Si le haut pessimiste moral est si souvent un solide optimiste pratique, c'est que la même faculté de l'esprit lui inspire, dans le premier cas, le mépris des personnes, et, dans le second, le mépris des obstacles.
Il y a deux sortes de pessimisme, celui qui accuse la vie et celui qui prend à partie les hommes. Le premier est le moins fâcheux à mon avis, parce qu'il n'exclut pas, du moins, la bienveillance pour nos semblables.
Le pessimisme m'étouffe, et je me démoralise par moi-même. Je suis vaincu avant la défaite, parce que je ne crois pas à la victoire. Le doute coupe tous mes tendons et tous mes nerfs. Pour n'être pas blessé dans la déroute, j'ai soin de me tuer avant l'engagement.
Le pessimisme te rend oublieux et ingrat. Ne comptant que sur ce que tu tiens, les amis à distance sont un peu pour toi comme les amis défunts. Le passé, l'avenir et l'éloigné n'existent pas pour ton âme comme ressource, comme richesse, comme bien positif. Ainsi que les nourrissons, ce qui disparaît de ta vue est pour toi définitivement perdu. C'est un des effets curieux du manque d'espérance. Il ne te semble jamais que tu puisses acquérir ce que tu n'as pas où retrouver ce qui se retire. Cette anticipation constante du détachement est une sorte de faiblesse ; tu n'oses rien retenir, t'approprier, et pour que rien ne te soit arraché, tu ne te saisis de rien.
Le pessimisme et le nihilisme ont pour cause l'ennui d'une vie qui, par suite d'une organisation sociale défectueuse, ne vaut pas la peine d'être vécue. La vie ne vaut que par ses fruits ; si l'on désire que l'homme y tienne, il faut la rendre savoureuse et délectable à mener.
Je plains les jeunes rongés par un pessimisme qui ne veut pas être consolé.
Quand le pessimisme n'est pas un jeu d'esprit ou une pose, c'est une maladie, une des formes de la manie de la persécution : on ne le réfute pas, on le surveille et on le soigne.
Optimisme et pessimisme : l'extrême droite et l'extrême gauche du Conseil d'État de sa Majesté la Raison.
Deux choses ont facilement raison de notre pessimisme : le sourire d'un ciel de printemps et un rayon d'amour dans le cœur.
Le pessimisme de la jeunesse est comme un de ces froids du printemps qui tuent le fruit dans la fleur.
Le pessimiste, à s'occuper de maux imaginaires, oublie de combattre les véritables.
La misanthropie est le pont-aux-ânes du pessimisme.
La clairvoyance qui gêne ou déplaît, on l'appelle pessimisme.
Le pessimisme est aussi trompeur que l'optimisme.
Je suis d'un pessimisme absolu. La seule chose dont je sois sûr, c'est que mon fils a les yeux bleus.
Si aujourd'hui le pessimisme est à la mode, c'est que, faute de grandes choses à aimer, on s'aime beaucoup soi-même. La fatuité est une religion triste.
Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté.
Quand le pessimisme dépasse son but, il devient une illusion, et bien plus meurtrière que l'optimisme le plus béat, car il mène au néant.
Le pessimisme paralyse les esprits chagrins et amorphes.
Les pessimistes puisent dans le pessimisme un excellent prétexte pour ne rien faire.
Dans la vie il sied d'être optimiste à l'endroit des faits et pessimiste à l'endroit des gens.
Le pessimisme : Toute vie est action, toute action effort, tout effort douleur, donc la vie est un mal.
Le pessimisme est excusable, quand il est la protestation impuissante d'une vie manquée.
L'avantage du pessimisme, c'est qu'on ne peut avoir que de bonnes surprises.
Le pessimisme et le scepticisme ne sont que des maladies de l'âme, entre les deux se trouve le réalisme.
Mon pessimisme n'est qu'une forme de l'optimisme.
Le pessimisme est du désespoir ; l'optimisme est de la stupidité.
Un grand renfort vient au pessimisme de ce que, les pires hommes étant toujours ravis d'eux-mêmes, ce sont les meilleurs qui d'eux-mêmes sont dégoûtés.
À prendre les choses au mieux, à les envisager du point de vue spiritualiste, ou plus spécialement, du point de vue chrétien, la douleur serait donc le véhicule nécessaire de l'âme allant vers Dieu. Cela suffit à établir que notre pessimisme, inébranlablement fondé sur l'incroyance, s'étayerait au besoin sur la foi.
Ton malheur, c'est le découragement trop facile, le pessimisme du caractère, avec l'optimisme de l'intelligence ; l'oubli trop prompt de l'idéal dans les ennuis de la réalité, l'espérance trop courte et trop fragile, l'âme trop craintive et trop vulnérable.
Le pessimisme contemporain me fait mal aux moelles. C'est le système de la désolation et comme la gageure du désespoir. Et ce qui navre, c'est la force de ses arguments.
Le pessimisme conclut naturellement à l'inertie, et le doute à l'abstention.
Le pessimisme est archi-décourageant, il réfrigère et paralyse.
Pessimisme : Sens de la réalité !
Pessimiste : Homme confiant que ça ira mal.
Le pessimisme est l'optimisme du pessimiste.
Le pessimisme est un signe d'impuissance : on est pessimiste parce qu'on se sent incapable de dominer la vie.
Un pessimisme n'est jamais déçu.
Je me sens très optimiste quant à l'avenir du pessimisme.
Le pessimisme est une sottise, et souvent une canaillerie.
Le pessimisme s'exprime plus encore par le rire que par les larmes.