Après la perte d'un être chéri, l'esprit et le cœur subissent un douloureux et long veuvage.
Il y a des pertes dont te temps console de tout, mais la perte du temps est irréparable.
Songez que, en amour, l'on ne gagne rien à prolonger une situation dont on rougit. Vous consumez inutilement les plus belles années de votre jeunesse, et cette perte est irréparable.
La mort de mon père et de ma mère m'a laissé prématurément seul au monde, cette double perte reste le plus poignant de mes maux. Entrer sans guide dans le monde, quoi de plus triste !
Chaque mouvement d'un parti qui n'est pas assez fort pour vaincre, ne fait que hâter sa perte.
Combien de chagrins, de pertes et de privations, compense un précieux ami ?
Un insensé court toujours à sa perte.
Ceux qui ont souffert la perte des biens, de la santé et de l'honneur, sont bien plus propres pour consoler les personnes qui sont dans ces peines et ces douleurs que d'autres qui ne savent ce que c'est.
On se résigne à une perte, mais on ne se résigne pas à l'abandon d'une chance.
Ce n'est le plus souvent que la perte des choses qui nous en enseigne la valeur.
Il n'y a pas de malheur égal à la perte du temps.
Le temps employé à penser comment on pourra satisfaire un vice est une perte considérable sur la vie d'un homme.
La perte de chaque être aimé nous diminue le froid de la mort.
Si la perte des biens te met dans la détresse en ton affliction sois sage et retenu ; mais montre une juste allégresse si tu vois par hasard grossir ton revenu.
Plutôt une perte qu'un gain honteux : l'un n'afflige qu'une fois, l'autre est une source éternelle de regrets.
II y a des fautes d'un homme qui lui sont moins imputables à lui-même qu'à la condition humaine ; aussi est-il juste de les passer par profits et pertes sur le Grand Livre du Destin.
Malheur aux hésitants, car tout leur tourne à perte.
La série interminable des déceptions et des désabusements, des pertes et des arrachements, use en nous la force qui console, la foi.
L'homme ne pouvant être pris de deux sensations vives à la fois, une grande douleur s'évanouit à l'arrivée d'une plus grande. Ainsi la perte d'une personne aimée est une diversion à la perte d'une fortune ; la pensée de l'une est, non pas une consolation, mais une distraction de l'autre.
L'attente d'une douleur nous aguerrit contre elle ; la perte imminente d'un parent ou d'un ami, la chute pendante d'une fortune, le revers prévu d'une entreprise, nous la rendent plus traitable ; en souffrant par avance d'un mal à venir, son coup nous accable moins lorsqu'il nous frappe. Au contraire, une douleur imprévue nous affecte beaucoup, elle devient souvent plus grande que sa cause ; mais alors elle ne dure pas ; elle se brise souvent contre la réflexion.
Qui dit « Vieillesse » dit « Tout Perte ».
L'homme le plus puissant est impuissant devant le chagrin, la mort, la perte de ceux qu'il aime.
La perte vraiment irréparable est celle des désirs.
Il n'est si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
Si vous avez un bon ami que vous souhaitez conserver, observez de ne jouer avec lui que quand vous êtes assuré qu'il est très beau joueur ; et plus avec lui qu'avec tout autre, soyez fidèle à la maxime de ne jouer jamais que petit jeu. Les gros jeux d'argent donnent lieu aux injures qui produisent les querelles et les divisions. L'amitié nous plaît, mais l'intérêt nous domine, et la perte de notre argent nous touche plus que celle d'un bon ami.
La perte d'un être proche est sans remède.
Le plus heureux des hommes est celui qui a le moins de malheurs. Attendez-vous donc à en avoir, et lorsqu'ils arrivent, soutenez-les avec courage. Si la perte, qui fait le sujet de votre chagrin, vient de quelque accident que votre prudence n'a pu ni prévenir, ni parer, supportez-la avec résignation. Le chagrin ne remédie à rien, et fait souvent beaucoup de mal : il dessèche, il mine, il consume, il dérange la tête, et précipite au tombeau.
La perte des biens est, après celle de la réputation, une des plus rudes épreuves. Peu de personnes savent recevoir des coups de cette nature, sans murmurer contre la Providence, sans se livrer au chagrin, et quelquefois au désespoir. Ceux à qui ce malheur arrive sont comme inconsolables, leur perte est sans cesse devant leurs yeux, sans considérer que des biens si fragiles ne devraient pas leur être si chers ni les attacher si fort.
Perte d'argent, perte légère ; perte d'honneur, grosse perte ; perte de courage, perte irréparable.
Qui court à sa perte y est précipité par les dieux.
Une courtisane ressemble à un buisson d'épines, on ne peut s'y frotter sans mal ou sans perte.
La femme dans la maison doit s'en tenir au second rôle. Le premier appartient au mari. Vous ne citerez pas un seul ménage où la femme a primé, qui n'ait rencontré sa perte.
Rien n'est plus douloureux que la perte d'un être aimé.
Le grand secret pour n'être pas sensible à la perte est de ne s'attacher à rien.
Il y a des pertes irréparables pour l'homme ; il n'y en a pas pour la société. Le temps manque à l'un, et non à l'autre.
Ce qui rend la vieillesse morose n'est pas la perte de ses joies, mais celle de ses espérances.
La mort est plus douce que la perte de tout espoir.
Deux sortes de maux de l'opinion nous exposent aux maux de la nature. L'une est la perte des personnes chères, l'autre est la perte des biens. Le dernier de ces maux nous expose à la pauvreté, mais le premier nous expose à tous les maux de la nature ; c'est pourquoi nous lui pouvons donner le premier rang entre les maux de l'opinion.
La perte de temps est pire que la perte d'argent?