'il n'a rien, mais parce qu'il ne travaille pas.
Quand le pauvre donne, il demande.
La fortune et la vie se jouent trop souvent des pauvres humains.
Le pauvre est le plus heureux des hommes, son état ne saurait empirer.
Le pauvre est aimé pour lui-même, ce sont les biens qui font aimer les riches.
Aux pauvres un œuf, vaut tout autant qu'un bœuf.
Le riche peut être béni, mais le pauvre seul a le privilège de bénir.
Qui a été pauvre autrefois craint de faire la charité, de peur d'être reconnu.
L'homme opulent peut être impunément avare, négligé dans sa tenue. Il peut être d'un courage et d'une délicatesse équivoques ; aux yeux du monde ses richesses sont des circonstances atténuantes ! L'homme pauvre, au contraire, doit être élégant, prodigue, probe et brave.
Quand on est pauvre on n'a que la ressource d'être sage.
Les pauvres sont aux riches, les savants sont aux ignorants, etc., ce que le zéro est à l'unité. Aussi, les privilégiés de toute sorte doivent-ils souhaiter une longue vie aux hommes de rien qui décuplent leur valeur.
Lorsqu'on vient à penser que le superflu des uns se compose du nécessaire des autres ; qu'il y a des hommes qui souffrent et qui meurent de faim au seuil des palais des riches ; qu'aux yeux de la religion et de la philosophie, avoir un million de fois plus que le nécessaire c'est retenir la vie d'un million de ses frères ; lorsqu'on vient à penser à cela, on se console facilement d'être pauvre, et l'on plaint sincèrement l'homme juste et honnête condamné à demeurer riche. La fortune, pour lui, n'est pas une jouissance, c'est la torture perpétuelle du scrupule et du remords.
Il n'est personne de plus malheureux que le pauvre : c'est lui qui sue, qui laboure, qui veille, pour qu'un autre jouisse et soit maître des fruits de son travail.
Il n'est pas facile aux pauvres de se débarrasser des importuns, attendu qu'ils ne peuvent prêter beaucoup d'argent !
Qui donne aux pauvres prête à Dieu.
Être pauvre vaut mieux qu'être enterré?