Un amant apprend à une femme tout ce qu'un mari lui a caché.
L'amour, ou il est sublime, ou il n'est pas ; mais quand il existe, il existe à jamais et va toujours croissant.
Entre deux êtres susceptibles d'amour, la durée de la passion est en raison de la résistance de la femme.
Être passionné, c'est désirer toujours : mais peut-on toujours désirer sa femme ?
Le temps qu'un ignorant passe à consommer sa ruine est précisément celui qu'un homme habile sait employer à l'éducation de son bonheur.
L'amour est l'accord du besoin et du sentiment.
Une femme n'est jamais si bavarde que quand elle se tait.
Le talent, en amour comme en tout autre art, consiste dans la réunion de la puissance de concevoir et de celle d'exécuter. Le monde est plein de gens qui chantent des airs sans ritournelle, qui ont des quarts d'idée comme des quarts de sentiment, et qui ne coordonnent pas plus les mouvements de leurs affections que leurs pensées : c'est, en un mot, des êtres incomplets.
Un long avenir demande un long passé.
L'amour durable est celui qui tient toujours les forces de deux êtres en équilibre.
La femme qui aime plus qu'elle n'est aimée sera nécessairement tyrannisée.
En toute chose, l'on ne reçoit qu'en raison de ce que l'on donne.
L'ingratitude vient peut-être de l'impossibilité où l'on est de s'acquitter.
Ne commencez jamais un mariage par un viol.
Le mariage est une science.
Il ne se rencontre pas plus de deux moments de plaisirs semblables, qu'il n'y a deux feuilles exactement pareilles sur un même arbre.
En amour, la femme est comme une lyre qui ne livre ses secrets qu'à celui qui en sait bien jouer.
L'intérêt d'un mari lui prescrit au moins autant que l'honneur de ne jamais se permettre un plaisir qu'il n'ait eu le talent de faire désirer par sa femme.
Faire naître un désir, le nourrir, le développer, le grandir, le satisfaire, c'est un poème tout entier.
Quand deux êtres sont unis par le plaisir, toutes les conventions sociales dorment. Cette situation cache un écueil sur lequel se sont brisées bien des embarcations. Un mari est perdu s'il oublie une seule fois qu'il existe une pudeur indépendante des voiles. L'amour conjugal ne doit jamais mettre ni ôter son bandeau qu'à propos.
Il est plus facile d'être amant que mari, par la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.
La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste.
La femme est un délicieux instrument de plaisir, mais il faut en connaître les frémissantes cordes, en étudier la pose, le clavier timide, le doigté changeant et capricieux.
Les mœurs sont l'hypocrisie des nations, l'hypocrisie est plus ou moins perfectionnée.
L'amour ne révèle ses plaisirs qu'à ceux qui confondent leurs pensées.
Le bonheur en mariage résulte d'une parfaite entente entre époux.
Le mari qui ne laisse rien à désirer est un homme perdu.
L'homme qui entre dans le cabinet de toilette de sa femme est philosophe ou un imbécile.
Si un homme ne sait pas distinguer la différence des plaisirs de deux nuits consécutives, il s'est marié trop tôt.
Dans le mariage, chaque nuit doit avoir son menu.
La femme mariée est un esclave qu'il faut savoir mettre sur un trône.
Un homme ne peut se flatter de connaître sa femme, et de la rendre heureuse, que quand il la voit souvent à ses genoux.
Un mari ne doit jamais s'endormir le premier, ni se réveiller le dernier.
Un homme ne peut pas se marier sans avoir étudié l'anatomie et disséqué une femme au moins.
La femme mariée la plus chaste peut être aussi la plus voluptueuse.
Le mariage doit incessamment combattre un monstre qui dévore tout : l'habitude.
Un mari de talent ne suppose jamais ouvertement que sa femme a un amant.
Un amant ne donne pas seulement la vie à tout, il fait aussi oublier la vie ; Le mari ne donne la vie à rien.
Un amant a toutes les qualités et tous les défauts qu'un mari n'a pas.
La femme est pour son mari ce que son mari l'a faite.
La vertu n'est peut-être que la politesse de l'âme.
Le lit est tout le mariage.
Une femme qui a ri de son mari ne peut plus l'aimer. Un homme doit être, pour la femme qui aime, un être plein de force, de grandeur, et toujours imposant. Une famille ne saurait exister sans le despotisme.
- Avez-vous remarqué, ma chère, que les femmes n'aiment en général que les sots ? - Que dites-vous donc là ? Duchesse, et comment accorderez-vous cette remarque avec l'aversion qu'elles ont pour leurs maris ?
Avec son médecin, une femme honnête est, dans sa chambre, comme un ministre sûr de sa majorité : ne se fait-elle pas ordonner le repos, la distraction, la campagne ou la ville, les eaux ou le cheval, la voiture, selon son bon plaisir et ses intérêts ? Elle vous renvoie ou vous admet chez elle comme elle le veut.
Avec la migraine seule, une femme peut désespérer un mari.
Le sort d'un ménage dépend de la première nuit.
L'amour est la réunion de deux corps et de deux âmes.
Les charmes de la jeunesse sont l'unique bagage de l'amour.
Parler d'amour, c'est faire l'amour.
L'amour est la poésie des sens.
J'admire les gens de lettres, mais de loin ; je les trouve insupportables, ils ont une conversation despotique ; je ne sais ce qui nous blesse le plus de leurs défauts ou de leurs qualités, car il semble vraiment que la supériorité de l'esprit ne serve qu'à mettre en relief leurs défauts et leurs qualités.